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Les 100 qui ont marqué l'Histoire des Girondins... 3ème, Christophe Dugarry

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Ils sont cent. Cent joueurs à avoir marqué l'Histoire des Girondins de Bordeaux un peu plus que les autres, que ce soit grâce à leur classe naturelle, leur fulgurance d'un soir, leurs frasques en dehors des pelouses, le prix de leur transfert, leur talent comique ou même leur serre-tête. Chez Les Girondins a décidé de les classer et de vous les dévoiler de manière décroissante d'ici 2013. Aujourd'hui, place à Christophe Dugarry, le local.



Christophe Dugarry, bordelais de 1988 à 1996 et de 1999 à 2002

Ou la mue d'un p'tit gars de Lormont en jet-setteur ferret-capien.

222769257 smallIl est là, le troisième sommet du triangle magique de 1996, dans lequel figuraient également Lizarazu et Zidane. Duga, c'est le Girondin de naissance. Celui qui rejoint l'équipe première de Bordeaux dès l'âge de 17 ans et devient champion de D2 avec son club formateur en 1992. Grand ami de Zidane, avec qui il lie une amitié tellement forte qu'on dit qu'elle lui permet de faire partie des 22 sélectionnés pour le Mondial 98. Avant cela, en 1996, il élimine le Milan AC grâce à un doublé mémorable, réalisant probablement le plus grand exploit de l'Histoire du club. Deux patates, une du gauche, une du droit, qui crucifient Ielpo et le font sauter à pieds joints sur notre podium, lui, le spécialiste du coup de tête.

Ce jeu de tête phénoménal, domaine dans lequel on ne lui trouve pas d'alter-égo dans l'Histoire des Girondins, symbole de son dévouement sur le pré, Duga l'aura toujours mis au service des autres. Meilleur passeur de Ligue 1 en 1995, il prend toujours plus de plaisir à faire marquer qu'à pousser lui même la gonfle dans les filets adverses. Meilleur exemple, la réussite de Pauleta à Bordeaux que le Portugais doit tout autant à son talent qu'à l'abattage du Lormontais. Un dévouement qui cimente toutes les réussites que Duga construit avec ses différents partenaires d'attaque. L'homme fonctionne à l'affect, celui-là même qui l'empêche d'avoir en club la carrière que son talent aurait mérité. Passé par le Milan AC puis par le Barça, où Van Gaal n'eut aucune remord à le faire jouer milieu défensif, il vit ces deux expériences comme autant d'échecs. Sauvé du désastre barcelonais par Courbis, son ancien coach à Bordeaux, il rejoint l'OM en 1997, avec réussite puisqu'il y retrouve un niveau d'international, soufflant la place à Nicolas Anelka dans le groupe champion du monde 1998. Mais cette signature chez le rival historique des Girondins est un sacrilège pour les supporters bordelais, encore plus quand il revient à Lescure dans la peau du concurrent au titre de champion. Sifflé, insulté, il inscrit le seul but olympien lors de la victoire écrasante des Marine et blanc (4-1) en 1999. Tête basse, il ne peut que constater la supériorité de son  club de cœur.

Devenu bouc-émissaire à Marseille la saison suivante alors que le club est en plein marasme, sauvé d'un contrôle anti-dopage positif par un vice de forme, c'est par les sentiments que Baup le rapatrie à Bordeaux la saison suivante. Quelques semaines après son arrivée au Haillan, il retrouve le Vélodrome pour inscrire un but d'une tête plongeante. Dans les filets de Trévisan, il défie les supporters marseillais, mêlant rancœur et incompréhension envers ses anciens fans. De quoi regagner le cœur de ses partisans bordelais. Il passe quatre nouvelles saisons à Bordeaux, durant lesquels il gagne une Coupe de la Ligue (2002) en faisant briller Pauleta lors de la finale face à Lorient et collectionne les qualifications en Coupe UEFA. Il gagne également sa place dans l'équipe de France championne d'Europe en 2000, malgré un faible temps de jeu.

La crispation se fait sentir lors de ses derniers mois à Bordeaux, dans une effectif en fin de cycle qui transforme le vestiaire en poudrière. Outre une empoignade sévère avec Eduardo Costa, il est probablement l'homme à l'origine du départ forcé du président éphémère Dominique Imbault qui avait osé comparer les joueurs à des sénateurs. l'histoire raconte que Duga découvrit ces déclarations à la lecture de L'Equipe dans le vestiaire et qu'il fonça immédiatement dans le bureau de son président, rapidement remplacé par le revenant Jean-Louis Triaud. Un sanguin, Duga, aussi bien sur le terrain où il devient la proie de ses adversaires et des arbitres, qu'en dehors où il continue de cristalliser les commentaires, comme ceux de Thierry Roland qui le traite d'« assassin » après une frappe ratée lors d'un triste Finlande-France. Un départ en catimini à Birmingham en 2003, qu'il quittera fatigué d'entendre ses enfants pleurer, et une fin de carrière au Qatar achèvent une carrière où ses années bordelaises auront été les plus heureuses.

Depuis, c'est en tribunes de presse ou en plateaux de télévision que Duga officie. Autant apprécié pour son franc-parler que raillé pour son interprétation toute personnelle du règlement, il marque cette nouvelle carrière par un superbe « Allez Marouane ! » lors d'une confrontation d'Avril 2010 entre Bordeaux et Lyon. L'affect, toujours.

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En 1994, Duga égalise à 3-3 d'une superbe volée dans les derniers instants d'un Nantes-Bordeaux complètement fou :


Nantes-Bordeaux 1994, 3-3 par ChezLesGirondins 


Bordeaux-Milan 1996, le match qui fait entrer Duga dans la légende :


En 2002, sur le plateau de Thierry Ardisson :


Dugarry chez Ardisson par ChezLesGirondins

Le reste de notre classement est ici !

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