Bordeaux se déplace ce samedi au
Parc des Princes, avec l'espoir de ramener au moins un nul (nous ne ferons pas de blagues faciles sur les joueurs parisiens, même sur Mendy) de la capitale. Le PSG, malgré de mauvais résultats,
reste à 3 points des Girondins, ce qui a de quoi être inquiétant sur notre parcours jusqu'ici. Depuis l'arrivée de Guy Lacombe et l'énième
changement présidentiel, Paris maintient sa politique d'éternelle crise, ce qui permet de rassurer le fan occasionnel de Ligue 1, c'est agréable de ne pas perdre ses repères. Côté
Marine et Blanc, les blessures s'accumulent et afaiblissent un groupe déjà juste, ce qui amènera Ricardo à composer l'équipe suivante :
>> Dans les buts,
Ramé, encore et toujours capitaine, sera la seule chose stable, à part sur les corners, de l'effectif.
Guy Lacombe explique à Pauleta que Bernard Mendy est
"différent" et qu'il doit être gentil avec lui.
>> En défense, Faubert occupera une fois encore le couloir droit. Il a
réalisé et déclaré que c'était là son poste de formation, le seul soucis est qu'il a retrouvé son niveau d'origine aussi. L'axe de la
défense sera assurée, enfin, assurée est un grand mot, par Henrique et Enakharire. Trémoulinas fera sa première apparition dans le groupe pro,
permettant à Jean-Louis Triaud d'annoncer fièrement avant le match que ce prometteur joueur est la première recrue qui vient renforcer
l'effectif girondin. Quel grand visionnaire que notre Président.
Va falloir que Lacombe arrête de
licencier.
>> Dans l'entrejeu, on retrouvera une version modifiée du désormais fameux losange, dans une version défensive en
somme. Rio tachera cette fois encore de placer la barre haut, mais pas trop, sinon ses frappes rencontreront encore la trasversale. Les côtés
du quadrilatère seront assurés par Ducasse et Wendel, pour permettre aux latéraux d'apporter un soutien offensif sans crainte de laisser des
boulevards haussmanniens dans leur dos. Enfin, Micoud
restera au vestiaire sans passer par la case terrain, ça lui évitera de perdre son temps. C'est donc Fernando qui assurera le poste de meneur
de jeu. C'était ça ou Francia de toute façon.
Vikash Dhorasoo a quand même réussi à
récupérer quelques clichés pour la promotion de Paris foot gay.
>> En attaque, les 2 seuls attaquants encore valides, ou non
suspendus, du groupe seront alignés. Perea sera malheureusement intimidés par la présence de Yepès, qu'il verra comme un Jésus Christ version
post-apocalyptique. Obertan fera étalage de tout sa technique une fois encore en multipliant les dribbles improbables et les mauvais choix
propres à tout joueur de son âge et de son talent.
A cet instant précis,
Lacombe vient de voire la nouvelle casquette de Samy Traoré.
Le fait du match : dès la 3° minute, alors que Guy Lacombe
fulmine contre le mauvais rendement de Dhorasoo (il faudra lui dire un jour qu'il ne peut plus se servir de cette histoire pour cacher ses
capacités de gestionnaire de groupe et d'entraineur), Mavuba récupère dans les pieds de Rothen et transmet à Fernando, qui passe la balle à
Obertan. Ce dernier, en pleine course, réussit à dévier la sphère d'une splendide aile de pigeon laslandienne, la maitrise en plus, sur Perea. Le Colombien, en
pleine génuflexion devant Mario Yepès, voit la balle rebondir sur son crâne, et repartir en arrière. Heureusement, Edouard Cissé, toujours immobile depuis le coup d'envoi, est
là pour lui aussi être frappé par le ballon. Toute cette action était en fait parfaitement préméditée par la nouvelle star bordelaise, qui se
débarasse du marquage de Sammy Traoré et récupère la balle,
exècute une feinte de panenka sur Landreau qui tilte complètement, et marque. Ultime geste technique, Gabriel exécutera une feinte d'enlevage
de maillot à faire rougir le premier Marouane venu, et
tachera d'éviter Henrique venu le féliciter, une côte fissurée, ça arrive si vite de nos jours.
Le PSG c'est tout un état
d'esprit.
C'est avec une joie non dissimulée que nous vous invitons à venir discuter du match sur le forum, ici. |