| Et un, et deux, et trois seaux d'eau ! |
| Ligue 1 | |
| Écrit par Plé, nephtalie, matou, Persil et Donovan | |
| 02-12-2009 | |
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Dans l'humide automne lorrain et face à une de ses bêtes noires, Bordeaux a retrouvé les qualités qui lui faisaient défaut dernièrement, notamment à l'extérieur. Trois buts inscrits, dans le jeu qui plus est, les Girondins retrouvent la première place en donnant une véritable leçon de foot à Nancy. Une victoire belle comme des lumières sous la pluie...
Voir du vrai football, ça fait toujours un choc quand on n'a pas l'habitude
La fiche du match
Ami lecteur, au cas
où tu ne l'aurais pas compris (ce que nous admettons), les joueurs
nancéens sont ici représentés par des boites de bergamotes, une
friandise locale. Tu peux maintenant rire à gorge déployée.
Les buts : Fernando (25ème), Wendel (60ème) et Gouffran (75ème), pour Bordeaux évidemment.
Les cartons : aucun. La classe. Les changements : Ca a remplacé Traoré (57ème), Alo'o Efoulou a remplacé Ayité (57ème), et Malonga a remplacé Brison (71ème), pour Nancy. Traoré a remplacé Gouffran (76ème), Sertic a remplacé Wendel (86ème) et Bellion a remplacé Chamakh (86ème), pour Bordeaux. L'analyse sauvée des eaux Si Laurent Blanc n'a pas, de son propre aveu, eu grand chose à faire pour motiver ses joueurs pour leur match de Champion's league, il n'a pas du avoir beaucoup plus de mal pour ce match face à l'ASNL. En effet, toute personne qui aime le football a envie de voir ce club relégué en L2. Pourtant cette année Nancy ne bétonne plus et ne renie plus le foot, au moins dans l'intention. En revanche, Nancy perd et c'est bien tout ce qu'on leur demande. Le match part sur des bases Bundesligesque et, tour à tour, Dia et Fernando se transforment en Torsten Frings du pauvre, tentant leur chance de loin. Il faut dire que les conditions météorologiques ne favorisent pas forcément les techniciens, même si la suite prouvera que tout est possible tant que le coup de sifflet final n'a pas retenti et que seuls les trois points importent. Dans un 4-5-1 directement reconduit après la probante victoire en coupe d'Europe, les Girondins prennent dès les premières minutes la mesure d'un terrain détrempé. Le ballon fuse (sans pour autant accélérer ) et les Nancéens procèdent en contre tandis que Bordeaux pose, bon gré mal gré, le pied sur le ballon. Grâce a une bonne passe en profondeur de Chalmé, Gouffran, très en jambes, évite le tacle de l'ancien Caennais Lemaître (et non pas de l'ancie Caennais Lonni) et centre alors en retrait. Plasil s'efface intelligemment et laisse la balle filer vers Fernando qui place un intérieur puissant et ouvre le score. Ce match prouve encore une fois que, quand il veut jouer, Fernando est parmi les tous meilleurs à son poste. Les Nancéens tentent de sortir la tête de l'eau mais Tremoulinas et Chalmé régalent Marcel Picot de tacles planussiens. Au final, hormis une occasion sur un débordement côté droit de Lotiès et une reprise imprécise de Floyd Ayité, Bordeaux n'est pas mis en danger pendant la première mi-temps. La deuxième période est elle aussi dominée par les Girondins alors que Dia essaye de faire fructifier les rares possessions de balle nanceéennes. A l'heure de jeu, Wendel, qui nous avait fait le coup jussiesque de la disparition, réapparait et, après un slalom enchainé avec un crochet intérieur, pique tranquillement son ballon et marque un but magnifique. Le break est fait et Nancy semble (enfin) se réveiller, Dia, après un premier essai manqué pour cause de flaque, adresse un bon centre a Hadji qui reprend de la tête au six mètres. A côté. Bordeaux tient tout de même le ballon. Gouffran, généreux, décide d'achever la bête blessée et, sur une excellente transmission de Plasil, l'ancien Caennais croise sa frappe et attrape l'intérieur du poteau. C'est là une juste récompense pour un joueur qui s'est beaucoup dépensé lors de ce match. En fin de match, Chamakh tentera de rééditer le geste de Wendel, sans succès. Dégouté, Lolo le remplace par le toujours sémillant David Bellion qui, lui, ne manque jamais de lever son ballon. Le match se finit alors relativement tranquillement, devant un Pablo Correa semble-il ravi de s'être pris une branlée.
-Feuille, j'ai gagné.
-Ouah l'autre hey, on avait fait puit !
-ça existe pas puit, alors du calme les jeunes, on respecte le monsieur.
"Il faut jouer pour devenir sérieux", Aristote
72 heures après un gros match de Ligue des Champions, sur un terrain boueux au possible, sous une pluie battante, face à un adversaire habituellement solide en défense et en l'absence de leur meneur de jeu, on aurait pu comprendre que les Bordelais se laissent aller à la facilité et passent le match à balancer des longs ballons pour la crête de Marouane Chamakh. La tentation aurait pu être forte, mais c'est par le jeu que les champions de France ont décidé de se sortir du bourbier lorrain. C'est remarquable et cela vient un peu contredire la thèse selon laquelle les niveaux sont nivelés, justement, lorsqu'un match a lieu dans pareilles conditions. Dribbles, débordements, dédoublements, le onze girondin a joué comme à l'accoutumée, et même mieux que dernièrement, en dépit d'un terrain à la limite du praticable. Les Bordelais ont écrasé la rencontre de leur supériorité technique et se sont parfois livrés à une démonstration, devant des Nancéens plus spectateurs qu'acteurs. On dit souvent que le salut passe par le jeu, et Laurent Blanc tente de le démontrer depuis deux ans. On en a eu une nouvelle fois la preuve ce dimanche, au moment où l'on s'y attendait le moins. Ça fait plaisir. La déclaration du mec qui se prend un peu pour Mathieu Chalmé "Je suis d’abord très heureux de retrouver mes potes. Ensuite, Bordeaux, c’est mon club et cela le restera. Je suis originaire de là-bas et j’ai disputé les trois quarts de mes matchs avec le maillot des Girondins. Mais que cela soit Bordeaux ou Boulogne, il n’y a toujours que trois points en jeu", Florian Marange. Les Remarques à la con - Il parait que le soleil se lève à l'Est. Il parait. - Pablo Correa se prend un 3-0 domicile et il a le sourire à la fin du match. Les Girondins de Bordeaux sont une formidable raison d'être heureux. - Quand les commentateurs disent que Wendel n'est pas waterproof, ça nous fait gentiment sourire... Mais c'est pas une raison pour refaire la vanne tous les quart d'heure ensuite. - Quelqu'un pour nous dire pourquoi Fernando peut être si bon quand Gourcuff n'est pas là ? Il boude ? Yoyo lui a piqué son goûter ? - Il paraît que le glamour en foot, c'est Laurent Blanc... Ouais, sinon y'a Charlize Theron qui présentera le tirage au sort de la coupe du monde vendredi soir. Fais ton choix, jeune.
"Ouah pas mal la simulation... T'as appris ça où ?"
L'élection du MVP
C'est un plébiscite ! Avec 42% des voix, Mathieu Chalmé est élu MVP du match historique contre la Juventus. Il devance largement Chamakh (29%) et Plasil (25%). Sus aux esprits chagrins, il a été décidé qu'aucun joueur ne serait désigné LVP pour cette rencontre. Faut pas déconner. Le tableau des performances Suite à un léger problème technique, nous ne sommes pas en mesure de vous livrer le tableau tant attendu cette semaine. Si tout va bien, il sera de retour lors du prochain match. La journée de L1 Lyon et Lorient tenus en échec, Auxerre et Marseille battus, des Montpellierains grippés, il n'en fallait pas plus pour que la victoire bordelaise suffise aux Girondins pour reprendre la tête du championnat, même si la marge est faible. Du côté de la France d'en bas, Le Mans, Boulogne et Grenoble commencent à avoir une belle allure de charrette et sont distancés par un ventre mou plutôt énorme, qui s'étend, en gros, de Toulouse (9ème) à Saint-Etienne (17ème) |
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