Mondial 2010 sans vuvuzela
V-Project
Le slogan le plus classe
 
0+0 = la tête à Modesto
Ligue 1
Écrit par Plé, Totogne, Matou, Nepthalie et Tias   
16-03-2010
Une dynamique pourrie + 1 milieu relayeur en défense centrale - 3 titulaires au repos - un Coréen, le tout à la racine carrée de Bellion en pointe, est égal à ? Un match ennuyant... Mais une analyse passionnante grâce à la rédaction d'élite de ChezLesGirondins.com


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"Laissez moi chercher encore un peu,
je suis sûr que c'est par là que j'ai paumé mon réalisme.
"


La fiche du match

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Buts : Circulez, y'a rien à voir.
Cartons jaunes : Mongongu (18e) et Haruna (62e) pour Monaco. Diarra (62e) pour Bordeaux.
Remplacements : Les trois fantastiques Chamakh, Gourcuff et Jussiê à la place de Sertic, Wendel et Bellion (68e). Sagbo par Maazou (73e) et Haruna par Coutadeur (74e).


L'analyse

Après une journée comme celle-là, on se dit que Laurent Blanc a gagné son pari. Au coup d'envoi de ce Monaco-Bordeaux, la vue de son onze de départ nous rappelle son dernier remaniement d'effectif important : cela s'était soldé par une défaite 3-1 sans discussion possible (ou presque) sur le terrain de Saint-Etienne. Cette fois, les adversaires des Bordelais les ont accueillis assez cordialement à en juger des 90 minutes soporifiques auxquelles on a eu droit.
Il faut dire qu'avec l'absence de Park, étonnemment remplacé par Sagbo alors que l'on attendait Maazou, les Monégasques étaient privés de 50% de leur force de frappe. Les 50% restant (Nenê) s'exprimant au mieux lorsque le Coréen est sur la pelouse, la charnière centrale Fernando-Ciani a passé une soirée plutôt tranquille, ne se mettant généralement en difficulté que sur des erreurs de son fait. A sa décharge, et à celle de tous les attaquants de la SM, les Bordelais ont eu la bonne idée d'utiliser cette rencontre pour retrouver un semblant de bloc-équipe. Bien disposés devant un Alou Diarra bien en jambes, les quatre milieux bordelais se sont attachés à assurer un repli défensif efficace, sans doute pour éviter de laisser trop à découvert une défense inédite. Seul en pointe, David Bellion a logiquement erré pendant une bonne partie de la rencontre avec un rôle "à la Chamakh" qui ne lui sied guère.
L'entrée du Marocain, combinée à celle de Gourcuff et Jussiê, a réveillé un peu tout le monde en fin de rencontre. Les trois hommes ont donné du tonus aux huit autres Bordelais qui ont tenté quelques sorties ce qui a offert des espaces à Maazou, entré lui aussi en jeu. Mais des deux côtés, Carrasso et Ruffier se sont montrés irréprochables. Bordeaux prend un point sans prendre de but. L'efficacité, il faudra la retrouver mercredi soir face à l'Olympiakos. De quoi lancer la fin de saison face à Lille trois jours plus tard. Ou pas.

 
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"Je regardais le match tranquille, et là ma bite elle est sortie,
avec son bonnet et tout, pour voir Néné. Elle adore le foot ma bite."
 

Equipe bis ?

Tous les fins observateurs de la vie footballistique française l'ont dit, Bordeaux jouait sans Chamakh, Gourcuff et Chalmé. C'est un peu vite oublier Planus (blessé).
Plus que les absences, ce sont les présents qui font penser à une équipe bis. Fernando en défense centrale, Sané à droite, Sertic à la baguette, Gouffran et Bellion devant. Dès la divulgation de la feuille de match, nous aurions signé des deux mains pour un résultat nul (et signer des deux c'est vachement difficile, n'essayez pas chez vous c'est un truc de professionnels) et les déclarations d'après match confirmèrent que c'est ce que les Girondins étaient venus chercher. Cependant, la physionomie du match peut laisser des regrets, les Marine-et-blanc ont eu le bon goût de ne pas être à la hauteur en première période afin de permettre à Laurent Blanc de resserrer les boulons, le scénario inverse face à Auxerre ayant été fatal.
Sertic, Gouffran, Bellion, même Sané et dans une moindre mesure Fernando (souvent titularisé) sont des doublures de grande classe et on aurait peut-être aimé que Laurent Blanc leur donne des consignes plus offensives. En réalité, il semble que le jeu fut de se rassurer défensivement avant de faire rentrer les trois fantastiques (Gourcuff, Chamakh et le cousin de Jussiê) pour déstabiliser l'adversaire. Un "coup" psychologique malheureusement insuffisant sur la longueur et quitte à jouer au bluff, Cavenaghi aurait peut-être eu un profil plus imprévisible que le Brésilien. Il est probable que cette tactique aurait fonctionné à une autre période de l'année, alors que l'équipe se portait mieux.


Def Jam

Pour pallier l'absence de Chalmé (mis au repos avant le match de Ligue des Champions mercredi), Laurent Blanc a décidé de mettre Sané sur le côté droit de la défense, laissant une place libre pour remplacer Planus (blessé). Cependant, plutôt que choisir un Henrique en manque de rythme (et catastrophique contre Montpellier), le coach a choisi de replacer Fernando en défense centrale.
Le bilan n'a pas été bon, Fernando confirme après ses piges en sentinelle qu'il n'est pas fait psychologiquement pour assurer un rôle exclusivement défensif. On l'a senti perdu et Ciani lui-même semblait chercher ses repères. Sané avait un profil plus défensif que Chalmé à droite, il a eu à coeur de bloquer les offensives de Nenê, mais cela n'a pas suffit à masquer les limites de son apport offensif. En point d'orgue son ultime centre raté en toute fin de match. Planus absent au moins jusqu'à la fin du mois, ce bilan renforce l'incertitude sur la charnière centrale de Bordeaux pour les échéances à venir. Sané ne convainc pas vraiment, Henrique ne semble plus avoir sa chance, lui qui a pourtant rempli ce rôle de nombreuses fois la saison passée, Fernando n'a pas l'air fait pour le poste (quoi que cela soit encore source de débat) et les anciens que sont Jurietti et Placente ne semblent même plus des solutions envisageables pour Laurent Blanc.


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2 hommes et un roux fin
.


L'objet insolite du match

Si on vous dit "Guy Lacombe" et que vous êtes normalement constitués, vous devez répondre "moustache, pull moche, coupe de cheveux pourrie". Bien. Mais si l'on regarde attentivement, des entraineurs avec des pulls vieux et laids, il y en a à la pelle en L1. On ne va pas citer de noms mais le choix est grand. Idem pour les coupes de cul. Non, ce qui fait du gars Lacombe un coach à part, c'est sa légendaire moustache.
Interrogeons le wiktionnaire à ce sujet : "Nom féminin, du bas grec ((Georges)moustaki) désignant la lèvre supérieure, poils qui poussent au- dessus de la lèvre supérieure". Pas de doute possible, c'est bien de cela dont il s'agit chez Guy Lacombe (bien que la piste de l'animal venu se nicher là et qu'on n'arrive plus à déloger reste plausible).
Bref... Si Lacombe s'obstine à porter la moustache c'est parce qu'il y est contractuellement obligé, comme Robert Pirès quand il arborait cette barbiche ridicule qui lui faisait vendre des shampooings. Sauf que là, c'est la Ligue qui oblige Guy à porter le poil long. En effet, Frédéric Thiriez, expert ès moustakos, estime que ça le rend sexy et que c'est un argument marketing parfait pour attirer les femmes au stade. Soit.
Les pauvres n'ont pas encore compris que l'expression "Ein Kuss ohne Schnurrbart ist wie Suppe ohne Salz" (Un baiser sans moustache est comme une soupe sans sel) est dépassée depuis près d'un siècle... (D'avance, merci à Denis Troch de ne pas contacter la rédaction pour se plaindre de ce texte)


Notre forum est formidable


Trasrom : Voila quelques temps que la même idée me revient concernant la situation délicate actuelle des Girondins. Je me demande si l'équipe ne subit pas le contre coup de la pression qu'inflige le statut de favori en Champions League. Je m'explique.
Jusqu'à présent Bordeaux n'était pas attendu, et sa position d'outsider, aux côtés de La Juve et du Bayern, lui permettait de jouer en toute décontraction. Or depuis son excellent parcours de l'automne passée, et le tirage "facile" des 1/8èmes, les Girondins sont dans l'obligation de passer en 1/4 de finale. Dans le cas contraire, cela s'apparenterait à un énorme échec. Cette situation est d'autant plus renforcée par la qualification de Lyon aux dépens du "Grand" Real Madrid.
J'ai donc la sensation que si Bordeaux se qualifie pour les 1/4 de finale et tombe alors contre un adversaire prestigieux, la chape de plomb qui entoure les joueurs explosera, et l'on retrouvera des esprits libres et frais. Dans le cas d'une élimination de la Ligue des Champions, le pire serait par contre à craindre.
Enfin, cette emprise psychologique est à cumuler avec la situation affligeante du choix de carrière de Blanc, qui entraine forcément réflexion chez les joueurs. En conséquence, si Bordeaux souhaite conserver son titre de Champion de France, il a tout intérêt à se qualifier en 1/4 de finale de Champions League, et à vite gérer le cas de la succession/prolongation de Blanc au poste d'entraineur, sous peine de reproduire les éclats psychologiques de Lyon et de l'OM de l'an passé.



Le palmarès de notre forum

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Le reste de la L1

Heureusement pour Bordeaux, les autres équipes stagnent aussi en tête. Montpellier et l'équipe de la petite tarlouze se neutralisent, Lyon fait le même score qu'en C1 (moralité, Saint Etienne, c'est équivalent au Real), Marseille fait 1-1 contre Toulouse et un superbe but de Machado. Seul Lille profite de la journée pour prendre la 4ème place après sa victoire à Grenoble. Le reste, c'est le ventre flasque ou la relégation, donc on s'en fout un peu pour tout dire.



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