• 24 juillet 2008

    Le Président annonce une grande réforme de la défense (AFP)

    Non mais il est déjà parti Jemmali.
     

  • 24 juillet 2008

    Foot - transfert : le buzz du jour (l'équipe.fr).

    Un Hollandais sur les tablettes ?

  • 23 juillet 2008

    Marange n'écarte rien (F365).

    et relance dans l'axe, ce couillon !

  • 23 juillet 2008

    Un autre enfant oublié par ses parents dans la voiture (AFP).

    N'oubliez pas Ducasse au fond du bus !

  • 11 juillet 2008

    Mathieu veut aller au clash (léquipe.fr).

    Punk's not dead !

À découvrir 
Le blog de Pierre Ducasse

Fil RSS Chez les Girondins

Les fils RSS de ChezLesGirondins

Monaco - Bordeaux : après-match

Ligue 1
Écrit par Rédaction Chez Les Girondins   
21-02-2008
Avant de jouer le match de dimanche soir en principauté, Bordeaux connaissait les résultats de ses adversaires au classement, hormis Marseille. Lyon et Nancy avaient perdu, Nice avait fait match nul. L'occasion de distancer des nancéens, et de se rapprocher de la première place semblait trop belle, pour un Bordeaux habitué ces dernières saisons à souvent rater le coche dans ce type de situation. Le match en lui-même, contre l'équipe coachée par Ricardo, trois jours après une pénible défaite à Anderlecht, n'avait rien pour rassurer. Et pourtant...
Composition relativement classique côté aquitain, depuis janvier et les blessures de Fernando et Planus. Ramé dans les buts, Henrique – Diawara, Jurietti à gauche (Trémoulinas doit se ressentir encore des coups contre Metz, et Blanc a du prévoir l'intensité physique de l'opposition), Chalmé à droite. À la récupération, du classique encore, Diarra principalement, Wendel à sa gauche, Alonso à sa droite. Enfin, Micoud en meneur de jeu, derrière le duo de championnat Bellion-Dieu. Côté monégasque, un 4-4-2 plus classique, avec Berthod sur la gauche du banc.

D'entrée de jeu, les duels sont durs, Cufré imite Henrique niveau finesse, Diego Perez (vilain coup de coude sur Alonso à la 40°) et Leko ne sont pas connus pour leur calme. La première action dangereuse, via Piquionne, intervient à la 18° minute. Peu à peu, les Bordelais s'installent dans la partie, et monopolisent le ballon. Une frappe de Dieu qui s'écarte du second poteau, puis 2 tentatives d'Alou Diarra sur corner, sans grand danger.

Ce dernier quart d'heure laisse présager de bonnes choses, mais de là à envisager la seconde mi-temps girondine, il y a un pas pour lequel le dernier pari à la con n'aurait pas été tenté. La réussite offensive, 6 buts en 45 minutes, est évidemment remarquable. Micoud a sorti son meilleur match depuis son retour, Dieu enchaîne, et même Chamakh et Obertan transforme leurs occasions.
Point remarquable, la victoire tactique. Le 4-4-2 copyrighté Jacquet'98, 3 milieux déf, 1 meneur de jeu, fonctionne. Il n'aura pas toujours le même résultat, mais Micoud retrouve une aisance dans le jeu dont il ne bénéficiait plus depuis son départ du Werder. Si en plus il se met à produire des prestations de cette qualité, cela laisse augurer du meilleur pour la fin de saison. Bien sûr, le déblocage du score par Dieu aide Monaco a sombrer, encore plus après l'expulsion de Perez (c'est con de jouer sans milieu défensif), bien sûr, Roma n'est plus un as (notamment sur les buts de Dieu, et celui de Chamakh). Mais tout ça ne doit pas remettre en cause la performance bordelaise.

Ce qui nous conduit tranquillement à un petit point de l’Olympique Lyonnais. Il faudrait éplucher les archives pour retrouver un Lyon avec si peu d’avance à 13 journées de la fin. D‘ordinaire, l’unique lauréat des années 2000 a déjà gagné son titre à la trêve et finit en roue libre après s’être encore fait sortir en ¼ de la Ligue des Champions. Cette année, jamais Lyon n’avait été aussi contesté. Au classement bien entendu, mais également dans le jeu. Déjà 6 défaites au compteur (contre 5 sur tout l’exercice précédent), plus que Bordeaux ou Nancy, des victoires ou des nuls arrachés dans la douleur là où le rouleau compresseur rhodanien mettait tout le monde d’accord.
Faut-il croire au titre ? Eh bien si Bordeaux n’y croit pas maintenant, jamais aucune autre équipe en France ne pourra y croire.

Ce qui ne veut pas dire qu’il sera aisé d’aller coiffer Lyon sur le poteau. Après un gros match comme celui-ci, il est facile de prendre le boulard et de porter un costume encore trop grand. Il ne faut pas oublier que selon toute vraisemblance, Lyon va se faire éliminer très tôt cette année en C1 et qu’ils auront tout loisir de se concentrer à 100% sur le championnat. Il faudra donc être fort, très fort même. Cela dit, Laurent Blanc semble avoir trouvé depuis quelques matchs sa formule gagnante avec 18 points sur 21 possibles, un Cavenaghi révélé, un Micoud ressuscité et une infirmerie qui tend à se vider. Il faut donc jouer le coup à fond, penser et avouer ouvertement que Bordeaux joue le titre et tout faire pour s’en donner les moyens. Au pire, qu’est-ce qu’il y a à perdre ? En jouant la gagne, c’est la meilleure façon de s’assurer au minimum une place sur le podium. Que le club s’affirme et cesse de la jouer petit bras !
Les boys :

Ramé : vrai que faire un match face à Piquionne ça n’aide pas les gardiens à briller tant il cadre aussi souvent qu’un triplé de Bakayoko. Une ou deux bonnes interventions et il a pu regarder ses potes s’éclater en seconde période en lisant l’Equipe.

Chalmé : Nenê lui a posé quelques soucis sur l’aile, mais globalement il a su bloquer son flanc droit. En dépit du score fleuve il a été moins offensif que d’habitude.

Jurietti : un match pour lui, même si la violence de l’adversaire l’aurait fait passer pour un télétubbie. Au contraire de Chalmé, il a apporté un plus offensif comme sur l’ouverture du score qui le gratifie enfin d’une action aboutie sur son aile gauche.

Henrique : gros combat que fut ce match pour lui, mais il n’a pas fait sa flipette et il a répondu présent. Convaincant dans les duels, mais trop juste dans ses relances. L’intensité du match l’a sans doute empêché de jouer plus sereinement.

Diawara : non, cette fois-ci pas de boulette qui coûtent des points. Un match sans accroc avec quelques bonnes interventions Ses oublis face à Anderlecht lui ont peut-être servi de leçon.

Diarra : pas aussi flamboyant que face à Metz, il s’est contenté de faire le boulot comme il sait parfaitement le faire. Deux occasions dangereuses à son actif, il a permis à Micoud de jouer libéré.

Micoud : on pourra trouver toutes les explications du monde, reste que Micoud a sorti ZE match depuis qu’il est de retour en Gironde. A l’image de son équipe il a fait une première mi-temps moyenne mais a éclaboussé de sa classe la seconde période. Deux buts, une passe décisive, des tacles rageurs, des inspirations lumineuses (comme sa feinte de corps sur le premier but)… bref, du grand Micoud comme on l’attendait… depuis 18 mois. Ouf. L’homme du match, assurément.

Alonso
: un peu en-dessous de ses camarades de l’attaque il pêche peut-être un peu physiquement. Remuant, travailleur, mais un peu absent finalement pendant les actions de buts. Remplacé par Ducasse qui a livré l’ultime passe décisive du match. Comme quoi…

Wendel : c’est l’homme de l’ombre, le besogneux. Ce mec est indispensable. Précieux dans la conservation du ballon, acteur sur tous les buts, utile sur les coups de pieds arrêtés… sans éclat, mais il est partout, tout le temps et il fait super bien son boulot.

Bellion : on peut regretter que quand son équipe colle 6 fiches, on ne marque pas. Mais on peut ne pas marquer et réaliser un bon match. Il offre sans conteste la profondeur et la variété dans les contres, il redouble d’efforts et d’énergie sur tout le front de l’attaque. Quelque peu éclipsé par son compère argentin, il a tout de même réussi peut-être le plus beau geste de la partie avec cette passe magique pour le second but de Cavenaghi.
Remplacé par Obertan qui a lui seul symbolise la réussite bordelaise avec cette frappe qui à 0-0 serait parti dans les nuages.

Cavenaghi : bah encore deux pions. Est-ce la peine de s’attarder sur lui au risque d’être très en-dessous de la vérité en abusant de tous les superlatifs du monde ? Ce mec est un génie et s’il garde ses genoux intacts c’est lui qui va nous filer le titre.
Remplacé par Chamakh qui revient bien après la CAN en marquant un but de renard, lui qui fait plutôt penser à un girafon.



Votez pour cet article :
Wikio !Facebook!Del.icio.us!Technorati!
Commentaires
Ajouter un nouveau
genepi  - 6 fiches unders   |21-02-2008 18:55:22
Nalyse pointue, que ça fait du bien un match comme ça ey Mar1 et
le Girafon ça ferait un bon film de Disney ça :-)
Jack   |21-02-2008 19:33:12
excellente nalyse. Par contre on a plus le droit aux images
légendées ? :masta:
Matou   |21-02-2008 20:22:19
pas eu le temps pour les tofs.
Ecrire un commentaire
Nom:
Email:
 
Website:
Titre:
 
Saisissez le code que vous voyez.
 
< Précédent   Suivant >