| Aulas Ô désespoir |
| Ligue 1 | |||||||||||||||||||||||||||||
| Écrit par Plé, Vincent, Sakaricard, Barbu méchant, Nephtalie et Matou. | |||||||||||||||||||||||||||||
| 17-12-2009 | |||||||||||||||||||||||||||||
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Si la saison passée n'a pas suffi à faire passer le message, le match de dimanche soir est une nouvelle preuve. Lyon n'est plus le boss du championnat. Sans s'avancer sur le classement final, on peut tout de même conclure que le club aux 7 titres consécutifs va devoir montrer autre chose pour concurrencer Bordeaux ou Marseille (faut pas les enterrer trop vite eux).
Loin de l'image d'aigri qui lui colle à la peau,
Aulas sait jouer de l'auto-dérision.
Par contre Jean-mi, c'est pas 7 mais 8 points d'écart.
Le but : Chamakh (86ème).
Un sommet du championnat entre 2 des équipes favorites pour le titre ça
donne quoi ? Ça donne un match engagé, physique, disputé avec
l'intensité de la Champions League. Un de ces matchs où on met chacune la sienne sur la table, pour voir qui c'est qu'a la plus grosse. Pas de match PES2010 avec 10 buts dimanche soir, mais une belle
opposition entre la meilleure attaque et la meilleure défense.
Bordeaux cette année c'est seulement 10 buts encaissés, et déjà 9 matchs où le but bordelais est resté inviolé. Et ce n'est pas la blessure de Ciani à l'échauffement qui pertubera la machine défensive girondine. Sané, 22 ans et aucun match de ligue 1 va s'y coller. Oui oui, aucun match et il va devoir se coltiner Lisandro, vous avez dit baptême du feu ? Des débuts difficiles avec 2-3 hésitations qui auraient pu coûter cher et c'est Lyon qui prend le match à son compte, exerçant un pressing très haut, et mettant un engagement à la limite et parfois au-delà. Un tête bien captée par Carrasso, une action conclue par un tir au-dessus avant d'être Barthezé tel Ronaldo en 1998, Lisandro est dans tous les bons coups. Mais voilà, Lyon n'a visiblement que 2 joueurs qui ont le droit d'attaquer, Pjanic et l'Argentin. Bastos et Kallström sont confinés aux travaux forcés : empêcher les latéraux bordelais de prendre le couloir. On ne verra donc jamais l'équipe lyonnaise construire une véritable offensive lors du reste du match. Et les Girondins dans tout ça ? Ils essaient dans un premier temps de répondre au défi physique imposé par l'équipe de Claude Puel. Défi que l'arbitre de la rencontre sanctionnera de 3 cartons jaunes pour les Gones contre 1 seul pour le capitaine Alou Diarra. Niveau offensif, Wendel a oublié ses petits copains au centre dès la deuxième minute, deux têtes de Chamakh bien captées par Lloris, c'est tout. Face au pressing lyonnais, le milieu bordelais souffre pour remonter le ballon rapidement. Transmissions trop lentes, gestes inutiles, Gourcuff est l'illustration parfaite des maux de son équipe. Heureusement, Chamakh se bat aux avant-postes pour permettre à son équipe de remonter et obtient beaucoup de coups-francs malheureusement mal exploités. La mi-temps intervient sur un score de 0-0 et l'on sent qu'il y a la place pour ramener quelque chose de ce déplacement. Dès la reprise c'est un autre match qui commence, le pressing lyonnais est moins intense (volonté de Puel ou bien manque de fraîcheur physique ?) et petit à petit Lyon abandonne la possession du ballon aux visiteurs. Bordeaux n'en demandait pas tant et fait circuler la balle, les latéraux sont régulièrement alertés et le danger se rapproche. On voit les Lyonnais sans solution s'en remettre au jeune Gonalons, qui tente une frappe de 25 mètres. Ce sera la seule intervention chaude de Carrasso. Entre temps, on aura eu droit au coaching audacieux de Laurent Blanc (qui fait entrer 2 joueurs percutants face à des Lyonnais fatigués) et celui beaucoup plus opaque de Claude Puel qui sort Pjanic très bon jusque là pour faire entrer un Bafé Gomis qui restera invisible. Bordeaux squatte la moitié de terrain lyonnaise notamment par l'intermédiaire d'un Jussié en forme. Malgré une plus grande maîtrise et sans être mis en danger les marines et blancs ne trouvent pas la solution face à des Lyonnais limités mais accrocheurs. Dans un tel contexte, le sauveur s'appellera Marouane Chamakh. De l'avis de tous, ce joueur serait capable de marquer un but avec la bouche de 25 mètres mais est incapable de mettre un plat du pied du gauche au point de pénalty. C'est donc fort logiquement qu'il vendange une offrande de Jussiê à la 78ème mais qu'il s'arrache et s'envole pour marquer un but improbable à la 86ème après une action collective remarquable. Action initiée par Jussiê, relayée par Trémoulinas, poursuivie par Chamakh pour Gourcuff qui s'arrache malgré un état de fatigue avancé pour redresser le ballon vers "Chameau" qui envoie le ballon au fond, enfin pas vraiment, juste derrière la ligne en fait mais ça suffit. Bordeaux est bien le patron, car à la fin d'un match intense et âpre Lyon se retrouve à 8 points, et Cris réclame du changement. L'entraîneur peut-être ?
La déclaration qui va nous faire marrer longtemps :
« On avait cinq objectifs cette saison : passer le tour préliminaire de la Ligue des champions, battre Saint-Etienne pour la énième fois, se qualifier pour les 8es de finale de la C1 et proposer du spectacle. Les trois premiers ont été réalisés. Et le cinquième objectif, c'est de battre le champion de France, Bordeaux : vous n'avez plus longtemps à attendre.» Jean Michel Aulas. A-t'on besoin de rajouter des commentaires à ça ? A-t'on besoin de souligner à quel point le président lyonnais est ridicule ? Faut il vraiment démontrer combien son club gagnerait à faire profil bas pour gagner en sympathie ? Nan, pas besoin.
"Bon Escalettes, tu le débauches quand Blanc? Ça urge là."
On pouvait croire que Lyon devait essayer de gagner ce match, pour
les points, pour le prestige, pour l'honneur, le cinquième objectif...
Que nenni, l'équipe de Claude Puel a délivré une prestation insipide,
défensive mais sans la malice d'un euro Grec, juste fébrile, couard.
Les joueurs se seraient-ils mis trop de pression ? A entendre les hurlements hystériques du coach Lyonnais sur le banc, nul doute qu'il s'agissait presque là d'une consigne de match : ayez peur, soyez fébriles, agressifs inutilement. Ainsi a-t-on vu des coups portés, des dégagements absurdes comme cette bicyclette de Cris et une inefficacité offensive due à des Lisandro et Pjanic trop isolés pour se sortir de la nasse bordelaise, cette presque défense à 5 avec Diarra en renfort. La deuxième mi-temps a commencé sur les même bases, la charnière centrale se sentant heureusement plus à l'aise mais pour le reste, les latéraux ne montent pas et Kallstrom et Bastos ne sont que les ombres d'eux-même. Bastos qui était pourtant si étincelant sur le côté gauche à Lille et qui semble ici perdu sur son côté droit. Il faut dire aussi que dans cette configuration, et alors qu'il ne lui est pas demandé de monter pour repiquer dans l'axe, sa pâte gauche inversée ne lui est d'aucune utilité. Le Suédois, lui, est à son poste de prédilection. Puel fait donc sortir celui qui avait le plus d'excuses pour faire rentrer Delgado, du poste pour poste. Certes, ce choix n'est pas choquant, surtout qu'à 0-0, il n'y avait pas urgence à changer le dispositif, mais il était loin d'être audacieux. La suite des évènements montrera que c'était loin d'être judicieux aussi. En attendant les seconds ballons, ou des situations de contre (là où un Bastos aurait servi), Puel a sacrifié l'animation d'équipe pour une solidité voulue (chose compréhensible après le nul contre Marseille ou les 4 pions pris à Lille). Ainsi, le suivant sur la liste des victimes est Pjanic, le seul joueur a même de faire des passes à Lisandro et apporter le danger dans la surface bordelaise cède sa place, non sans signaler son mécontentement, à Gomis, un joueur qui a typiquement besoin de recevoir des ballons. Inutile de demander qui pourra lui en fournir, il n'y a pour ainsi dire personne. Et la suite suivi, Bordeaux s'enhardit de plus en plus, et Lyon craqua.
Nos remarques à la con :
- Bastos vendu 14 millions à Galatasaray c'est presque fait.
Le joueur par joueur de cheznous :
Carrasso : Après sa Barthez sur
Lisandro, il n'a rien eu à faire si ce n'est repousser acrobatiquement
la frappe de Gonalons. Vous aurez noté le balancement de jambes façon
Jérémie Janot.
Pas évident la vie sans trône...
Waiting for Loulou :
La journée de L1 : |
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