Lens, les grandes eaux, Pierre Bachelet et Toifilou |
| Ligue 1 | ||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
| Écrit par Kasta et Chuck Norris | ||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
| 20-05-2008 | ||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
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Lens, c’est un club qu’on voudrait aimer. Un stade à l’anglaise, pas dégueu, des couleurs sang et or qui donnent leur éclat aux tribunes qu’anime un public chaud bouillotte, des frites aussi réputées qu’un kebab stambouliote, et la légendaire sympathie des Ch’tis. Oui, Lens est un club qu’on voudrait aimer, comme la bonne épouse, fidèle et attentionnée, gentille, quoi. Oui mais non. Parce que finalement, on se fait chier. On a beau essayer, on peut pas. Ça groove pas. T’as du beat, régulier comme la pluie qui tombe en continu sur les toits couverts d’ardoise, mais pas de syncope, (sauf quand tu picoles). Ici la star, c’est le peuple, et le peuple, c’est Pierre Bachelet. On a fait mieux comme flow. Mais ça fait rien, on est beau joueur, on crachera pas sur les tombes. Et puis quand même, Lens, c’est un club qu’on aimerait pas voir descendre en Ligue 2. Alors, au moment de se rendre à Bollaert, on se dit dans une formule lapidaire : « ça va être sympa » comme pour mieux se convaincre que Bordeaux a une chance de finir champion, que Lens ne va pas descendre, que les frites ne seront pas trop mouillées, et que finalement, on aime bien Pierre Bachelet.
Le match (attention, poncifs) : Bordeaux se présente avec son équipe type moins Micoud et Henrique. Pierre Ducasse, désormais réputé pour sa frappe robertocarlosesque est donc titulaire aux côtés de Fernando, Souleymane et Planus se partageant l’axe défensif. Avant même que M. Chapron ne donne le coup d’envoi, le nombreux public bordelais apprend par oreillette interposée que Lyon mène déjà à Auxerre. La loose. Qu’importe la douche froide, pourvu qu’on ait l’averse. Et ça tombe bien. Les supporteurs chantent en chœur sous un déluge. Le début de match est conforme aux prévisions de Laurent Blanc, Lens démarre tambour battant, les occasions pleuvent, et la machine bordelaise est en mode essorage. Toifilou se démène, multiplie les tentatives, tout comme Belhadj ou Mangane mais leurs bonnes intentions échouent par maladresse ou précipitation. Grâce au ciel. Au sortir du premier ¼ d’heure, Bordeaux est à la peine, mais parvient peu à peu à dégager quelques contres prometteurs. Cavenaghi, dans un premier temps, puis Chamakh se montreront trop imprécis pour inquiéter Runje, mais le ton est donné, Bordeaux pointe le bout du nez. A la demie-heure de jeu, les intentions lensoises ne sont plus que formelles, tant Bordeaux maîtrise le jeu. Lens est fébrile, et recule. D’autant que leurs désormais rares offensives se soldent par des échecs retentissants, comme cette reprise complètement manquée de Toifilou Maoulida, pourtant seul à 3 mètres du but, ou encore sur une passe en retrait de Rémy mais que Toifilou cafouille une nouvelle fois en confondant vitesse et précipitation. Décidément, c’est dans l’air du temps. Côté bordelais, après un but refusé pour hors-jeu après un bon service de Chamakh pour Cavenaghi, Ducasse puis Chalmé tenteront leur chance mais leurs frappes puissantes déserteront le cadre. A l’approche du coup d’envoi de cette deuxième mi-temps, le public sang et or reprend en chœur la chanson s’échappant des Hauts-parleurs, Pierre Bachelet, les corons, le cœur d’une région à l’unisson. C’est beau. Mais le temps est toujours pourri, et on se les pèle sévère. Le Nord, c’est mieux en chanson.
Une dernière occasion lensoise, un but refusé pour hors-jeu sur une tête de Toifilou, et les supporteurs sang-et-or peuvent commencer leur contestation en bonnet difforme. Fumigènes, envahissement de terrain, les CRS déploient leur cordon mais ce sont les stadiers qui reçoivent les sièges dans la gueule. Les supporteurs bordelais, eux, continuent de chanter, « Merci Bordeaux », Ramé offre ses gants et Jemmali montre son tee-shirt où il est griffonné « MERCI ». Le temps passe, la poignée de supporteurs lensois continue de jouer à chat-bite avec les stadiers, et les Bordelais restent sous la flotte, parqués en tribune comme des animaux trempés jusqu’aux os. Lens, on voudrait bien l’aimer, mais voilà, le climat est pourri et le club est en Ligue 2.
Les joueurs : Ramé : première apparition depuis Marseille et son "air saut de cabri". Malgré l'indigence offensive de Lens, il a quand même pris deux pions. Rien à dire sur le penalty, on sait qu'il n'en arrête de toute manière jamais, légèrement passif sur le second où il se fait avoir par Toifilou.
Chalmé : grosse activité. Il n'est jamais aussi à l'aise que lorsqu'il n'a pas à défendre. De bonnes montées grâce à beaucoup d'espace, il se montre décisif sur le second but avec une interception bien sentie. Dommage que défensivement c'est toujours aussi juste, Belhadj s'est montré parfois dangereux.
Jurietti : malgré son penalty discutable provoqué, il est dans la lignée de ses dernière prestations. Inutile devant, sérieux et appliqué derrière.
Diawara : qui aurait pu croire que Souley allait être notre meilleur central cette saison ? Intraitable en duel, peu ou pas de faute, il se permet même quelques montées rageuses pour le première relance. Epatant pour quelqu'un qui ne valait pas un tuc avant la CAN.
Planus : inquiétant Marc Planus. D'abors parce qu'il ne semble pas avoir les faveurs de Laurent Blanc, puis force est de constater qu'en son absence, le duo titulaire faisait un sans faute. Plus de fautes que d'habitude, moins tranchant dans ses interventions, illisible dans la relance, il a beau revenir de blessure, on a vu un Marc bien plus convaincant.
Diarra : heureusement qu'il a connu une saison sans embûches tant il apporte au milieu de terrain. Jamais flamboyant, jamais démonstratif, il fait un taf énorme, ne perd jamais de ballon, le rend toujours dans de bonne condition. Il montre bien qu'il n'est pas utile d'avoir deux vrais récupérateurs, un seul bon suffit.
Ducasse : à la faveur de sa colossale praline, petit Pierre est titulaire. Choix curieux. Le Président avait sans doute peur du titanesque milieu de terrain lensois, ou alors c'est sa récompense. Plus détendu que par le passé, il plus joué vers l'avant, ne se contentant plus de filer des ballons pourris latéralement. Difficile à cerner, ni vrai récupérateur, ni vrai numéro 8, il fut positionné légèrement sur la droite en l'absence d'Alonso pour verrouiller une zone difficile face à Monterrubio et Belhadj. Il s'est même plusieurs fois essayé dans la frappe de loin, sans succès. Faut pas déconner petit Pierre, t'en marqueras plus des comme ça.
Wendel : monsieur plus a fini sa saison pépère. Peu solicité, contenu propre, pas de CPA pour s'illustrer. Le jeu penchait largement à droite pour l'empêcher de vampiriser la rencontre comme il sait le faire.
Cavenaghi : un petit but tranquillou, une inspiration lumineuse sur sa barre transversale, du Cavé dans le texte. RAS, c'est la classe.
Chamakh : homme du match, homme du mois, le girafon livre encore une fois un match monstrueux. Jamais très académique, il parvient à réunir tout se qu'il fait. Des prises de balles très bas sur le terrrain pour se projeter vers l'avant, déborder et livrer une nouvelle passe décisive. Il est partout, tout le temps, leader aérien, organisateur de jeu... un titan. Ah... s'il savait marquer... beh il serait à Arsenal, hein, forcément.
L'illustration à laquelle vous avez failli échapper :
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GMDS : Gabriel Obert...
Il faudrait peut-être lui mettre des ...
GMDS : Gabriel Obert...
Excellent article ! Bravo.
GMDS : Gabriel Obert...
Excellent, ce GMDS !
Haillan's Arena : la...
la merde
GMDS : Gabriel Obert...
MDr. Excellent.