Mondial 2010 sans vuvuzela
V-Project
Le slogan le plus classe
 
Ici c'est Plasil !
Ligue 1
Écrit par Nephtalie, Vincent, Plé et Totogne   
08-12-2009
Au terme d'un match dans l'ensemble maîtrisé, les Girondins s'imposent grâce un but de Plasil, face à des parisiens volontaires et bien en jambes. L'équipe du PSG aurait pu ramener au moins un point de son déplacement en Gironde, mais pour cela il aurait fallu marquer, et quand on joue pendant 60 minutes avec une attaque Maurice (non pas Florian)/Luyindula, c'est tout sauf évident.
Bordeaux est donc leader avec 4 points d'avance en attendant le très attendu déplacement à Lyon de dimanche.


luyindula.jpg
"Le nombre d'actions immanquables que j'ai manqué ? Comme ça, au moins."



La fiche du match

 

bdxparis.jpg

 

 

parisbdx.jpg

 

Les buts :  Plasil (22e) pour Bordeaux.
Les cartons : Plasil (69e), Trémoulinas (84e) pour Bordeaux ; Makelele as usual (73e) pour le PSG.
Les remplacements : Traoré et Jussiê ont remplacé Gouffran et Sertic pour Bordeaux (66e) ; Maurice a heureusement remplacé Erding (32e), Sankharé a remplacé Clément (68e) et Jallet a remplacé Makelele (75e).


L'analyse

Le 4-5-1 installé et efficace face à la Juve et Nancy, une question se posait à l'approche de ce Bordeaux/PSG : que faire de Yoann Gourcuff ? Personne n'imaginait un retour sur le banc de touche, d'autant plus que Laurent Blanc devait composer sans Fernando et Wendel suspendus. La vraie question résidait dans le rôle qu'allait tenir l'international français dans le onze de départ.
A la sortie de la feuille de match, deux solutions étaient imaginables : le retour au losange avec Sertic et Plasil en soutien de Gourcuff derrière Gouffran et Chamakh ou la reconduction du 4-2-3-1 victorieux avec Gourcuff et Sertic en lieu et place des deux absents brésiliens. C'est finalement la deuxième option qui a été choisie, Gourcuff s'installant très rapidement aux côtés d'Alou Diarra derrière un Plasil orientant le jeu en soutien de Chamakh. Pour schématiser le partage des tâches entre les deux hommes, Gourcuff joue vers l'avant et, selon les espaces disponibles, se projette ou reste en soutien tandis que Plasil évolue en point d'appui sollicitant des combinaisons en une ou deux touches de balle. Sur les côtés, Sertic et Gouffran repiquent entre les deux lignes de défense parisiennes pour attirer Armand et Ceara et libérer les couloirs aux montées de Chalmé et Trémoulinas. L'action du but bordelais est d'ailleurs un modèle du genre. Avec cette animation, les Bordelais baladent leur onze adversaires pendant une bonne demi-heure.
Seul petit flop : le manque de percussion côté droit (Gouffran-Chalmé) sans doute dû à des consignes de prudence avec la présence de Sessegnon dans cette zone du terrain. La demi-heure de jeu passé, et Erding sorti sur blessure, les Bordelais lâchent petit à petit leur emprise sur les débats et sont inquiétés par les prises de profondeur de Luyindula et Maurice, d'abord dans la zone de Ciani puis sur toute la largeur du terrain au cours de la deuxième période. Beaucoup moins efficace au pressing, Bordeaux se contente de quelques contres pour inquiéter Apoula mais ni Gourcuff, ni Jussiê (entré en jeu) ne réussissent à tuer la rencontre. Heureusement, les attaquants parisiens se montrent aussi maladroits à la finition et Bordeaux évite une deuxième contre-performance à domicile d'affilée.
Aux dernières nouvelles, les difficultés de la dernière heure de jeu seraient à mettre sur le dos d'un travail foncier effectué pendant la semaine. On attend donc la confirmation de la superbe première demi-heure dimanche soir à Gerland face à des Lyonnais qui pourront se retrouver à huit longueurs si tout se passe dans le meilleur des mondes.
 

Le but, analysé par e-foot.eu, et une version cheap de la palette à doudouce.
 

Sertic repique dans l'axe et se retrouve entre les lignes parisiennes. En une passe, Gourcuff met le milieu adverse hors de position.


Jouant l'individuelle, Ceara monte sur Sertic pour l'empêcher de se retourner. Mais le Bordelais décale immédiatement Trémoulinas dans le couloir gauche.


Sertic sollicite le une-deux et entraîne Ceara dans son sillage. Trémoulinas a le temps de prendre une décision. Dans l'axe, Plasil échappe à Clément qui ne s'intéresse qu'au ballon.


Trémoulinas décide finalement de feinter Chantôme pour repiquer vers l'angle de la surface. Dans celle-ci, Sakho est au marquage de Chamakh et Plasil déboule dans la zone sans Parisien.


Le centre part, Plasil arrive lancé et devance Armand et Sakho qui ne réagissent que trop tard. Traoré n'a lui toujours pas bougé.


La suite suit.
 
 
La remarque à la con

- On a cherché une déclaration d'Erding bizarre pour placer : "Erding est dingue, donc." Sans succès.

Armand
"La course de Plasil, si je l'ai comprise ? Gné, no comprendo..."

 

Vis ma vie en présidentielle, par Vincent
 
Samedi, pour la première fois depuis bien longtemps, j'étais en tribune présidentielle. Habituellement, je suis "chez les fous", pour reprendre l'expression de plusieurs spectateurs qui m'entouraient. Sauf qu'on m'avait offert deux billets, et que pour un Bordeaux-PSG, ça ne se refuse pas. Déjà, pas d'obligation d'arriver trois quarts d'heure en avance pour être sûr d'être à peu près bien placé. Pas de fouille au corps, pas d'odeur de chichon, juste des bobos, des jeunes cadres et pas mal de retraités qui font une utilisation beaucoup plus modérée de leurs cordes vocales que les Ultramarines. Je m'en suis rendu compte dès la composition des équipes : le speaker annonce "numéro 1, Cédriiiic..." et moi de beugler "Carrasso !!!" comme je fais d'habitude. Sauf que là, j'étais tout seul. Et que tout le monde me regardait. Donc j'ai fait profil bas pour les autres joueurs (sauf pour Chamakh évidemment).
Cette discrétion, j'ai eu du mal à la contenir tout au long du match. J'étais visiblement le seul à ne pas être d'accord avec les décisions de M. Lendentu. Bon, j'admets que ça change du Sud où n'importe quelle décision entraîne des quolibets sur l'arbitre et sa mère. Sur le but de Plasil, je n'ai pas pu m'empêcher de sauter de joie... Il faut croire, vu les nouveaux regards insistants auxquels j'ai eu droit, que de simples applaudissements sont de rigueur. Par contre, niveau visibilité, ça n'a rien à voir. C'est encore mieux qu'à la télé puisqu'on n'est pas dépendant du champ de vision de la caméra. Pour ceux qui s'intéressent un minimum au côté tactique d'un match (c'est mon cas), c'est un atout énorme. Il va de soi que le prix du billet (60€) facilite grandement le choix le reste du temps.
 
 
plasil
  "Ce que je pense de l'intervention de Valérie Damidot dans la décoration du château ? Hum, comment dire..."
 

La journée de Ligue 1
 
La défaite de Lyon permet à Bordeaux de prendre le large au sommet de la Ligue 1. Quatre points d'avance sur le deuxième, Montpellier, cinq sur le premier rival (Lyon), six sur l'autre (Marseille avec un match en moins), les Girondins peuvent voir venir en attendant la trêve. Dans le reste du haut du tableau, Valenciennes s'accroche tandis qu'Auxerre et Lorient, le prochain adversaire de Bordeaux, s'essoufflent. Un peu plus bas, Lille rejoint enfin les équipes de milieu de classement et laisse Lens et Saint-Etienne truster les deux premières places de non-relégables. Dans la zone rouge, Boulogne et Grenoble se rebiffent enfin après dix et dix-neuf matchs sans victoire.
 

Le tableau de marche des girondins

Il est de retour ! Après un interruption pour causes techniques, le tableau de performances est de nouveau à jour. A consulter impérativement avant le choc contre Lyon.



Votez pour cet article :
Wikio !Facebook!Del.icio.us!Technorati!
 

Ajouter un Commentaire


Code de sécurité
Rafraîchir