| Entretien avec Kévin Hexagoal |
| Ligue 1 | |
| Écrit par Damk avec la rédaction de CLG | |
| 29-05-2009 | |
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Nous aurions pu interviewer Yoann
Gourcuff pour parler de son contrat, ou bien Benoit Trémoulinas pour
évoquer sa prolongation. Nous aurions pu parler de Miami avec Fernando
Menegazzo ou de Schopenhauer avec Souleymane Diawara. Ou l'inverse.
Mais nous nous sommes dits qu'à la veille du dénouement du championnat nous allions plutôt nous intéresser à un petit gars qu'on aimerait bien voir chez nous... ![]()
Chez Les Girondins : Kevin Hexagoal, êtes-vous content de quitter enfin la capitale des Gaules ?
Kevin Hexagoal : Oh mon Dieu, vous n'imaginez pas ! Quelle joie de quitter Lyon ! J'avais l'impression que je ne partirai jamais. Cela a été très dur. Depuis l'arrivée de Frédéric Piquionne c'était devenu une obsession. Il venait constamment me le rappeler en venant me parler de notre statut d'esclaves et de nos chaines qui nous retenaient, etc. Oui, cela fut très dur. Vous ne vous rendez pas compte ce que j'ai enduré. CLG : Qu'est ce qui a été le plus difficile durant toutes ces années ? KH : Oh, beaucoup de choses ! Tous les ans tu te dis que c'est la dernière année, que la LFP va te trouver un nouveau foyer ailleurs. Et à chaque fois, au mois de mai, je devais retourner a Lyon, la mort dans l'âme et dans les bras de Gregory Coupet. Quelle désillusion ! CLG : Vous avez tout de même vécu des bons moments, non ? KH: Vous plaisantez ? Cela se voit que vous n'avez jamais espéré que Sydney Govou quitte enfin Lyon afin qu'il arrête de vous renverser son Rhum-Coca dessus. A la limite, quand j'ai vu tous ces grands joueurs partir, je me suis dit que c'était bon, c'était la fin. Le plus dur cela a été quand Jean-Alain Boumsoung est arrivé. Là, j'ai vraiment cru que cela allait s'arrêter et que la roue avait enfin tourné en ma faveur. Même pas ! CLG : Quelles étaient vos relations avec Jean-Michel Aulas ? KH: Ah et bien c'est ca qui me soulage le plus. Je vais enfin arreter de passer mes nuits chez Monsieur Aulas. Non c'est vrai Monsieur Aulas il est gentil, mais vous imaginez pas ce qu'il m'a fait subir dans l'intimite de sa chambre. Il n'a pas fait que me lustrer les chromes, moi je vous le dis. CLG : Où va votre préférence en cette fin de saison ? KH : Ben qu'est ce que vous préféreriez, vous ? Les fragrances fines de Canelés et de Saint Julien ou les relents de pastis Hyper U et de sardines ? CLG : A ce point là ? KH : Plus sérieusement, vous savez, moi, depuis quelques années maintenant on me promet tous les ans que l'on va me chercher un petit frère avec qui je pourrais m'amuser dans la vitrine. Grande z'oreilles, qu'il s'appelle. Alors moi depuis le temps, j'en ai soupé, hein. Alors si pour avoir la même chanson tous les ans a Marseille avec des promesses que Drogba, Trezeguet et Kaka iront eux même me chercher ce fameux copain de vitrine, ça va me faire ch***. Et puis si c'est pour que Mathieu Valbuena se serve de moi comme d'un hochet, non merci. Donc Bordeaux, c'est bien. Au moins tu sais à quoi t'attendre. Monsieur Blanc, il joue le maintien tous les ans et il est pas prêt de me ramener une coupe d'Europe. Donc j'aurai toute la place pour moi. Et puis ce sera plus sympa d'aller au PMU avec Jean-Louis Gasset que d'accompagner Monsieur Aulas au Crédit Agricole pour trouver des sous pour le stade. ![]() Quand Michael Jackson a fait ça avec son gamin, tout le monde a hurlé. Et là, rien. CLG : Donc c'est Bordeaux qui a vos faveurs ? KH : Ben ouais, clairement. Et puis quand tu t'es tapé Benzema pendant des annnées et que tu vois Gourcuff, tu n'as que ça en tête. Non, c'est vrai quoi, regardez mes potes le Trophée des Champions et la Coupe de la Ligue, ils n'ont pas hésité une seule seconde. Quand ils ont vu Gourcuff ils ont tout fait pour aller a Bordeaux. Et moi je suis jaloux d'eux. Et puis y a une rumeur qui circule dans les conventions de trophée qu'on organise tous les ans entre nous a l'Ibis de Roubaix : Avec un peu de chance, il m'oubliera dans sa chambre d'hôtel avec Laure Manaudou pour me rincer l'oeil. Ca me rappellera les bons moments, comme quand Monsieur Wiltord m'amenait chez Madame Fred. Le caméscope en moins. CLG : Vous ne redoutez pas l'exposition médiatique réputée comme "assez faible" à Bordeaux ? KH : Oh, vous savez, c'est bien d'être célèbre. Mais si c'est pour être en couverture d'Usine Nouvelle avec Monsieur Aulas ou faire le tour des conseils d'administration... Vous avez que des vieux en chemisette qui vous tripotent avec leur oeil lubrique. Non, moi ce que je veux c'est partir à Miami avec Diawara, parler philo pendant des heures avec le Dr. Menegazzo et me foutre de la gueule de Chalmé. Et puis surtout, je pourrais faire la une de Têtu dans les bras huilés, aux muscles bandés, de Yoann Gourcuff. Et ça, ça n'a pas de prix. |
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