Bordeaux - Paris SG : après match |
| Ligue 1 | ||||||||||||||||||||||||
| Écrit par matou | ||||||||||||||||||||||||
| 05-03-2008 | ||||||||||||||||||||||||
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L'évènement de Dimanche n'a pas été la victoire sans surprise d'un ancien joueur de tennis à la présidence russe. Non, c'était la victoire 3-0 des Girondins de Bordeaux contre Paris. Ce Bordeaux-là est décidément bien surprenant. Nous qui étions habitués à une équipe qui se vautrait magistralement dans les moments clés, voilà que cette version Lolo-Gasset réussit ses matchs et propose un football agréable à regarder. Cela faisait presque une décennie qu'on n'avait pas vu ça. Avant de nous emballer sur les possibilités en fin de saison, voyons plutôt comment s'est déroulé ce match ponctué de 3 buts de Wendel, face à un PSG en éternelle crise (il faudra un jour revenir sur la définition de la crise, qui quand elle est permanente, n'en est plus une, bref).
Blanc a du bricoler pour ce match, avec les suspensions conjuguées de Diarra et Henrique. Du coup, Jurietti se retrouve en défense centrale avec Diawara, Chalmé à droite, Trémoulinas à gauche. Dans les buts, Valverde. Non, on déconne, c'est pas drôle avouons. Fernando revient à temps pour remplacer Alou Diarra dans le rôle de milieu défensif, puis le reste de l'équipe est plus traditionnel. Alonso-Wendel en hommes de couloir, Micoud en 10. Le sélectionneur apporte en attaque la dernière modification à son onze, en remplaçant Bellion par Chamakh, en vue d'un match où il y aura moins de profondeur, et plus de combat.
Le match ressemble à ceux du début de saison. Bordeaux monopolise la balle, fait tourner, il y a du mouvement, des combinaisons, c'est plaisant à voir. Cependant, les premières actions chaudes sont pour les Parisiens, avec 2-3 face-à-face dans lesquels Luyindula puis Diané se voient chiper la balle au moment de frapper grâce aux retours de Jurietti puis Trémoulinas par deux fois. Les Girondins assurent, Fernando joue un rôle de distributeur-organisateur et se garde des montées balle au pied qu'il affectionne d'habitude, une consigne du sélectionneur sûrement. Au contraire de Lille, l'équipe de Paul Le Guen (PLG, coach du PSG, en passe d'être renommé PFG) exerce un pressing moins haut, ou plutôt moins athlétique. Il faut concéder que l'équipe de la capitale a joué en semaine, face à Auxerre en Coupe de la Ligue, pour ce qui va lui servir à sauver sa saison. Cette fatigue s'est faite sentir, mais ne doit pas masquer la bonne performance bordelaise.
Le premier but intervient suite à une faute non sifflée sur Clément, après une perte de balle de Fernand, rattrapée pour le coup (et avec un coup). Piquer la balle d'un milieu défensif, c'est créer un décalage automatique. Cavenaghi récupère, transmet à Micoud, qui intelligemment utilise les appels en profondeur de Cavenaghi et Chamakh pour trouver Wendel seul aux 18 mètres. Le Brésilien enchaîne rapidement contrôle et frappe puissante. Bingo, 1-0. A partir de là, nous croyons que bon, le match est plié. Pour preuve, au retour des vestiaires Bordeaux enchaîne alors que les Parisiens ont encore la tête ailleurs. Ceara laisse Chamakh centrer, Wendel est sur la trajectoire et inscrit d'une volée peu orthodoxe son second but. Son triplé suit un joli une-deux entre Alonso et Chamakh qui laisse la défense parisienne sur le cul. Le latéral-milieu-gardien-à-l'occasion auriverde met une tête vasymonbasilouesque des 18 mètres. 3-0, Bordeaux déroule face à des Parisiens écoeurés et fatigués, mais qui auront eu le mérite de continuer à jouer. Ramé sort son gros arrêt du match sur une frappe de Sankharé.
Si nous avons parlé de la fatigue du PSG, il ne faut pas pour autant minimiser la belle prestation des Girondins, simplement en tenir compte. Ce déroulement de match, grosse possession, justesse technique, beaucoup de mouvements pour proposer des solutions au porteur de balle, c'est un régal pour l'amateur de football. Quand la victoire va avec, c'est forcément un régal. Cela pour dire que le jeu bordelais version Blanc, quand il est bien exécuté, est à mille lieues de ce que l'on voyait les saisons passées. La supériorité technique de joueurs comme Fernando, Micoud ou Cavenaghi ressort d'emblée, et s'accouple à merveille.
Bordeaux reste donc dans les talons de Lyon, à 10 journées de la fin du championnat. Si la prochaine rencontre entre les 2 premiers sera importante, elle ne sera pas décisive. Mais après un match de Ligue des Champions, on peut espérer une bonne performance en terre lyonnaise, avec les retours de Diarra et Henrique. |
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