| Last Action Hérault |
| Ligue 1 | |||||
| Écrit par La rédac, avec Matou, Totogne et Plé | |||||
| 10-03-2010 | |||||
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Bordelais et Héraultais avaient bien choisi leur soir, celui de la
remise des Oscars, pour nous livrer un match au scénario des plus
rocambolesques : du carton rouge, du péno, du sauvetage, un but du pied
de Chamakh, une égalisation au bout du temps additionnel, des échanges
vicieux à souhait, bref tout était réuni pour mettre à mal nos
palpitants. Analyse d'une rencontre qui, quoiqu'il arrive, aura marqué
cette saison.
"Je ne comprends rien à cette analyse. C'est qui ce Youngfield ?"
La fiche du match ![]() ![]() Buts : Chamakh (60ème, du pied) pour Bordeaux et Costa (90ème+3) pour le club de Loulou. Avertissements : Rouge pour Ciani (32ème) et Gasset (46ème). Jaune pour Costa (36ème), Chalmé (37ème), Aït-Fana (49ème), Camara (58ème), Spahic (89ème) et Fernando (90ème+2)
Remplacements :
Cavenaghi par Sané (35ème), Marveaux par Belhanda (72ème), Plasil par
Sertic et Wendel par Jussiê (77ème), Yanga Mbiwa par Bocaly (78ème),
Montano par Dernis (82ème).
Comme
face à Marseille il y a bientôt deux mois, la rencontre a basculé sur
plusieurs faits de jeu. Avant l'expulsion de Ciani à la demi-heure de
jeu, les Girondins étaient bien rentrés dans leur match. Alors que l'on
pouvait craindre un retard à l'allumage après la dizaine de jours sans
jouer, les Bordelais ont pris la mesure de leur adversaire au milieu de
terrain. Gourcuff, Chamakh, Wendel et Plasil exercent un pressing fort
sur la relance montpelliéraine qui se précipite et perd rapidement les
ballons. Bordeaux prend ses quartiers dans le rond central mais se
heurte ensuite à l'agressivité montpelliéraine. D'abord dans les 30
derniers mètres, où les Héraultais s'attachent à bloquer les latéraux,
habituellement en fin de chaîne des mouvement girondins. Puis au milieu
de terrain, où la lenteur d'exécution et le manque de solutions
proposées mettent le porteur de balle sous pression face à Pitau, Costa
et Marveaux. Au poste de sentinelle, Fernando est particulièrement en
souffrance.
Juste avant que Montaño ne soit déséquilibré par Ciani, les Montpelliérains réussissent l'un de leurs premiers enchaînements au milieu de terrain. Bordeaux est à dix et un penalty est à venir. De quoi plier la rencontre pour le visiteur qui semble avoir pris le dessus. Carrasso intervient, mais derrière Bordeaux peine à rivaliser. La sortie de Cavenaghi au profit de Sané enlève une solution vers l'avant aux milieux de terrain bordelais qui n'ont plus que les côtés à utiliser pour approcher les buts de Jourdren. Résultat, le jeu bordelais s'enlise sur toute la largeur du terrain à 40 mètres du 21ème Montpelliérain. Et les Héraultais poussent un peu plus leur pressing qui gêne considérablement le milieu girondin. La suite suit, Montpellier approche des buts de Carrasso ; un centre qui traîne ; une main débile de Mathieu Chalmé et voilà une deuxième chance sur penalty pour les joueurs de Girard. Caramba, encore raté ! Par Montaño cette fois, après qu'il ait réussi une tentative invalidée par l'arbitre pour cause de joueurs dans la surface. La mi-temps arrive quelques minutes plus tard. Au retour des vestiaires, on aperçoit les Bordelais réunis dans le rond central. Ils l'ont déjà fait à neuf contre Grenoble alors à dix face à un adversaire pas foutu de mettre au moins un penalty sur deux... Les premières minutes de la seconde période donnent de l'espoir au Virage Sud. Bordeaux s'est réorganisé. Exit le déséquilibre à 10 de la première période, les Girondins se mettent en mode défense comme à Munich (avec un joueur de moins certes). En phase défensive, les Montpelliérains doivent désormais faire face à deux lignes de quatre Girondins, très resserrées et essayant de tenir le plus haut possible. Gourcuff prenant la place d'axial aux côtés de Fernando, c'est Chamakh assisté de Wendel et Plasil, beaucoup plus proches du Marocain qu'en première période, qui sont chargés de proposer des solutions de relance vers l'avant pour leurs défenseurs. Généralement, le Bordelais tenant le ballon dans le camp adverse temporise en attendant son bloc... ou la faute. C'est ce qui arrive sur l'ouverture du score : Chamakh obtient la faute. Le coup-franc est balancé dans le tas. Plasil la touche mais Chamakh la met magnifiquement au fond d'une demi-volée étonnante de spontanéité quand on le connaît. A partir de là, qu'est-ce qu'on a ? Des Poubelles Boys qui se réveillent : en supériorité numérique, ils utilisent logiquement toute la largeur du terrain pour profiter des espaces. On assiste alors à tout un ensemble de mouvements sans ballon autour du porteur pour déséquilibrer le bloc bordelais. Le latéral déborde, l'ailier rentre, le milieu axial fait son choix etc... Malheureusement pour eux, la défense bordelaise tient le choc et coulisse parfaitement, laissant un minimum d'espaces, trop peu pour un décalage fatal. Laurent Blanc change ses deux ailiers, qui multiplient les allers-retours depuis une bonne demi-heure maintenant. Si Jussiê reste calme, Sertic se distingue sur son côté droit : il fait d'abord briller Jourdren après avoir été très bien lancé par Gourcuff. Puis il se fait devancer par Spahic sur un deuxième ballon de 2-0. Les Bordelais ont laissé passer leurs chances. Dans les dernières minutes, la sérénité laisse place à la panique : Sané dégage n'importe comment, Gourcuff dribble à 40 mètres de ses buts et perd le ballon, Fernando écarte les coudes. On connaît la suite, Bordeaux perd deux points à la toute dernière seconde mais empêche Montpellier d'en prendre trois pendant 93 minutes. Une victoire face à Auxerre et on oubliera tout.
Twin pics
Le minute par minute du gars Loulou
Avant
le match : Bon, moi, pendant que les joueurs s'échauffent, j'aime bien
déambuler dans les travées du stade. Les loges VIP, l'ambiance cocktail
petit four, c'est pas mon truc, je préfère les sandwichs à l'huile, les
frites surgelées et les bières gout de pisse. L'ambiance bien de chez
nous quoi. En plus, dans les salons VIP, je me fais jeter à chaque fois,
y'a pas moyen de toucher le cul des hôtesses, elles font leur pimbêches
ces grognasses.
3eme minute : Coup franc pour Bordeaux, tiré par l'idole des tarlouzes. Il les tire bien ce ptit con (les coups francs, pas les gays, qu'on ne m'accuse de rien). Heureusement, notre gardien intervient bien. Il est pas très malin le Jourdren, mais il est gentil. En plus, c'est facile de le motiver, je lui promets de lui refiler des paquets de Haribo quand il n'encaisse pas de buts, ça le motive bien. 12eme minute : Long ballon pour Chamakh, à la lutte avec Jeunechamp. A l'expérience, ce dernier s'effondre. De la 15eme à la 26eme minute : Là, j'ai pas pu suivre le match. Il y avait trop d'huile dans les 6 sandwichs que je m'étais enfilé. J'ai du aller faire caca. Quand je suis revenu, le score n'avait pas bougé. 32eme minute : Sur une action rapide, Montano est lancé dans la profondeur. Après, je vois pas trop ce qu'il se passe, j'arrive pas à me pencher en avant à cause de mon bide et Renéééé me cache l'angle. Apparemment, Hugo est bousculé comme un misérable (hohoho) par Ciani, qui prend un rouge et pénalty en plus. Les journalistes appellent ça la double peine. Moi, j'appelle ça la double pénétration, c'est plus parlant. 33eme minute : Costa le rate, mais je me dis alors que ce n'est pas trop grave, on jouera le reste du match à 11 contre 10. 34eme minute : Ciani est dans les couloirs du stade, je lui demande son maillot, comme d'hab' quoi. Il me répond qu'il n'est pas à ma taille. Il fait de l'esprit ce petit con. 35eme et 37 minute : Jaunes pour Chalmé et Costa. Sont devenus nerveux les joueurs. Chalmé, le fait que je lui ai dit qu'il sentait comme la bière locale, ça a pas eu l'air de lui plaire. 40eme minute : Main de Chalmé dans la surface. Je suis vraiment content de mon coup. Montano rate son second tir, ça commence à me les gonfler sévère. 44eme minute : Gassouille se fait lui aussi expulser. Histoire de le chambrer un peu plus, je lui demande son slip, pour ma collection. Il me répond qu'il n'en porte pas, il fait de l'esprit, je l'adore celui là. Mi-temps : Mes ennuis de digestion sont passés. Je retourne m'approvisionner dans les travées du stade. 49eme minute : Renéééé envoie les remplaçants s'échauffer. Y'en a un ou deux qui mettent du temps à y aller. Je lâche une grosse caisse, insonore mais très odorante, qui les convainc de se dépêcher. 56eme minute : Spahic fait de la danse acrobatique avec le joueur tétu, et se rétame au sol. En même temps, Camara réduit les derniers signes de masculinité de Wendel. Ce dernier se plaint beaucoup à mon sens. Il doit peser autant qu'une de mes cuisses, et encore... 59eme minute : Chamakh marque pour Bordeaux. Assez vite après, j'ai ressenti une gêne dans le fondement. 61eme minute : En fait, la gêne, c'était Paganelli. Il était venu me poser des questions, mais je l'avais pas vu et je m'étais assis sur lui. Il était tout cramoisi, il respirait plus. Je lui ai roté à la gueule, en lui disant que j'avais déjà chié des trucs plus gros que lui. Ca l'a ramené à la vie. 66eme minute : Yanga-machin fout un gros coup d'épaule à belle gueule. Il est marrant ce Yanga. Je l'ai recruté alors qu'il bossait dans une de mes entreprises, un abattoir. 71eme minute : Renéééé fait sortir Marveaux. C'est marrant, parce qu'à Montpel', on a pleins de "frère de". Marveaux, le frère de celui qu'est à Rennes, on a aussi le frère du gardien de Bordeaux. Il ne nous manque que la soeur de Gourcuff. Si elle est aussi mignonne que son frère, je pourrais craquer un slip. 80eme minute : Toujours rien, ça m'énerve. 86eme minute : Les mecs sur le banc de touche me traitent de gros dégueulasse, ils pensent que j'ai encore pété, à cause du bruit d'éclatement qu'il vient d'y avoir. Je leur rétorque que d'abord, c'est moi qui les paye, alors je fais ce que je veux, et ensuite, c'est même pas vrai, c'est un paquet de 4 kilos de chips qui vient d'éclater dans ma poche. 88eme minute : J'ai fini le paquet de chips. 89eme minute : J'attaque les paquets de Haribo que je gardais pour le mongolo. 90eme minute + 3 ou 4 je sais plus : Costa marque sur coup franc. C'est trop bon. J'ai le malheur de réagir physiquement, et je me lève trop vite du banc. Mes genoux n'y résistent pas, et je m'effondre, en écrasant Paganelli au passage. Le palmarès de nos forumeurs ![]() ![]()
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