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    Ah bah c'est pour ça que tu bouffes rien 

  • 15 Avril 2008

    Blanc : "Je suis un enfant de la Coupe" (lequipe.fr)
     
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  • 3 avril 2008

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    Cette banderole a fait beaucoup de bien. 

  • 25 mars 2008

    Wendel : "J'ai mis trois ou quatre grosses frappes sans faire semblant. Je n'ai rien senti."

    Et après il s'est excusé auprès d'Anthony Réveillère, la classe.

  • 7 mars 2008

    Perea empile au Gremio (site officiel)
     
    Ah ben, il faisait dans la construction, alors ? 
     

Bordeaux - Marseille : après match

Ligue 1
Écrit par Rédaction Chez Les Girondins   
19-12-2007
Après un match comme celui livré contre l'OM dimanche soir (2-2), on est toujours le cul entre 2 chaises : content d'avoir pris un point après avoir frôlé le naufrage pendant 30 minutes, et déçu de ne pas avoir pris les 3, la faute à un manque de réalisme criant sur les quelques occasions dans le dernier quart d'heure. Ce résultat un peu bâtard, en outre, n'apporte aucune réponse valable à toutes les questions qui agitent le microcosme girondin depuis quelques semaines : où en est vraiment cette équipe ? Bordeaux est toujours 3ème au classement derrière les 2 ogres de L1 (Lyon et Nancy), mais balbutie son football, est friable mentalement, et l'équipe est plutôt encline à réagir qu'à agir, témoin le nombre étonnant de situations où l'équipe est menée au score (8 fois sur les 11 derniers matchs), sans parler du fait que l'écart avec la meute des poursuivants s'est désormais considérablement amoindri...

mdr
Gerets vient d'annoncer à ses joueurs sa décision
de titulariser Jacques Doudou Faty.

Alors que faut-il retenir de ce match, ce "petit classico" qui voyait les Marseillais tenter de vaincre le signe indien (30 ans sans victoires à Lescure, série en cours) ? Pas mal de choses quand même, du bon et du moins bon, forcément.

On l'a dit, l'équipe a frôlé la catastrophe pendant 30 minutes, une période qui a vu un O* très présent dans l'entre-jeu, pressant haut et portant la balle vite et bien devant les buts de Ramé, témoin les 2 actions collectives de qualité amenant les buts de Niang et Cheyrou. La première minute du match symbolise d'ailleurs très bien l'équipe bordelaise cette saison et le logique désarroi des supporters : depuis une semaine, tout Bordeaux attend ce match, la vieille rivalité ressort, tout le monde est à fond. C'est sûr, il faut prendre le match par le bon bout, pressing haut et étouffant, et ne pas laisser la moindre chance a Marseille. Première minute de jeu, donc, première action phocéenne, premier tir, premier but, avec la moitié de l'équipe endormie. Inadmissible, presque une faute faute professionnelle qui rappelle l'entame de match contre Lyon. Inquiétant. Et ça ne s'arrange pas.

Bordeaux déjoue. Fernando, placé à la place d'un Alou Diarra suspendu, semble déboussolé, Micoud, souvent trop haut, n'apporte rien, et malgré l'activité du duo Chalmé-Alonso côté droit (ce dernier victime d'une faute non sifflée qui va permettre à l'OM de doubler la mise dans la foulée), les girondins ne sortent pas de la nasse. Autant dire qu'à ce moment-là, on voit mal comment ils vont parvenir à ne serait-ce que revenir dans la partie et retrouver un peu de confiance. C'est Marseille qui va donner la clé : sans doute fatigués par leur match en semaine contre les Reds, les Phocéens desserrent l'étau, et Bordeaux reprend la possession du ballon au milieu de terrain, Micoud revient dans la partie et distille quelques balles, Bellion tente sans succès de s'écarter de l'axe dans lequel il est enferré depuis le début du match, et Alonso appuie là où ça fait mal, c'est-à-dire dans le dos de Taiwo, sans succès. Juste avant la mi-temps, un coup-franc mal dégagé par Cana va toutefois permettre à un Chamakh en embuscade de réduire la marque. Sans être géniaux, les Bordelais reviennent logiquement au score, au bon moment.


Peu de gens le savent, mais c'est en fait Lorik Cana
qui a délivré les infirmières bulgares.

Bordeaux continue sur sa lancée au retour des vestiaires mais attaque de manière très désordonnée, se créant finalement peu de situations dangereuses, et Marseille défend bien, plaçant surtout de nombreux contres dangereux, heureusement vendangés par un Djibril Cissé peu inspiré, c'est un euphémisme. Lolo Blanc décide donc de faire entrer un peu de sang sud-américain pour emballer les débats : Jussie et Cavenaghi à la place de Micoud et Bellion. L'Argentin prend le jeu à son compte, et ça n'est pas peu dire : transversales, déviations, dribbles, il est partout et rameute une équipe qui ronronnait, sèmant la zizanie dans une défense marseillaise qui n'en mène pas large. Sur un corner mal dégagé, c'est pourtant Jussie qui crochète dans la surface et frappe. Mandanda est battu, 2-2, ça commence à prendre forme, la victoire est à portée de main. Malheureusement, Cavenaghi va manquer 3 occasions de tuer le match : une tête non cadrée devant Mandanda livré à lui-même, une frappe excentrée qui finit sur le poteau, et dans les arrêts de jeu, une nouvelle frappe pas assez enroulée que la portier marseillais sera tout heureux de capter, préservant le nul au sein d'une défense désormais à l'agonie. Bordeaux a laissé passer sa chance.

3 flics à Marseille
On sait maintenant d'où vient le formidable
sens du spectacle de Lorik Cana.

Les gars :

Ramé : Pas exempt de tout reproche sur le but encaissé dès la 1ère minute (il ne couvrait pas son premier poteau), il ne peut rien sur le 2ème (déviation de Planus et contre-pied parfait). Rien à faire ensuite, une soirée sans doute frustrante pour lui, qui accumule en ce moment les perfs médiocres.

Chalmé : il avait de l'espace devant lui et en a beaucoup profité, en soutien d'Alonso. Son replacement défensif s'en est ressenti, forcément, à un moment où il fallait prendre des risques, bon match.

Jurietti : lui aussi avait de l'espace, mais Wendel, Bellion, Jussie, qui se sont succédé dans la zone devant lui, n'ont guère brillé dans le jeu, et Jurietti n'a finalement pas apporté grand chose, excepté une belle erreur de marquage sur le but de Niang.

Henrique-Planus : bon match de la charnière centrale, même s'ils ont été pris par la vivacité marseillaise en début de match. Le Brésilien a fait oublier Diawara par son engagement et son duel intense avec Niang. Carlos est de retour ! Planus a muselé Cissé joliment, mais celui-ci n'était pas dans un grand jour...

Fernando a connu un temps d'adaptation au poste de milieu défensif qui aurait pu être fatal à son équipe, avant de se reprendre de belle manière.

Wendel : beaucoup d'énergie dépensée, pour peu de résultat dans un rôle qui lui convient mal au poste de milieu gauche qui repique dans l'axe.

Alonso : feu-follet brouillon, comme d'habitude, il a quand même semé la panique à de nombreuses reprises sur son coté droit, et aurait mérité mieux, si l'arbitre M. Duhamel ne lui avait bizarrement pas refusé quelques coup-francs.

Micoud : après un bon match à Nice, il est retombé dans ses travers, positionné trop haut, manque de combativité, et malgré quelques gestes de classe, il n'a pas assez pesé sur le match, ce qui (re)devient une habitude.

Bellion : l'ancien Niçois, après un début de saison tonitruant, marque le pas, guère aidé par ses coéquipiers. Lui qui est avant tout un finisseur, il n'est plus jamais servi en bonne position et doit revenir chercher les ballons et s'excentrer, sans avoir les qualités techniques pour faire la différence en un-contre-un. Un match à oublier, et un nouveau problème pour Blanc.

Chamakh : son but a ponctué une bonne 1ère mi-temps, avec toujours beaucoup d'activité sur tout le front de l'attaque. Moins à l'aise ensuite.

Jussiê : le "gentil fantôme" a cette fois frappé fort pour offrir le nul à son équipe, c'était bien le moins, tant sa performance reste quelconque si l'on enlève cette belle action.

Cavenaghi : l'Argentin a fait une entrée en fanfare, apportant de l'eau au moulin de ceux qui le voient comme un titulaire dans le 11 bordelais. Au four et au moulin, il a véritablement pris le jeu à son compte, impulsant un rythme trépidant pour cette fin de match. Paradoxalement, sa maladresse devant le but gâche un peu la belle impression globale, mais avec du temps de jeu, il a une bonne chance de retrouver le niveau de ses années à River, puisse Lolo Blanc nous entendre...




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Commentaires
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_watson   |19-12-2007 05:24:03
Bon résumé, même si vos n'insistez pas assez sur le positionnement et les
travers de Fernando. Grand joueur ballon au pied mais dont l'ego et le manque
d'humilité peut être fatal à son équipe par moment.

Le jeu sans ballon c'est primordial, il faut le noter.

Néanmoins il s'est repris, sans doute incité par lolo ou Gasset, mais des gars
comme Wendel ou Micoud ont eu l'intelligence de couvrir ses montées qui
dépassent le cadre de son poste, il est important de le souligner. Ca a foutu un
bordel monstre.
passou   |19-12-2007 09:39:27
Cana et les infirmieres bulgares !!!! PTDR !!!
Vincent   |19-12-2007 10:17:27
J'aimerais bien voir Bellion sur le banc, il touche pas une bille depuis le
début de la saison, sauf que ses buts ont à chaque fois masqué ses carences.
Vous allez me dire qu'il n'est pas bien servi, mais comment expliquer que
Chamakh a touché plus de 50 ballons et lui moins de 20 (stat de lequipe.fr) ?

Quand Cavenaghi est rentré pour 25min, il a fait plus que Bellion en une heure
et quelques.

J'attends de voir la décision de Lolo samedi à Sochaux, une équipe qui réussit
bien à Cave (premier but la saison dernière)
Vincent   |19-12-2007 10:19:23
Et puis Cavenaghi, s'il avait un tant soit plus de temps de jeu, il aurait mis
une de ses 2-3 occaz au fond dimanche
masta   |19-12-2007 14:27:58
On ne peut pas dire d'un gars qui marche 10 buts en 18 (?) matchs que c'est une
brêle. Ou alors Trézeguet est une brêle aussi, alors. Et puis un gars qui a des
carences techniques mais qui marque autant, ça m'est complètement égal
(jurisprudence yiyan). Simplement, un attaquant a besoin d'être servi, et a
besoin qu'on joue pour lui, ce qui est moins le cas ces dernières semaines à
Bdx, vu les problèmes d'animation offensive. D'où l'impression que Bellion
disparait un peu du jeu. Cela dit, je suis d'accord pour faire jouer Cavénaghi
régulièrement, ne serait-ce que pour qu'il confirme l'impression qu'il a laissée
dimanche soir.
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