Bordeaux - Marseille : après match |
| Ligue 1 | ||||||||||||||||||||||||||||||||||||
| Écrit par Rédaction Chez Les Girondins | ||||||||||||||||||||||||||||||||||||
| 19-12-2007 | ||||||||||||||||||||||||||||||||||||
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Après un match comme celui livré contre l'OM dimanche soir (2-2), on est toujours le cul entre 2 chaises : content d'avoir pris un point après avoir frôlé le naufrage pendant 30 minutes, et déçu de ne pas avoir pris les 3, la faute à un manque de réalisme criant sur les quelques occasions dans le dernier quart d'heure. Ce résultat un peu bâtard, en outre, n'apporte aucune réponse valable à toutes les questions qui agitent le microcosme girondin depuis quelques semaines : où en est vraiment cette équipe ? Bordeaux est toujours 3ème au classement derrière les 2 ogres de L1 (Lyon et Nancy), mais balbutie son football, est friable mentalement, et l'équipe est plutôt encline à réagir qu'à agir, témoin le nombre étonnant de situations où l'équipe est menée au score (8 fois sur les 11 derniers matchs), sans parler du fait que l'écart avec la meute des poursuivants s'est désormais considérablement amoindri...
Alors que faut-il retenir de ce match, ce "petit classico" qui voyait les Marseillais tenter de vaincre le signe indien (30 ans sans victoires à Lescure, série en cours) ? Pas mal de choses quand même, du bon et du moins bon, forcément.
Bordeaux continue sur sa lancée au retour des vestiaires mais attaque de manière très désordonnée, se créant finalement peu de situations dangereuses, et Marseille défend bien, plaçant surtout de nombreux contres dangereux, heureusement vendangés par un Djibril Cissé peu inspiré, c'est un euphémisme. Lolo Blanc décide donc de faire entrer un peu de sang sud-américain pour emballer les débats : Jussie et Cavenaghi à la place de Micoud et Bellion. L'Argentin prend le jeu à son compte, et ça n'est pas peu dire : transversales, déviations, dribbles, il est partout et rameute une équipe qui ronronnait, sèmant la zizanie dans une défense marseillaise qui n'en mène pas large. Sur un corner mal dégagé, c'est pourtant Jussie qui crochète dans la surface et frappe. Mandanda est battu, 2-2, ça commence à prendre forme, la victoire est à portée de main. Malheureusement, Cavenaghi va manquer 3 occasions de tuer le match : une tête non cadrée devant Mandanda livré à lui-même, une frappe excentrée qui finit sur le poteau, et dans les arrêts de jeu, une nouvelle frappe pas assez enroulée que la portier marseillais sera tout heureux de capter, préservant le nul au sein d'une défense désormais à l'agonie. Bordeaux a laissé passer sa chance.
Les gars : Ramé : Pas exempt de tout reproche sur le but encaissé dès la 1ère minute (il ne couvrait pas son premier poteau), il ne peut rien sur le 2ème (déviation de Planus et contre-pied parfait). Rien à faire ensuite, une soirée sans doute frustrante pour lui, qui accumule en ce moment les perfs médiocres. Chalmé : il avait de l'espace devant lui et en a beaucoup profité, en soutien d'Alonso. Son replacement défensif s'en est ressenti, forcément, à un moment où il fallait prendre des risques, bon match. Jurietti : lui aussi avait de l'espace, mais Wendel, Bellion, Jussie, qui se sont succédé dans la zone devant lui, n'ont guère brillé dans le jeu, et Jurietti n'a finalement pas apporté grand chose, excepté une belle erreur de marquage sur le but de Niang. Henrique-Planus : bon match de la charnière centrale, même s'ils ont été pris par la vivacité marseillaise en début de match. Le Brésilien a fait oublier Diawara par son engagement et son duel intense avec Niang. Carlos est de retour ! Planus a muselé Cissé joliment, mais celui-ci n'était pas dans un grand jour... Fernando a connu un temps d'adaptation au poste de milieu défensif qui aurait pu être fatal à son équipe, avant de se reprendre de belle manière. Wendel : beaucoup d'énergie dépensée, pour peu de résultat dans un rôle qui lui convient mal au poste de milieu gauche qui repique dans l'axe. Alonso : feu-follet brouillon, comme d'habitude, il a quand même semé la panique à de nombreuses reprises sur son coté droit, et aurait mérité mieux, si l'arbitre M. Duhamel ne lui avait bizarrement pas refusé quelques coup-francs. Micoud : après un bon match à Nice, il est retombé dans ses travers, positionné trop haut, manque de combativité, et malgré quelques gestes de classe, il n'a pas assez pesé sur le match, ce qui (re)devient une habitude. Bellion : l'ancien Niçois, après un début de saison tonitruant, marque le pas, guère aidé par ses coéquipiers. Lui qui est avant tout un finisseur, il n'est plus jamais servi en bonne position et doit revenir chercher les ballons et s'excentrer, sans avoir les qualités techniques pour faire la différence en un-contre-un. Un match à oublier, et un nouveau problème pour Blanc. Chamakh : son but a ponctué une bonne 1ère mi-temps, avec toujours beaucoup d'activité sur tout le front de l'attaque. Moins à l'aise ensuite. Jussiê : le "gentil fantôme" a cette fois frappé fort pour offrir le nul à son équipe, c'était bien le moins, tant sa performance reste quelconque si l'on enlève cette belle action. Cavenaghi : l'Argentin a fait une entrée en fanfare, apportant de l'eau au moulin de ceux qui le voient comme un titulaire dans le 11 bordelais. Au four et au moulin, il a véritablement pris le jeu à son compte, impulsant un rythme trépidant pour cette fin de match. Paradoxalement, sa maladresse devant le but gâche un peu la belle impression globale, mais avec du temps de jeu, il a une bonne chance de retrouver le niveau de ses années à River, puisse Lolo Blanc nous entendre... |
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