Un match exceptionnel qui a donné lieu à une rencontre explosive au
niveau technique très élevé, avec des gestes de grande classe, des
actions collectives rondement menées, et un score prolifique. Yoann Gourcuff
nous a une nouvelle fois régalé, et on est content de revoir en L1 des
mecs de la classe d'Olivier Kapo.
Non on déconne, c'était pourri.
Non on déconne, c'était pourri.

"Je demande solennellement l'asile politique à la Gironde. Pitié."
La Fiche du match


Remplacements : Wendel par Jussiê (66ème)
pour Bordeaux, Rabuel par Adefemi (41ème), Kapo par Blayac (63ème) et
Moussilou par Yatabaré (75ème) pour Boulogne.
Buts :
Avertissements : Chamakh et Planus pour Bordeaux, Kapo, Adefemi, Da Rocha et Marcq pour Boulogne.

"Boulogne est dans la place, tout baigne !
Ma nièce est dans la place, tout baigne !
Et les Ch'tis sont là aussi, tout baigne,
Tout baigne même pour ceux qui se plaignent !"
Au bord du Gourcuff
Les supporters des Girondins sont conscients que l'éphèbe breton a du mal à retrouver le niveau qu'il avait atteint avant sa blessure, en novembre dernier. Il est moins décisif sur coup de pied arrêté et moins précis dans le jeu, généralement en seconde période. C'était criant contre Boulogne. Lors d'une première période honorable, il joue juste, écarte parfaitement le jeu sur les latéraux, et évite l'embouteillage nordiste dans l'axe en proposant des solutions sur la gauche, notamment en décalant plusieurs fois Trémoulinas. Le fait d'avoir Fernando dans un bon soir à la base du losange l'a quelque peu libéré de ses obligations axiales.
Après la pause, l'Apollon armoricain nous a concocté un festival de contrôles ratés, de passes mal ajustées, de décalages trop tardifs… Il a également offert sa tournée de barbe à papa à tout l'effectif en réussissant à dégommer sur chaque coup franc un Boulonnais, tel un ch'ti survolté jouant au massacreur à la kermesse de Landrethun-le-Nord. Le pire était de le voir s'obstiner à tirer chaque coup-franc alors qu'il n'a pas réussi à lever sa balle une seule fois. Il aura fallu attendre 88 minutes pour qu'il laisse Cavenaghi puis Trémoulinas tirer leur coup franc direct. Il a su se remettre en cause, mais beaucoup trop tardivement. Triste. La défense en zone de Boulogne a certes considérablement obstrué son volume de jeu, mais ses fautes techniques étonnantes (compte tenu de l'absence de marquage individuel) sont à mettre à son crédit.
A part Trémoulinas, les Bordelais donnaient l'impression de jouer sous Valium en seconde période, et voir le mal que Gourcuff avait à redémarrer après chaque course peut donner une image de son état physique. Il était visiblement fatigué (le coup reçu n'a pas du arranger les choses), ce qui peut expliquer certaines approximations. Cette baisse de régime physique rappelle celle qui avait suivi les deux semaines de travail intensif qui avaient préparé le sprint final l'an dernier. Cette année, on peut supposer que le staff conditionne ses joueurs pour qu'ils se retrouvent dans une forme optimale pour les rencontres de Ligue des Champions fin février.

"Tu les veux au-dessus du mur les coups-de-pieds arrêtés ?
Mais t'es sûr que c'est autorisé ?"
Mais l'Adonis celtique est resté sur le terrain, Blanc et Gasset ne sortant généralement leur joyau qu'au prix d'une triple fracture du tibia péroné. Mais au-delà de ça, ses coups de pieds arrêtés ratés, ses penaltys manqués, de ses problèmes techniques, le mental du joueur prête à confusion. Il est fatigué, ok, mais il est également moins en confiance.
Ce qui est davantage inquiétant, c'est que Blanc et Gasset ne donnent pas l'impression d'avoir la volonté de remettre en cause son statut de titulaire indiscutable. D'ordinaire, lorsque Gourcuff est moins bien, ou absent, Plasil prend le jeu à son compte, que ce soit en position de numéro 10, ou en aspirant les ballons sur son côté. Samedi soir, Plasil n'a pas compensé la baisse de forme de Gourcuff. Et ce dernier a beau avoir joué son rôle avec une grosse activité de démarquage et de propositions de solutions, il a raté presque tout ce qu'il a tenté, ce qui explique en grande partie les difficultés de l'équipe à réaliser le fameux dernier geste, ou à se mettre en position de le faire. Mais même quand il est dans un mauvais jour le staff le laisse sur le terrain en espérant qu'il fasse la différence.
S'est-il fait larguer ? Était-il en sur-régime l'an dernier ? L'air froid, pluvieux et poissonneux de la Bretagne lui manque-t-il ? Domenech l'aurait-il surestimé ? L'aile protectrice Gasset aux effluves anisés se substitue-t-elle efficacement à celle de son père ?
Avertissements : Chamakh et Planus pour Bordeaux, Kapo, Adefemi, Da Rocha et Marcq pour Boulogne.

"Boulogne est dans la place, tout baigne !
Ma nièce est dans la place, tout baigne !
Et les Ch'tis sont là aussi, tout baigne,
Tout baigne même pour ceux qui se plaignent !"
L'analyse flash
Une surprise, c'est le sentiment qui a du habiter les observateurs qui ont découvert le score sans voir le match. Match nul à domicile contre les 19ème ? Indigne ? Pas tant que ça... Alors oui, les Boulogne Boys n'ont pas failli à leur réputation et ont mis des coups. Plus surprenant venant des Boulogne Boys, ils ont aussi fait preuve d'intelligence et parfaitement joué le coup face à un onze bordelais qui a du mal à digérer les efforts consentis à l'entrainement. Attendant patiemment un Bordeaux sans imagination offensive et explosant en contre, l'équipe de Laurent Guyot aurait même pu repartir avec les 3 points sans un papy Ramé vigilant. Les coups de pied arrêtés auraient pu être la clé, encore aurait-il fallu les éxécuter correctement.
Une surprise, c'est le sentiment qui a du habiter les observateurs qui ont découvert le score sans voir le match. Match nul à domicile contre les 19ème ? Indigne ? Pas tant que ça... Alors oui, les Boulogne Boys n'ont pas failli à leur réputation et ont mis des coups. Plus surprenant venant des Boulogne Boys, ils ont aussi fait preuve d'intelligence et parfaitement joué le coup face à un onze bordelais qui a du mal à digérer les efforts consentis à l'entrainement. Attendant patiemment un Bordeaux sans imagination offensive et explosant en contre, l'équipe de Laurent Guyot aurait même pu repartir avec les 3 points sans un papy Ramé vigilant. Les coups de pied arrêtés auraient pu être la clé, encore aurait-il fallu les éxécuter correctement.
Au bord du Gourcuff
Les supporters des Girondins sont conscients que l'éphèbe breton a du mal à retrouver le niveau qu'il avait atteint avant sa blessure, en novembre dernier. Il est moins décisif sur coup de pied arrêté et moins précis dans le jeu, généralement en seconde période. C'était criant contre Boulogne. Lors d'une première période honorable, il joue juste, écarte parfaitement le jeu sur les latéraux, et évite l'embouteillage nordiste dans l'axe en proposant des solutions sur la gauche, notamment en décalant plusieurs fois Trémoulinas. Le fait d'avoir Fernando dans un bon soir à la base du losange l'a quelque peu libéré de ses obligations axiales.
Après la pause, l'Apollon armoricain nous a concocté un festival de contrôles ratés, de passes mal ajustées, de décalages trop tardifs… Il a également offert sa tournée de barbe à papa à tout l'effectif en réussissant à dégommer sur chaque coup franc un Boulonnais, tel un ch'ti survolté jouant au massacreur à la kermesse de Landrethun-le-Nord. Le pire était de le voir s'obstiner à tirer chaque coup-franc alors qu'il n'a pas réussi à lever sa balle une seule fois. Il aura fallu attendre 88 minutes pour qu'il laisse Cavenaghi puis Trémoulinas tirer leur coup franc direct. Il a su se remettre en cause, mais beaucoup trop tardivement. Triste. La défense en zone de Boulogne a certes considérablement obstrué son volume de jeu, mais ses fautes techniques étonnantes (compte tenu de l'absence de marquage individuel) sont à mettre à son crédit.
A part Trémoulinas, les Bordelais donnaient l'impression de jouer sous Valium en seconde période, et voir le mal que Gourcuff avait à redémarrer après chaque course peut donner une image de son état physique. Il était visiblement fatigué (le coup reçu n'a pas du arranger les choses), ce qui peut expliquer certaines approximations. Cette baisse de régime physique rappelle celle qui avait suivi les deux semaines de travail intensif qui avaient préparé le sprint final l'an dernier. Cette année, on peut supposer que le staff conditionne ses joueurs pour qu'ils se retrouvent dans une forme optimale pour les rencontres de Ligue des Champions fin février.

"Tu les veux au-dessus du mur les coups-de-pieds arrêtés ?
Mais t'es sûr que c'est autorisé ?"
Mais l'Adonis celtique est resté sur le terrain, Blanc et Gasset ne sortant généralement leur joyau qu'au prix d'une triple fracture du tibia péroné. Mais au-delà de ça, ses coups de pieds arrêtés ratés, ses penaltys manqués, de ses problèmes techniques, le mental du joueur prête à confusion. Il est fatigué, ok, mais il est également moins en confiance.
Ce qui est davantage inquiétant, c'est que Blanc et Gasset ne donnent pas l'impression d'avoir la volonté de remettre en cause son statut de titulaire indiscutable. D'ordinaire, lorsque Gourcuff est moins bien, ou absent, Plasil prend le jeu à son compte, que ce soit en position de numéro 10, ou en aspirant les ballons sur son côté. Samedi soir, Plasil n'a pas compensé la baisse de forme de Gourcuff. Et ce dernier a beau avoir joué son rôle avec une grosse activité de démarquage et de propositions de solutions, il a raté presque tout ce qu'il a tenté, ce qui explique en grande partie les difficultés de l'équipe à réaliser le fameux dernier geste, ou à se mettre en position de le faire. Mais même quand il est dans un mauvais jour le staff le laisse sur le terrain en espérant qu'il fasse la différence.
S'est-il fait larguer ? Était-il en sur-régime l'an dernier ? L'air froid, pluvieux et poissonneux de la Bretagne lui manque-t-il ? Domenech l'aurait-il surestimé ? L'aile protectrice Gasset aux effluves anisés se substitue-t-elle efficacement à celle de son père ?
Ces questions passent 4 mètres au dessus
des journalistes de la presse nationale et des minettes de Chaban, mais
elles taraudent l'esprit des rédacteurs de votre blog préféré.
Jaro sur le baudet
Le Palmarès des lecteurs
Ulrich Ramé récolte la quasi-unanimité des voix et est élu MVP du match à Grenoble. Pour ce qui est du fossoyeur du match, c'est également un plébiscite qui désigne Yoann Gourcuff.
Ulrich Ramé récolte la quasi-unanimité des voix et est élu MVP du match à Grenoble. Pour ce qui est du fossoyeur du match, c'est également un plébiscite qui désigne Yoann Gourcuff.

