Bordeaux - ASSE : l'après-match |
| Ligue 1 | |
| Écrit par Rédaction Chez Les Girondins | |
| 27-01-2008 | |
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Sur l’antenne de RMC, peu avant le début du
match, Grégory Coupet, gardien de l’OL, déclarait qu’il avait peur que
Bordelais et Stéphanois opèrent un « petit arrangement entre amis »
afin de faire la nique à Lyon. Et bien si cette rencontre fut un match
amical, n’imaginons pas se que pourrait être un derby entre River et
Boca. Les coups francs seraient à balles réelles.
Pour répondre à cette intox toute aulassienne, il
est bon de préciser que si une partie (seulement) des supporters
bordelais et stéphanois sont amis, il n’en est rien du reste du stade,
des joueurs et de l’encadrement. Ajoutons la position difficile de
Laurent Roussey, les trois points seulement qui séparent les Verts du
premier relégable, et on comprendra pourquoi, loin de donner 3 points
gratuits, Saint-Etienne a vendu chèrement sa peau. Pis encore, si Gomis
tenait plus du Drogba que du Bakayoko, Bordeaux aurait sans doute du
renouveler l’exploit marseillais pour revenir dans le match. Mais ne
l’ont-ils pas déjà fait contre M******** ? Avec la suspension d’ « Iron Mike » Jurietti, la blessure de Fernando et les exilés de la CAN, la compo de départ n’était pas bien compliquée à élaborer. La seule surprise vient de la titularisation de Trémoulinas sur la côté gauche de la défense. Ramé dans les buts, Chalmé, Planus et Henrique en défense, Diarra seul à la récupération, Micoud à la baguette, Alonso et Wendel sur les ailes avec un duo d’attaquants formé par Cavenaghi et Bellion. Loin d’être aussi convaincants que sur leurs dernières sorties, les Marines et Blancs se sont rappelés aux plus belles heures ricardiennes en livrant une rencontre très moyenne footballistiquemment, mais en terminant la rencontre avec un but d’avance. Ce genre de match que l’on peut tout aussi bien largement perdre, un peu comme la rencontre face à Sochaux. A tel point que sur l’antenne de RMC, l’équipe de l’after foot s’en donne à cœur joie pour démolir les Girondins pour ce qu’ils appellent un vrai hold-up. Alors que le parcours de Nancy, à juste titre salué unanimement, celui des Girondins, pourtant de toute évidence meilleur, est soumis au courroux des médias pour un match remporté de justesse. Exit donc, les envolées dithyrambiques qui suivirent le match face à Auxerre, les longs débats sur cette même antenne de RMC pour démontrer que Bordeaux avait les épaules pour aller chercher Lyon, les portraits du messianique Cavenaghi, l’éloge à Laurent Blanc, le modèle de gestion discrète bordelais. Une mini cabale un rien méprisant qui semble oublier que des matchs comme ça, Lyon en a gagné des brouettes (combien de points ont-ils gagnés l’année passée dans les arrêts de jeu après avoir frôlé la catastrophe tout le match ?), que Nancy a joué d’une réussite insolente pendant 6 mois ou encore qu’une certaine équipe d’Italie a passé tous ses tours de coupes du monde au finish. Mais des ces cas-là, c’est le talent. Vrai que les Verts ont livré un bon match, avec un pressing constant, des mouvements offensifs percutants et variés. Bordeaux a eu beaucoup de mal à développer son jeu, manquant de liant entre les lignes, de percussion sur les ailes ou en abusant d’un jeu long totalement stérile. Sans doute qu’après un début d’année tonitruant, l’équipe marque le pas physiquement. Saint-Etienne aurait pu espérer mieux, mais si le football se gagnait à la volonté, ce sempiternel mérite, l’histoire du foot n’aurait pas le même visage. Quelle équipe mérite le plus de gagner une rencontre ? Celle qui tire 600 fois dans le match en cadrant 2 % de balles molles ou celle qui marque sur sa seule occasion ? Mieux vaut gagner en jouant comme des peintres, que de se prendre pour le Barça pendant 90 minutes et en prendre 3 dans la musette. Sans la plus grande mauvaise foi du monde, une victoire quelle qu’elle soit est toujours plus belle qu’une défaite avec les honneurs. Souvenons-nous de la finale de la coupe de la ligue où Lyon avait bouffé les Girondins pendant 85 minutes. La belle affaire lorsqu’on voit son adversaire soulever la coupe à sa place. Il n’empêche que Bordeaux est toujours invaincu depuis la déroute normande, qu’ils réalisent une 4ème victoire d’affilé en championnat, qu’ils ont seulement 3 points de moins que le sextuple champion de France qui va gagner la C1 cette année et qu’il faudrait être d’une profonde aigreur pour vouloir chercher du négatif dans cette aventure qui se dessine en exploit. Nancy est pour l’heure distancé, Lyon dans le viseur et devant le marasme ambiant en L1, il est bon de savourer ce fauteuil confortable de dauphin. N’en déplaise aux spécialistes, Bordeaux est bien là. Ramé : largement en dedans lors de ses précédentes sorties, il a rendu un fier service à ses coéquipiers en dominant les attaquants stéphanois dans tous ses duels. Un face à face gagné contre Gomis, sûr sur les frappes de loin, il a rassuré son équipe malgré une petite blessure au genou qui aurait pu le gêner. Planus : la moissonneuse batteuse a fait honneur à sa réputation. Des tacles spectaculaires et efficaces, même si à l’image de la défense il a paru parfois un peu perdu notamment dans le placement avec quelques erreurs peu coutumières de sa part. Un jeu long trop imprécis malheureusement. Henrique : un match solide, même si par deux fois il aurait pu faire basculer le match en faveur des adversaires. Sur un tacle litigieux dans la surface sur Gomis et sur une perte de balle à 30m des buts. Sans conséquences. Après une longue période de blessure il est sur le chemin de son meilleur niveau. Chalmé : à l’aise offensivement notamment dans son entente avec Alonso, il semble toujours juste défensivement. Pourtant latéral droit exclusif, son placement défensif et son attitude en un contre laisse souvent perplexe. Trémoulinas : S’il est un bon arrière gauche en CFA, pas sûr qu’il puisse tenir cette place à haut niveau. Il est tellement plus intéressant en phase offensive qu’il est dommage de la voir si perdu en défense. Il confirme qu’il n’est pas vraiment destiné à évoluer à ce poste dans l’avenir. Diarra : dans un milieu de terrain largement dominé, difficile de livrer une copie propre. Moins présent physiquement, moins de ballons grattés. Micoud : on avait peur que Jo revienne à son meilleur niveau. Rassurez-vous, ce n’était qu’un accident. Pour l’excuser, à son grand âge, 3 matchs en 10 jours, c’est sans doute beaucoup trop. Remplacé par Jussiê qui a su mener quelques contres rapides en fin de match sans grand succès. Alonso : le petit feu-follet fut très discret. Comme le reste de l’équipe il était peut-être physiquement en dedans. Le jeu se déroulait pourtant essentiellement sur son aile, mais quand Bordeaux n’a pas le ballon c’est toujours plus difficile de se mettre en valeur. Wendel : se situant entre milieu défensif pour suppléer Diarra et ailier quand Trémoulinas restait en défense, il a beaucoup couru mais devant le désert offensif de l’aile gauche, difficile d’apporter du poids. Bellion : discret, très discret. On le sait, son profile c’est plus Trézeguet qu’Eto’o, un finisseur plus qu’un constructeur. Donc s’il n’a pas de ballons à exploiter il disparaît du jeu. Quelques bons appels, remuant sur le front de l’attaque, mais pas de quoi se montrer dangereux. Cavenaghi : il marche sur le ballon, manque une belle occasion, moins influent dans le jeu, mais il marque un but de raccroc qui donne trois points. What else ? Remplacé par Obertan qui a l’occasion en fin de rencontre de tuer le match, mais malheureusement à 3 face au gardien il fait le mauvais choix… |
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