Auxerre - Bordeaux: l'après match |
| Ligue 1 | |
| Écrit par Rédaction Chez Les Girondins | |
| 14-08-2007 | |
![]() Si la victoire semble aisée, le match fut plutôt disputé, à l’image de Wendel, l’homme du match, une prestation seulement honnête mais diablement efficace et encourageante. Laurent Blanc reconduit son équipe victorieuse de la semaine passée avec une défense composée de Ramé, çhalmé, Jemmali, Planus et Marange, dans l’axe du milieu de terrain le duo Fernando/Diarra, Wendel à gauche, Alonso à droite et la paire Jussiê/Bellion en pointe. Le coach bordelais souhaitait savoir si l’équipe séduisante de la première journée à domicile était capable de réitérer une performance similaire à l’extérieur. Sans être aussi convaincant qu’à Lescure, une victoire 2-0 à l’extérieur pour un carton plein à la deuxième journée, le stratège a de quoi se féliciter. ![]() La seconde période débute comme la première s’est achevée. L’AJA n’emballe pas le match et c’est même Bordeaux qui profite des largesses défensives de son adversaire pour doubler la mise. Un coup franc dans le dos de la défense, Wendel seul récupère dans l’angle fermé pour loger une petite balle croisée qui trompe Sorin. Peu d’occasions, un réalisme qui nous fait irrémédiablement penser à la première année Ricardienne. Auxerre reste timide et gâche ses cartouches en manquant un second penalty après un sketch de Maoulida qui trouve le poteau sur sa deuxième tentative. Dès lors, le match est plié, Bordeaux verrouille et joue ses contres à fond. Le score aurait pu être plus lourd si Bellion ne heurte pas à son tour le poteau sur une très belle combinaison avec Wendel dans la surface de réparation. Par rapport au match de Lens, les girondins ont tenu physiquement plus que l’heure pénible de la semaine passée, même si les assauts furent moins tranchant et le jeu moins propret. Diarra et Fernando ont bouclé sans soucis le milieu de terrain, Micoud entré en jeu vers la 70ème avait pour mission de conserver le ballon et la fin du match s’est déroulée sans encombre. Match facile au final, même si Bordeaux aurait pu perdre ce match avec un peu plus de réussite de la part des bourguignons qui ont grandement facilité la partie de ses visiteurs. Attention donc à ne pas trop tirer sur la corde à l’avenir, tous les matchs n’auront pas la même tournure. Reste que le style a changé, exit les briques pour les attaquants, exit les positions figées, chaque joueur à partir du milieu du terrain semble jouir d’une certaine liberté qui confère une mobilité dans l’animation qui laisse penser que Bordeaux pourra répondre à toutes les situations. Des buts, quelques occasions, aucun but encaissé et du mouvement, la question est de savoir combien de temps cela va durer et comment Blanc va gérer son effectif. Des titulaires indiscutables semblent se dessiner, comme Diarra et Fernando, qui n’ont pas vraiment de remplaçants adéquats. Le moment sans doute faire une place à Micoud, Obertan ou même Trémoulinas pour voir comment l’équipe peut se comporter dans une autre organisation. Ne boudons pas notre plaisir, Bordeaux est leader et Bordeaux joue bien. ![]() Jemmali : Beaucoup plus à l’aise dans l’axe que l’année passée, il bénéficie, certes, d’un gros boulot défensif de son milieu de terrain pour passée une soirée tranquille, mais son bilan est bon dans son nouveau poste. Attention aux balles dans le dos. Marange : Un match Bruno Bastesque dans sa longueur. Bouffé à plusieurs reprises par Maoulida sur l’aile, il a régulièrement laissé filer Martin et Pedretti dans son dos, des fautes maladroites (notamment celle au bord de la surface) ou encore des relances en touche. Mal placé, dépassé, c’est le mouton noir d’une défense pourtant solide. Planus : Deux ou trois tacles dont il a le secret, il a passé son temps à couvrir Marange et a même fait quelques relances très propres à ras de terre. Un match complet, mais on commence à en avoir l’habitude. Et il a même failli marquer sur une tête repoussée par Sorin. çhalmé : Match difficile alors qu’il avait survolé son premier match, notamment face à Lejeune qui lui a filé le tournis en première période. En retard sur la faute qui conduit un premier penalty, c’est un problème de timing qui l’a empêché d’être à la hauteur de ce que l’on attend de lui. A noter des centres trop bas qui auraient pu être intéressant. Il a tout de même permis des contres rapides avec une remontée de balle dynamique. Diarra : Si on est solide c’est clairement grâce à lui. Monstrueux à la récupération et a totalement étouffé toute tentative de passage dans l’axe. En rien flamboyant ni esthétique, il se bat comme un lion et fait le ménage. Ne surtout pas compter lui prendre le ballon de la tête ou passer en un contre un, c’est une voie sans issue. Et si en plus il rend le ballon aussi proprement, c’est une copie parfaite. Fernando : çomme la semaine dernière, totalement libéré des tâches défensives (même s'il n’a pas cessé de le faire avec brio) il a su conserver le ballon et temporiser avec son touché de balle chatoyant. Ses râteaux font désormais partis du décor et s’il semble encore juste physiquement pour aller plus en avant, c’est le taulier du milieu du terrain. Alonso : La surprise fut de courte durée, le petit argentin est retombé dans ses travers. Brouillon et peu en jambe, la physionomie du match n’était pas forcément pour lui, mais il n’a pas renouvelé sa superbe partie face à Lens. Wendel : çette fois, ce n’est pas un grand Wendel qui a foulé la pelouse de l’Abbé Deschamps. Très discret jusqu’à son but, il a quand même bossé comme un diable sans réussir tout ce qu’il a tenté. Mais auteur d’un doublé qui donne trois points, faut pas trop en demander surtout si on se souvient de sa magnifique passe en talonnade sur le poteau de Bellion. Jussiê : Totalement libre sur le terrain, il est redescendu prendre les ballons très bas. Trop bas sans doute ce qui l’a empêché d’être plus présent sur le front de l’attaque. Sa mobilité a néanmoins permis de donner le choix des phases offensives et il était à deux doigts de concrétiser un bon mouvement en fin de match. Bellion : Encore un bon match où il a pu montrer l’étendue de ses capacités. Tantôt en profondeur, tantôt sur les ailes où il a fait la différence, il manque un contrôle seul face à Sorin en début de rencontre et il touche du bois sur un excellent mouvement avec Wendel. Très encourageant. Micoud a remplacé Alonso, il a joué pépère mais a joué juste et vers l’avant. Cette équipe est faite pour qu’il brille et la fasse briller, à revoir le plus vite possible. Chamakh et Obertan sont rentrés en fin de rencontre sans se mettre particulièrement en valeur. |
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