[Amical] Libourne - Bordeaux : l'après match |
| Ligue 1 | |
| Écrit par Rédaction Chez Les Girondins | |
| 13-07-2007 | |
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A l'occasion de ce derby, chezlesgirondins.com a déployé les grands moyens en dépêchant sur place trois membres de la rédaction, dont un qui avait un appareil photo (et un qui avait un carnet de notes mais qui l'a oublié dans la voiture). C'est dire si on avait pris cette rencontre au sérieux ! Si la 2ème période fut anecdotique, la 1ère justifia notre déplacement tant elle fut riche en enseignements. Ne pouvant compter pour diverses raisons sur Planus, Jurietti, Jemmali, Brégerie, Henrique, Marange, Fernando, Perea, Jussiê et Chamakh, Laurent Blanc décidera d'aligner en 1ère période la meilleure formation possible avant de faire jouer les jeunes ensuite. Dans un match de préparation, qui plus est avec autant d'absences, c'est dans le schéma de jeu et les intentions que se situent les principaux enseignements. Car même si le nouveau coach bordelais n'a pas encore tous ses outils à disposition, il semblerait qu'il ait quelques idées sur la manière dont il aimerait voir son équipe jouer cette saison, et qu'il profite donc des matchs de préparation pour mettre en place son système de jeu quitte à faire évoluer certains joueurs à des postes inhabituels pour eux (en attendant les retours ou arrivées de titulaires). Plus que le résultat, qui est anecdotique, c'était là que se situait l'intérêt de cette rencontre de préparation, avec également la mise à l'essai du Marocain Rbati. Voici donc le schéma mis en place par Blanc : On a donc eu droit au fameux 4-3-1-2 réclamé par de nombreux observateurs depuis l'arrivée de Micoud. Ce schéma a pour principal objectif l'optimisation du meneur de jeu international, celui-ci étant libéré de toutes préoccupations défensives, ces tâches revenant aux 3 milieux défensifs situés derrière lui. Pour que cette organisation fonctionne à plein, elle nécessite des arrières latéraux qui sachent animer leur côté, des « milieux défensifs excentrés » polyvalents capables de combiner avec ces mêmes latéraux et d'amener le surnombre lors d'offensives, et un milieu défensif axial ayant un gros abattage, jouant simple et perdant le moins de ballon possible. En effet, la zone dans laquelle évolue ce dernier est celle où l'on trouve la plus grosse densité de joueurs adverses, et ses latéraux se trouvent en position haute du fait que l'équipe est en phase de construction quand il a le ballon. Donc en cas de perte de balle, l'équipe est automatiquement exposée a des contre-attaques rapides de l'adversaire. Alors bien sûr, tout cela n'a pas fonctionné à merveille mercredi soir. La faute bien évidemment à l'absence de titulaires, ce qui a forcé Blanc à faire évoluer des joueurs contre-nature. Afin de mieux exposer notre propos, le plus simple est de directement passer à la revue d'effectif :
Ramé : Le capitaine bordelais n'a pas eu grand chose à faire, mais commet une grosse faute de main sur le but libournais. Sinon, il a énormément communiqué avec la charnière centrale inédite.
Chalmé et Alonso : çomme dit plus haut, le schéma mis en place nécessitait une très bonne entente entre le milieu défensif droit et le latéral droit, à l'image de ce qu'il s'est produit côté gauche entre Wendel et Trémoulinas. Mais voilà, mercredi le milieu défensif droit était Alonso, l'exemple même du joueur aligné à un poste qui n'est pas le sien (faute de joueurs disponibles). L'Argentin étant ce qu'on appelle poliment un joueur ultra spécifique (quand on prend moins de pincettes on dit qu'il a une intelligence footballistique proche du néant), il a été incapable de se plier aux exigences tactiques de son poste d'un soir. Résultat, aucun repli défensif, impossibilité totale pour çhalmé de montrer quoi que ce soit offensivement (tenter de combiner avec Alonso tient de l'utopie, l'Argentin étant persuadé que le une-deux est une légende urbaine). Sur le but de Kardum, çhalmé sort parce que Alonso est à 60 mètres des buts, donc Ecuélé vient couvrir çhalmé, on connaît la suite. Pour résumer, et là c'est énorme, c'est Alonso qui crée le décalage pour Libourne. Du grand art de la part de l'Argentin. On a d'ailleurs vu çhalmé constamment se plaindre du manque de couverture de la mobylette (copyright Tony Selliez). Nous avons donc assisté à une 1ère période sympathique mais surtout pleine d'enseignements assez rassurants. Effectivement, si dans ce schéma on remplace Alonso par Fernando, Ecuélé par Planus, Obertan et Saivet par 2 attaquants à choisir parmi Chamakh, Jussiê et Cavenaghi, c'est à dire que des joueurs déjà présents dans l'effectif mais indisponibles mercredi, et qu'on recrute un milieu défensif puissant et un défenseur central, Bordeaux possèdera un 11 de départ très correct. C'est déjà pas mal. Nous ne parlerons pas de la 2ème période tant elle fut anecdotique. On notera simplement que Juan Pablo Francia était largement au-dessus du lot, ce qui est plutôt rassurant. |
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