Entretien avec Gaëtan Huard - 6ème partie |
| Interviews | ||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
| Écrit par Alfonso Ribeiro et tias | ||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
| 15-02-2008 | ||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
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Pour son grand retour, Guéguette nous confirme que l'OM est un sketch. Et il aurait bien aimé taper dans la main de Bez. A la fin du match contre Milan, on te voit montrer le nom d'Alain Afflelou sur ton maillot en faisant « Non » de la main. Cela avait quelle signification ? C'était pour montrer notre sponsor (rires). C'est tout ? C'était un peu tendu entre lui et moi, je n'étais pas toujours d'accord avec lui. Mais je n'avais pas non-plus à faire ce geste-là. C'était une année difficile parce que pour les plus anciens, on savait qu'on arrivait à la fin. Depuis que j'étais arrivé au club, c'est à dire cinq ans, c'était toujours la même rengaine, les mêmes promesses, et cela me décevait car je suis quelqu'un de droit qui mourra avec ses convictions. Cela m'exaspérait que sur certains points précis on ne respecte pas ses engagements. Ce qui a été un gros soucis et qui l'est moins aujourd'hui, ou différemment, c'est qu'après Bez les Girondins de Bordeaux a été un club à deux têtes. Là c'était Lange-Afflelou. Donc quand t'en as un qui te dit oui, l'autre va parfois te dire non. Et toute l'année on se faisait balader comme ça sur les négociations de primes, etc. Donc à la fin c'était re-lou. Avec tout le respect que j'ai pour l'un et l'autre qui ont beaucoup apporté au club. Mais moi j'aime les gens de parole et je n'ai pas besoin de te signer un papier pour valider ce qu'on a dit. C'est la réputation qu'avait Claude Bez. Si il te disait qu'il t'augmentait, il n'avait pas besoin de faire d'avenant ou de contrat, c'était fait, c'était oral, et c'était respecté. Aujourd'hui tout cela n'existe plus.
Aujourd'hui les joueurs en profiteraient... Il y a des joueurs exécrables, attention. Mais il y a des chefs d'entreprises qui sont venus dans le football et qui ont cru qu'ils allaient gérer ça exactement comme leur boite. La seule chose qu'ils ont oublié, c'est que dans un club de football la star ce n'est pas eux, c'est le joueur. On voit très rarement un supporter demander un autographe à un président de club. Il y a un manque de culture foot ou de passion chez les présidents ? Pas toujours, il y en a qui ont une culture foot. L'actionnaire a rarement une culture foot, mais le président, généralement, oui. Dans les clubs qui émergent aujourd'hui, comme Le Mans etc, on voit qu'il y a un président qui a une personnalité et on sait qui commande le club. Pourquoi aujourd'hui Lyon est fort ? Parce qu'ils ont une « tête ». Et l'image d'un club est souvent faite par sa tête. Marseille, pourquoi c'est comme ça ? Il y a Dreyfus, mais à part donner de l'argent tu ne sais pas ce qu'il fait. Tu ne sais pas qui est le président. C'est Dreyfus ? C'est Papa Diouf ? C'est Acariès ? C'est comique. On est d'accord, c'est un sketch. Oui, un sketch à plusieurs millions d'euros.
A Suivre. Entretien réalisé par Tias et Alfonso Ribeiro. |
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