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Bellion : « On n'est pas passés loin »

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Entré à un quart d'heure de la fin de la rencontre face à Lyon, David Bellion n'a pu éviter la défaite de son équipe. A la descente de l'avion qui ramenait la délégation bordelaise, l'attaquant livre son sentiment sur l'élimination des Girondins de la Coupe de France, ainsi que sur le récent passage de l'équipe en 3-5-2 et sa situation personnelle.



Comment as-tu vécu le match depuis le banc ?
Dans le froid ! C'était vraiment très dur de se chauffer. Le résultat est un peu dur parce qu'on ne s'est pas vraiment fait dominer, à part en fin de deuxième mi-temps où c'est vrai que c'était compliqué. On n'a pas à avoir honte de notre match, on a été assez solides. De leur côté ils ont été réalistes, avec un peu de chance sur leur deuxième but lorsque Briand se rate et Bafé (Gomis) récupère le ballon... ça nous a un peu blasé. Ensuite, le troisième but est anecdotique. On a senti une équipe de Lyon assez à l'aise, techniquement ils ont des joueurs qui font la différence... et puis ils ont Kallstrôm qui est vraiment très, très fort, qui remet tout le monde à l'endroit tout le temps.

Qu'est-ce qu'il a manqué à Bordeaux ce soir ?
Je ne sais pas. Vraiment, je n'ai pas la réponse. On contre bien, ce qui nous permet de mener 1-0, ensuite on gère assez bien la première mi-temps... Il nous a peut-être manqué un peu de chance, je ne sais pas. On a fait un match correct, on s'est créé des occasions, on a été solides défensivement... Devant c'était très dur parce que Yoan (Gouffran) était esseulé, mais voilà, c'est comme ça, Lyon a mérité sa victoire.

Tu es frustré de ne pas être rentré en jeu plus tôt ?
Avec Nico (Maurice-Belay) et Emiliano (Sala), je pense qu'on est bien rentré dans le match même si avec le froid il était très difficile de se chauffer. C'est un choix de l'entraîneur que je respecte, parce qu'il est vraiment très correct dans sa manière de discuter. Si on ne joue pas c'est parce qu'on ne le mérite pas, parce qu'il y a meilleur que nous en ce moment. Mais il (Gillot) a toujours redonné sa chance à tout le monde donc j'attends. C'est toujours frustrant de rester sur le banc, on préfèrerait être sur le terrain et se faire plaisir, c'est sûr. On a quand même eu droit à un petit quart d'heure de jeu pour essayer de changer la donne, mais malheureusement cela n'a pas marché.

La Coupe de France était un vrai objectif pour Bordeaux...
Ouais, parce qu'on n'est plus en lice sur aucun tableau alors que Lyon fait carton plein. C'est un peu rageant, surtout qu'aucun joueur de notre équipe de l'a jamais gagnée. En plus, cela tenait vraiment à cœur à notre président parce qu'il ne l'a jamais gagnée lui non-plus. On était parvenu à ce stade grâce à deux victoires dans la douleur, face à Saint-Etienne et Créteil, qui ont soudé le groupe. Grâce à ces deux qualifications difficiles, nous jouons mieux, nous sommes plus solides dans tous les domaines, même si parfois on est dans un jour sans comme contre Evian, mais on fait aussi des bons matchs comme contre Toulouse où on met des buts quand il faut. On a des gros matchs qui arrivent, contre Lille et encore Lyon contre qui on pourra prendre notre revanche à domicile parce que ce soir on n'est pas passés loin.

 

« Avec le 3-5-2, le public en a pour son argent. »

 

Quels sont les objectifs de Bordeaux pour cette fin de saison ?
Rester sur ce qu'on fait depuis un mois et demi. On n'a pas perdu depuis cinq matchs, il faut garder cette dynamique malgré cette défaite en Coupe de France. A l'entraînement, on voit que tout doucement le château de cartes se reconstruit, tout le monde adhère à la philosophie du coach. Il a fallu du temps pour remettre les choses à l'endroit, c'est sûr que tout ne peut pas se faire d'un coup. Le groupe se redessine, il y a une cohésion, il faut garder ses acquis-la.

Depuis la victoire à Ajaccio, vous tenez un rythme de champion avec une moyenne de deux points par match...
Oui, c'est vraiment un bon rythme. Il nous a fallu une bonne claque à Dijon pour nous remettre bien comme il faut. C'est comme ça, ça descend, ça remonte... Tous les clubs connaissent des petites crises, des moments de doutes, et pour les joueurs, individuellement c'est la même chose. Un groupe, c'est fragile, très, très difficile à gérer. Et là, on devient de plus en plus solide.

Que pense le groupe du passage au 3-5-2 ?
Du moment qu'on respecte les principes de n'importe quelle tactique, il ne peut en ressortir que du positif. Après, c'est sûr que si l'équipe d'en face est meilleure... Nous, je pense qu'en Ligue 1 on peut rivaliser avec beaucoup d'équipes parce que contre les gros on a fait de bons résultats, hormis ce soir et contre Montpellier. On voit de belles choses cette année, comme la première mi-temps contre Valenciennes il y a un mois où cela jouait bien, c'était super, on avait marqué deux fois en vingt minutes. On pensait avoir plié le match et puis en deuxième mi-temps cela avait été plus difficile, on a reculé, je suis rentré, je n'ai pas fait grand chose, je n'ai pas réussi à porter le ballon, on s'est pris des contres... Le 3-5-2, c'est un système dans lequel il faut avoir confiance en chaque joueur et avoir la possession de balle, sinon c'est compliqué. Mais si on garde bien le ballon et qu'on fait tourner, c'est intéressant. Avec le 3-5-2, le public en a pour son argent parce qu'il y a plus de risque, plus de jeu, les défenseurs latéraux montent...

A titre personnel, tu te sens comment ?
Un peu essoufflé, j'ai traversé un mois de janvier très moyen. En décembre, j'étais bien revenu de toutes mes blessures, le coach m'avait félicité. Ma frustration vient aussi du fait qu'à chaque fois je passe à un centimètre ou à une motte de terre d'un but. Contre Toulouse, j'avais l'occasion de marquer un but tout fait et il y a eu un faux rebond au dernier moment... C'est le genre de truc qui te dégoute quand tu rentres chez toi. Je me connais, il me manque vraiment un but pour enchaîner. C'est vrai que ce mois de janvier a été difficile, j'étais un peu fatigué et en plus Jussiê a du feu dans les jambes.


Lire également le compte-rendu de Lyon-Bordeaux.

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