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Une journée au Haillan (1ère partie)

Écrit par Rédaction Chez Les Girondins   
18-08-2006
Début de saison, beau temps, pelouse neuve, tout va bien dans le petit monde des Girondins. 8h30 : Michel Pavon arrive, l’Equipe, France Football, But Bordeaux à la main. Il monte dans son bureau. Ça va Michel ? lui lance le gardien. Non, j’ai beaucoup de boulot, répond celui-là. Claquement de porte, les neurones et les téléphones vont chauffer. 9h : Le personnel prépare les équipements pour l’entraînement du matin, Ricardo arrive très vite, discute le bout de gras quelques minutes avec les quelques supporters déjà présents, un jeune homme un peu agressif lui parle d’une histoire de serveurs et de Manpower, Ricardo fait celui qui ne comprend pas et s’éloigne vers le bureau de Michel Pavon, alors que le jeune homme tapote frénétiquement sur les touches de son téléphone portable. Alors, ces transferts, ça avance, Michel ? demande le coach bordelais. Euh ouais, j’ai étudié quelques dossiers. Dis-donc, y a L’Equipe qui dit qu’on est en contact avec un attaquant d’Amiens, là. Ça peut être une bonne idée, non ? Je tente ? Ricardo réfléchit quelques instants. Il est Brésilien ? Pavon jette un œil vers le quotidien sportif. Non, pas du tout. Ricardo soupire. Laisse tomber, ça vaut rien. Je vais réactiver un de mes contacts en D3 brésilienne pour qu’on se fasse prêter un milieu offensif appartenant à moitié à une société trinidéenne et à un homme d’affaire guatémaltèque pour l’autre. C’est un jeune espoir de 28 ans qui peut aussi jouer gardien de but. D’ici Noël il aura signé. Michel Pavon fronce les sourcils. Mais le mercato finit le 31 août ! Et alors ? Faut pas qu’on fasse de vagues, on lâche la Ligue des Champions, on reste dans le ventre mou jusqu’en février, et là, paf, on finit en trombe et on accroche la 4ème place ! s’écrit Ricardo, triomphant. Ensuite je signe au PSG qui est le club de mon c…Nan rien, je déconne, tu sais bien. Pavon le regarde de travers. Ouais bon, laisse moi travailler, faut que je surfe un peu sur les forums pour trouver des idées, mais bon, c’est pas simple, ils veulent tous qu’on fasse signer des stars du foot, mais moi j’ai pas leurs numéros de portable. Ricardo : Je t’avais bien dit de garder le carnet d’adresses de Charles, on réussit à rien avec un simple annuaire téléphonique de la Gironde ! Michel baisse les yeux. Ouais je sais, mais bon, il est parti en catastrophe avant que les flics viennent le cueillir pour le procès de l’O*, il a rien laissé pour nous. Ricardo quitte la pièce, l’air perplexe. C’est l’heure d’aller superviser l’entraînement des joueurs. 10h : Les joueurs sont arrivés dans leurs voitures respectives, la foule s’agite à leur apparition sur le terrain pour un petit footing. Eric Bedouet mène la troupe qui s’éloigne en trottinant derrière les arbres. Un attroupement se forme à l’entrée du centre alors que les vigiles refoulent 2 hommes : non, monsieur Cohade, vous avez été transféré à Strasbourg cette saison, vous ne faites plus partie du club. Renaud Cohade, interloqué, remonte dans sa Porsche. Strasbourg ? J’espère au moins qu’ils jouent la coupe d’Europe ceux-là. Il me faut au moins ça comme club ambitieux… Il branche son GPS et s’en va. C’est un peu plus compliqué pour le 2ème : Sylvain Franco vient au centre, comme tous les jours depuis 2 ans, et les vigiles sont obligés de lui expliquer, comme à chaque fois, qu’il joue désormais en DH. Mais j’ai joué en Ligue 1, moi messieurs ! hurle-t-il en partant. Remember Erwan Quintin, lance-t-il, avec un dernier regard de défi aux cerbères de la porte, avant de remonter dans sa Golf en pleurnichant. 10h30 : Lilian Laslandes arrive, un peu essoufflé. Ah merde, c’était 10h, en fait, je me souviens jamais. Il fait tomber quelques confettis restés dans son t-shirt, enfile ses chaussures et son short rapidement, alors que les autres joueurs reviennent tranquillement du footing. Jurietti et Henrique arrivent un peu plus tard, l’un avec l’œil poché, l’autre avec un tibia tuméfié. Qu’est-ce qui s’est passé, les gars ? demande Bedouet. Cet imbécile m’a marché sur le pied, bougonne Franck Jurietti. Yé né fé qué mé défendre, s’insurge Henrique. Bon, ça va pas recommencer, les mecs ! Johann Micoud s’interpose. Je ne suis pas revenu pour jouer les surveillants de cour d’école. Mon statut de joueur international me permet de mériter mieux que ça, tant au niveau du salaire qu’au niveau du prestige ! Les 2 joueurs s’éloignent, haussant les épaules, le regard noir. Smicer vient voir Bedouet. Il y a un problème coach, j’ai ressenti une douleur derrière la cuisse pendant le footing, je crois que je vais être forfait pour la Coupe du Monde 2010. Euh Vladi, on va faire des exams d’abord, okay ? ça serait bien que tu joues 2 ou 3 matchs cette saison, quand même, lui répond Bedouet. Ils s'éloignent ensemble voir le kiné. 11h : Jean-Louis Triaud passe prendre la température du groupe (au sens figuré, hein), alors que les joueurs se livrent à un tennis-ballon. Le même jeune homme du début de matinée se précipite vers lui. Alors président ? Les transferts, ça avance ? Triaud esquisse un sourire nerveux. Il faut voir avec le coach ! Il s’éloigne rapidement, visiblement agacé. Le jeune homme se remet à tapoter sur son portable. Sur le terrain, Ricardo surveille de près ses poulains, et la moindre erreur déclenche une bordée d’injures sur le fautif. Comme d’habitude, c’est Perea qui prend, à cause d’un contrôle manqué suite à un ciseau retourné de Lilian Laslandes. Le joueur colombien s’excuse, mais ça ne calme pas le coach, qui marmonne quelque injure à l’encontre du peuple des Andes et d’une éventuelle filiation avec des chèvres de race dégénérée. 12h : Fin de l’entraînement. Bedouet et Ricardo libèrent leurs hommes, qui reviennent lentement vers le parking, enchaînant signatures d’autographes, photos et quelques mots avec les fans. 2 vigiles interviennent néanmoins pour évacuer un jeune supporter victime d’un vilain coup de tête de la part d’Henrique. Il m’a bousculé ! s’écrie le défenseur brésilien. Il voulait juste une photo, déclare le père de la victime au jeune homme qui note tout sur son portable, l’air satisfait. Enfin une info ! marmonne-t-il entre ses dents. Dans le même temps, Mavuba et Faubert comparent leurs t-shirts respectifs sous les yeux énamourés d’une bande de jeunes filles pré pubères, tandis que les vigiles assomment 3 fillettes pour les détacher du short D&G de Marouane Chamakh. (fin de la 1ère partie)



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Commentaires
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Lydille   |20-08-2006 09:13:27
'Comment faites vous? Chapeau! Et comme on dit : plus c'est long, plus c'est
con* euh...bon!

Le coup de boule d'Henrique au jeune supporter...E-norme!



*le mot con est dérivé du mot conard qui faisait office de diminutif
affectueux. Mais depuis peu(4mn environ)cela signifie "drôle." :D'
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