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Trêve internationale oblige, l’effectif
girondin est exempté de scapulaire jusqu’au 14 octobre et la venue de l’AS Monaco. Période terrible pour nos chroniqueurs, qui
d’ordinaire n’ont pas grand-chose à vous faire partager dans ces moments là. D’ordinaire non, mais là, oui. Parce que
l’expérience venant, nous avons décidé de prendre les devant. En effet, nous avons envoyé notre fine équipe enquêter sur la manière
qu’ont les joueurs d’occuper le temps libre qu’occasionne cette mini trêve. Petite revue d’effectif des occupations de
chacun entre deux entraînements légers :
Marc Planus soigne toujours sa blessure à la voûte plantaire à l’infirmerie du
Haillan. Il occupe la plupart de son temps à jouer à Doom sur sa console depuis son lit qui a la silhouette d’Albert Riera incrustée dans
le matelas. La seule arme qu’il utilise est l’obus. Il s’est d’ailleurs trouvé un très bon camarade de jeu en la
personne de Vladi Smicer qui refuse de rentrer chez lui par peur de se blesser sur le chemin du retour (en plus il a oublié où il
habitait, depuis le temps). Et honnêtement c’est pas chez lui qu’on trouve des infirmiers aussi serviables, même si le type affirme
qu’il joue aux Girondins et qu’il s’appelle Gérald Cid. Wendel et Enakarhire en profitent naturellement pour prendre des
cours de français afin de faciliter leur intégration. Ils travaillent calmement sur les verbes du 3ème groupe quand ils sont dérangés par le
trublion retardataire propre à chaque classe : « Oh putain, c’est parce que tous les trucs en –ir c‘est dans le
3ème groupe qu’Enakarhire était à la fin sur la liste de Pavon, m’sieur ? » « Ecoutez monsieur Colleter,
assimilez déjà l’alphabet, on verra tout ce qui est conjugaison plus tard », lui répond Fernando avant de lui rappeler
qu’il ne lui a toujours pas payé le 1er trimestre. Dehors, Julien Faubert passe ses journées à rôder autour de la boite aux lettres,
l’air anxieux. « Hep facteur, toujours rien pour moi ? » « Je suis pas le facteur, je suis Gérald Cid.
GE-RALD Cid, merde ! ». Julien commence à se demander si m’sieur Domenech le chambrait pas quand il lui a dit qu’il lui
enverrait une carte postale de Glasgow. En plus il commence à trouver le temps long sans ses potes au Haillan. Rio est à Caen où il
risque de se faire plein de nouveaux copains dans ce truc organisé avec que des jeunes de son âge, Juan Pablo s’entraîne avec les
poussins après la gueulante poussée par Battiston, Marouane est en Hollande avec sa sélection, et Ted Lavie passe son C.A.P. de forgeron. Y a
bien ce facteur qui le poursuit partout avec son ballon, mais Julien a même pas un stylo pour lui filer un autographe. Sale période. Ulrich
Ramé, David Jemmali, Michel Pavon et Ricardo passent quand à eux la journée dans le médoc, histoire de profiter d’une bonne table.
Jurietti s’est décommandé, il passe la soirée chez les Ducasse. Les parents étant sortis, ils avaient peur de laisser le fiston tout
seul. Mais revenons-en à nos quatre gourmets. Ils sont accueillis comme il se doit par le maître des lieux, Ulrich lui sert la main et lui
refile un fanion. Ricardo s'est occupé du plan de table, il a placé Pavon à ses côté et donné un rond de serviette à Ramé. Jemmali se
positionne naturellement à la droite de son capitaine. Tout le monde prend donc place et voilà les entrées. Le jeune serveur donne sa salade de
chêvre chaud à Ramé qui prend l'assiette, la soupèse, la fait tourner, la pause sur la table, puis finalement en choisit une autre. Une fois
que tout le monde a sa salade, Pavon demande à Ramé de lui passer la vinaigrette qui se trouve à ses côté. Donc Ramé prend la bouteille de
vinaigrette, la tapote contre la table, jette un regard vers Jemmali, puis vers Ricardo, et passe finalement le condiment à Pavon qui se dit
qu'il a bien fait de pas prendre une entrée chaude. Le repas bat donc son plein lorsque survient le drame. Ramé demande à Jemmali de lui
passer le sel, ce dernier lui lance donc la salière, mais à ce moment là portier girondin juge mal la trajectoire. Il laisse échapper
l’objet qui tombe sur la bouteille de Château Calon Segur 95 qui se déverse sur le survêt’ collector de Pavon, celui de
l’Equipe de France que Franckie lui avait ramené. Ca va barder mais heureusement, c'est à ce moment là que Yiyian fait son entrée dans
le restaurant et détourne donc l'attention. En fait c’est Ricardo qui l’a invité, mais que pour le café. Par contre ils
partageront la note en cinq, esprit corporate oblige. On est toujours sans nouvelles du petit Pierre. Johan Micoud, lui, est en ville. Il
assiste avec sa femme à un vernissage d’art contemporain. Il s’agit d’un jeune artiste brésilien qui expose des objets
qu’il fend avec son crâne. Et qu’elle n'est pas sa surprise lorsqu’il apprit que ce jeune carioca travaille lui aussi aux
Girondins ! Faut dire que le type étant défenseur, il ne l’avait jamais vu que de loin. Les deux gars s’entendent bien, ils
déambulent dans la galerie sans sourire, sans parler aux gens. Une complicité est en train de naître. A l’entrée, Darcheville et Dalmat
se chargent de la sécurité, en échange c'est open-bar pour eux après. Rien à signaler de ce côté-là, si ce n’est ce jeune qui tente de
resquiller en prétextant qu’il connaît du monde à l’intérieur : « C’est privé m’sieur Cid, faut pas rester là
», lui signifie Darche. « WOUHOUHOUHOU », rajoute Dalmat pour indiquer son approbation. Quand à Perea, il a
encore été retrouvé à l’aéroport de Bordeaux-Mérignac, tentant pour la énième fois de fuir vers Bogota. |