Haillan's Arena : la rentrée des classes |
| Haillan's Arena | |
| Écrit par Par Louison et Matou | |
| 02-07-2008 | |
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Et oui, c'est bientôt la reprise de la L1 ! Zizou, entre deux
publicités pour Danone, va trouver le temps de faire un spot pour
Canal+, Christian JeanPierre va devoir se trouver un nouveau job,
France2foot n'est plus... Bref, tout va pour le mieux dans le meilleur
des mondes. Au Haillan, les Girondins de Bordeaux sont en pleine préparation, faut
remplir les réservoirs comme dirait Lolo, parce que la saison sera
longue, comme dirait le Cévénol, et qu'à partir de là, on pourra
regarder derrière, comme dirait Blanc. Pour les joueurs, malgré une
préparation physique que l'on espère adéquate, il fleure bon un esprit
de rentrée des classes. Ainsi, Fernando Menegazzo, qui a longtemps
hésité entre le professorat et le football, s'imagine ce que pourrait
être l'univers qui l'entoure dans une dimension plus scolaire.
En salle des profs, c'est l'heure de la mobilisation. La rentrée est un
moment important, qu'il ne faut pas rater, sous peine de passer une
année difficile. Le sous-directeur le sait bien, et il tient à ce que
toute l'équipe des enseignants soit unie. Il sait que ses collègues se
moquent de lui, avec son accent du sud, ses petites lunettes rondes, sa
manie de piquer les touillettes de la machine à café, et ses phrases
qui commencent toujours de la même façon. Mais il pourra compter sur
son vieux copain, un mec bien plus accessible, l'intendant de
l'établissement. surnommé « Jean-oui », parce qu'il dit jamais non à un
apéro, un ptit con, un digestif,.... L'ambiance serait vraiment sympa
s'il n'y avait ce directeur, Monsieur Triaud, toujours là pour
rouspéter dès que quelqu'un demande des fonds pour une sortie, ou un
achat de matériel un peu plus neuf.
Fernando se concentre ensuite sur sa classe. Il y a là un rassemblement pour le moins hétéroclite. Comme le jeune Ducasse, qui doit être de fin d'année, n'est pas encore très mature avec son cartable pokémon. Le nouveau, Gourcuff, lui ressemble un peu, dans le genre petit enfant. Il se fait encore amener par son papa au collège, qui doit lui parler de longues minutes avant que son fils ne lui lâche la main et ne se décide à entrer. Les autres élèves se moquent de lui. Il y a aussi ce Marange, pas un cadeau ce garçon, qui donne l'impression de régresser au fur et à mesure qu'il passe du temps en cours. Ah oui, et ce Trémoulinas, pas un mauvais bougre, mais complètement fou-fou. Il faudra absolument le séparer des deux brutes du fond de la classe, près du radiateur. Jurietti et Henrique sont quand même plus supportables depuis que le collège a réussi à se débarrasser de Jemmali, qui propageait sa mauvaise influence sur ses camarades. Apparemment, il traine toujours dans le coin, mais même le pion qui l'aimait bien, le Michel là, a dit qu'il ne le laisserait pas refoutre le bordel, comme il dit toujours aussi familièrement. Jurietti et Henrique posent toujours certains problèmes, cela dit. Le premier pique tout le temps les goûters des autres (notamment Wendel), et quand certains veulent le reprendre, Henrique arrive et leur donne un coup de poing. Heureusement, il y a Diarra. Lui c’est le grand sympa. Il récupère les goûters volés, car Jurietti et Henrique n’osent rien dire devant lui, et les rend aux copains. Un des élèves que les profs apprécient le plus dans cette classe, mais il y en a d’autres, il ne faut pas croire qu'il n'y a que des cas dans cette section.
Quelque peu chamaillé dans son ancienne école, le jeune Gourcuff espère se faire des amis en Gironde...
Avoir un garçon comme Cavenaghi, c'est une bénédiction pour tout professeur. Il comprend vite, est gentil avec son prochain (comme le petit Alonso qu'il a pris sous son aile, parce qu'il souffre d'un handicap sévère de la partie gauche de son corps) et montre l'exemple à Bellion. Aussi, il y a Obertan, ce garçon si doué quand il veut, mais difficile à gérer quand une matière ne lui plait pas. Fernando pense le mettre à la même table que Wendel. Il pourra montrer à Obertan qu'avec de la discipline et de la rigueur, on peux très bien s'en sortir en classe. Donc quand on a du talent, on se doit de bien l'exploiter. La bonne surprise de l'année précédente a été sans conteste Diawara, lui qui pendant longtemps était mis à l'écart par les autres, à cause de sa maladresse et sa manie de toujours porter des gants. Le reste de la classe pensait qu’il était très malade et que ça pouvait être contagieux : dès que Diawara arrivait, on entendait des “faites gaffe les gars, y’a Ebola qui s’ramène!”. Il a fini par bien s’intégrer, et a montré plus tard de belles capacités. Chalmé est un garçon gentil, bien qu’un peu trop fayot, à toujours vouloir utiliser les mêmes mots que les profs, pas toujours à bon escient. C'est ce genre de cas qui font plaisir à Fernando . Il suffirait de régler les cas d'absences plus ou moins justifiées de Jussiê, et les allers-retours de Planus, qui passe plus de temps à se faire excuser pour aller à l’infirmerie qu’à travailler, pour avoir une année intéressante. Il faudra aussi gérer les départs cette année, comme celui de Brégerie. Il change de collège. Il va aller dans une ZEP, dans l’est. Enfin, Fernando espère que l’administration aura mis la liste des élèves à jours, cette fois-ci ! L’année dernière, durant toute la deuxième moitié de l’année, il y avait un nouveau qui était inscrit, nommé Carvalho, Daniel. On nous a maintenu qu’il arriverait un jour. À la fin de l’année il a été viré du collège, car il avait totalisé 345612 absences non justifiées. |
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