Alors
que les vapeurs d'alcool se dissipent petit à petit pour les vainqueurs de la dernière Coupe de la Ligue, le psychologue du club, seul élément
encore sobre, essaie de justifier sa position de salarié en proposant un stage de théâtre pour les joueurs, ce qui permettrait selon lui
d'aborder au mieux la dernière ligne droite en championnat. Malgré les réticences de son Président, Ricardo, qui a constaté ses difficultés
récentes à tenir son groupe, décide de tenter l'expérience, et rajouter un peu de culture permettrait de développer un peu l'intelligence de
jeu de certains. Rendez-vous donc Place de la Comédie pour les Girondins de Bordeaux. Malgré notre emploi du temps dédié à la construction
d'une statue glorifiant Henrique, et le projet de l'installer Place des Quinconces (même si P.Colleter est persuadé que la Colonne des
Girondins suffit déjà amplement pour glorifier le club, même que C.Bez l'a construite de ses propres mains), nous avons tenu à vous tenir
informés de ce sympathique stage.
Les apprentis acteurs se retrouvent sur la scène, alors que Ricardo tente de
donner un sens à ce qui serait sans son intervention un rassemblement hétéroclite plus proche des footballeurs anonymes qu'autre chose
(regardez la production faite par Pavon si vous ne nous croyez pas). Encore hystérique, Ulrich cherche à faire de périlleuses acrobaties, il a
repéré en coulisse une barre ressemblant à une transversale, et cherche vainement à monter dessus. Il n'arrêtera qu'après négociations avec
Planus et Marange qui le convaincront que ces choses-là ne sont plus de son âge, et la promesse d'un karaoké au bowling de Pessac. De son
côté, Frank ne comprend pas pourquoi il doit participer à cette composition, persuadé qu'il est d'être un acteur accompli. Fernando,
devançant son coach préféré, lui révélera l'affreuse vérité : nul n'a été dupe samedi dernier, mais il est tombé sur plus mauvais acteur que
lui, ça s'est donc moins vu. Dépité, Jurietti décidera de se désinscrire de ses cours de self-control pour améliorer son jeu de composition.
Est-ce que tu viens pour les vacances
?
Moi je n'ai pas changé d'adresse
Je serai je pense
Un peu en avance
Au rendez-vous de nos
promesses
Ricardo prend alors le temps d'expliquer le pourquoi du comment de ce stage. Devant le désintérêt croissant de
Julien quand il parle de l'harmonisation des performances, du placement sur la scène, le Brésilien décide d'utiliser un vocabulaire plus
direct, moins compliqué. « Ecoutez moi bien, ce que nous allons faire aujourd'hui est une pièce acerbe, Le Malade Imaginaire... » Interruption
de Vladimir qui signale qu'il est Tchèque, pas Serbe, et qu'il aimerait qu'on arrête de confondre les ex-pays de l'Est, le petit Ducasse
n’était pas encore né que le rideau de fer tombait... Nouvelle interruption, de Mavuba cette fois-ci, qui demande si les acteurs auront droit à
un micro lors d'une future représentation, c'est qu'il s'est bien amusé avec au Stade de France.
Le départ de Cid, déçu du choix de la
pièce, ne sera pas remarqué... Autre requête, Wendel demande si cette fois encore, il va devoir jouer plusieurs rôles, c'est qu'il commence à
être fatigué Geraldo... Les demandes se multiplient alors, les appels au calme de Jurietti ne tromperont personne, et seule l'arrivée
d'Henrique amènera le silence, tous les apprentis-acteurs se jetant à ses pieds en hommage.
Ricardo passe alors à la distribution des
rôles. Dans le rôle-phare, Cavenaghi porte les espoirs de la troupe, même s'il doit jouer à l'économie, les représentations n'étant pas
prévues avant août prochain. Le reste de la distribution ne sera marqué que par le refus de David de ne jouer qu'un personnage subalterne, il
estime qu'à son âge, il mérite une plus grande reconnaissance, ne se rendant pas du tout compte que c'est justement la reconnaissance de son
âge qui entraîne certaines décisions. Habitués à la figuration, Dalmat et Perea ne feront pas cas de ce type de rôle. Stéphane profitera tout
de même de ne pas avoir de texte à apprendre pour peaufiner le tournage de son film « Substitute 2 : le retour! ». L'anomalie notable dans
cette distribution est la place mineure donnée à Gabriel, malgré le désir de ce dernier de montrer son talent. Cette phase cruciale pour le
metteur en scène sera marquée par la malheureuse prise de parole de Colleter lorsque celui-ci entendit le nom du personnage principal de
l'oeuvre de Molière. Patrick déclarera devoir partir en urgence à Arcachon pour retrouver le banc d'Argan.
Viennent enfin les
répétitions. Les acteurs s'observent, les mouvements sur la scène sont peu nombreux, seul Micoud, malgré les injonctions de Ricardo, persiste
à vouloir se trouver au centre de la scène. Une fois n'est pas coutume, c'est Chamakh qui fait profiter l'assistance d'un rire tonitruant,
l'accoutrement de ses collègues, et en particulier Darcheville provoque l'hilarité du natif de Tonneins. Vexé, John Clôde ne semble guère
apprécier. Marouane sera cependant la risée de tous lorsque viendra le moment de son monologue, où il bafouillera son jeu, malgré une envie de
réussir certaine et une bonne entame. La répétition se poursuit, et ne sera alors interrompue que par un dangereux individu, nommé Kachkoeur ou
un truc comme ça, qui clame à qui veut l'entendre qu'il vient racheter le Grand Théatre de Bordeaux, qu'il lui suffit d'appeler Cofidis
pour un prêt rapide, et l'affaire se fera. Peu enclin à la plaisanterie, Ricardo proposera à ce trublion d'être raccompagné par Franky, qui
se chargera de lui montrer les coins charmants du port de la lune. Nous sommes sans nouvelles depuis lors de ce philanthrope. |