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à Bordeaux, on n'a pas de recrues, mais au moins, le cadre est super
C'est bientôt noël, et alors que le
forum se pare de ses plus beaux atours pour fêter dignement cette dâte, les joueurs des Girondins de Bordeaux tentent de leur côté d'oublier
les tracas de la vie de footballeur en préparant les cadeaux qu'ils vont pouvoir se faire mutuellement, à défaut de primes de résultats.
Toujours présents dans les murs du Château du Haillan, nous sommes en mesure de vous relater les péripéties des membres du groupe au
scapulaire.
Précédant la pèriode de Solde de Janvier, les jeunes du club se sont précipités dans les boutiques de la
rue Sainte Catherine pour dépenser leurs précieux deniers. Chamakh et Faubert tentent de convaincre Ducasse qu'il doit arrêter de ne
s'habiller qu'en « Petit Bateau » ou en « Jacadi ». Pierre, perplexe devant ces nouvelles informations, rentrera finalement dans la maison
familiale sans le moindre cadeau. Toujours au top de la mode, Marouane et Julien ont eux pu déjà faire preuve de leur bon goût vestimentaire,
ils ont communément offert un bien beau pullover de couleur rose fuschia à leur président Jean Louis Triaud, une manière de l'honorer
apparament. D'ailleurs, si le Président à du quitter les travées du Stade Lescure ce week-end, c'est la faute aux moqueries de ses voisins
has been, et pas du fait de la prestation des Girondins, ça fait un moment que cela ne le touche plus à Jean Louis.
L'ensemble du staff
et les joueurs se retrouvent pour la soirée spéciale organisée par Lilian, durant laquelle il a pu inviter ses meilleurs amis et faire preuve
de ses capacités de don de soi en matière de descente, et les plus jeunes participants ont eu droit à de belles surprises. Certains, inutilisés
depuis quelques semaines, ont pu participer à l'élaboration de la Crèche. Ainsi, Henrique jouait le rôle de Joseph le bûcheron (c'est Michel
Pavon qui a attribué les rôles), Péréa le boeuf, ou l'âne, qu'importe. Malgré les moqueries intempestives de ces camarades de promotion,
Francia a tenu à être déguisé en Vierge Marie, il pourra ainsi prétendre à l'immaculé progression. Les rois mages étaient interpretés par
Darcheville (balthazar, celui qui est censé apporté la myrrhe, à défaut de la trouver) Smicer (Gaspard, qui amène l'or, enfin, quand il est
là) et Dalmat (Melchior, pour l'encens, mais il est apparament difficile d'en avoir pour une carrière). Enfin, seul Alonso a pu tenir le rôle
du nouveau né, question de physique élémentaire, un corps d'adulte ne peut pas rentrer dans une boîte de chaussures, même carrés (les
chaussures).
Laslandes, toujours au top quand il s'agit d'organiser des fêtes et de mouiller le maillot.
Lors du repas qui
suivit, Ricardo, légèrement enervé, et affublé d'une perruque d'hard-rockeur pour se faire passer pour Jésus, engage la discussion avec
Péréa, son punching... voisin attitré. Le Colombien, à mi chemin entre l'extase religieuse et la méfiance du dévot, assistera à un douloureux
miracle, le Brésilien multipliant les pains dans le visage du Pitbull. Comble du traumatisme, Edixon recevra une pierre sur le crâne dont le
lanceur ne sera pas immédiatement identifié. Jurietti expliquera pour se dédouaner que seul celui qui n'a pas fauté peut jeter la pierre, il
est donc totalement innocent. Les regards se tournent alors vers Ramé, qui éructe, jacasse avec Jemmali et Enakarhire, engueule Marange parce
que ce dernier est mal positionné sur sa chaise, essaye de se rappeler le nom du grand mec brun en face de lui...Ulrich est en fait
complètement bourré. Il faut le comprendre, pour la première fois depuis longtemps, il n'est pas capitaine de soirée, il en profite donc pour
ne plus être sobre et discret, et il n'hésite pas à se faire remarquer. Le responsable du jet de pierre est en fait Fernando, encouragé qu'il
est par son idôle de coach, il sera donc pardonné.
Ce Juan Pablo alors, il est prêt à tout pour se
reconvertir
La soirée se prolonge et la fête bat son plein. Alors que Wendel et Mavuba se partage le poumon que Francia refuse de
toucher, Johan, passablement ivre, se confie à Jean Claude sur sa situation aux Girondins. Il avoue être arrivé à Bordeaux tel un sénateur,
orgueilleux , voir même fat. Darcheville, qui se rappelle de son année passée à Nottingham Forest, crois que Micoud est en train de
sournoisement l'insulter et s'énerve : Quoi fat ? Tu veux dire que je suis gros c'est ça, non mais ho ! Je suis pas fat, pas fat... Yiyan se
redresse subitement, la phrase de son compère d'attaque fait des ricochets dans son crâne endolori par les lamentations de Planus sur ses
blessures plus grotesques les unes que les autres. Le Pauillacais hurle alors : Pas fatigué, on est pas fatigué !!!! Bien que cette affirmation
fasse beaucoup rire les plus jeunes du club, Jean Louis Triaud interroge son voisin Bedouet sur l'origine de ces mugissements incontrolés.
Eric confirmera avec véhémence sa participation à l'absence de fatigue du grand blond, ce n'est pas avec la préparation physique qu'il
concocte pour le groupe que les joueurs peuvent être fatigués. Rassuré, le Président continuera d'observer avec bienveillance le bon
déroulement de la fête. Il ira même jusqu'à promettre le recrutement de Daniel Carvalho à Ricardo dans un excés d'optimisme. Le coach
appréciera moyennement la blague.
En exclusivité, les 4 nouvelles recrues trouvées par Michel Pavon
Arrive enfin le moment des cadeaux. Le
manager/entraineur reçoit un dictionnaire français/sms, pour lui permettre de mieux comprendre Marouane et les autres membres de la génération
portable. Edixon, un brin moqueur, offre une lunette de visée à Jean Claude. Vexé, le Guyanais déchirera le nouveau passeport du Colombien, qui
tombera du coup en catatonie, mais personne ne remarquera la différence. Juan Pablo, ému par les progrès d'Obertan, tentera de lui donner son
maillot collector 2004/05, mais la nouvelle star bordelaise refusera poliment, prétextant un respect trop grand pour le milieu italo/argentin.
Il est pas con ce Gabriel. Enfin, les collègues de la défense Jemmali et Jurietti persuadent Planus d'aller utiliser son bon d'achat à Leroy
Merlin pour acquérir une buse d'arrosage, il lui faut vaincre son traumatisme. Les autres joueurs s'échangent leurs présents avec sourire, et
la soirée touche petit à petit à sa fin, et les convives quittent progressivement le Haillan. A 7 heures du matin, le concierge/jardinier aura
la désagréable surprise, alors qu'il nettoie la salle, de trouver Laslandes sous une table qui répète à l'envie qu'il n'est pas
fatigué... |