Alors que les Girondins de
Bordeaux commencent enfin à obtenir des résultats, les premières rumeurs de mercato hivernal permettent déjà de remplir les pages de la presse
spécialisée. La cellule de recrutement, et en particulier Pavon, a été fortement critiquée lors de la dernière intersaison. Michel a donc
décidé qu'on ne lui reprocherai pas une seconde fois son inexpèrience, que les portables allaient chauffer, que les fax ne tomberaient pas
derrière de génantes commodes, et qu'il allait sacrifier son temps quotidien de pétanque pour superviser et concrétiser de bien belles
arrivées. Toujours au coeur du Haillan, nous avons pu vous dégoter les informations que vous ne trouverez nul par ailleurs.
Premier constat plein d'à propos, le staff doit obligatoirement être étoffé, Michel est donc rentré en contact
avec France 2, pour pouvoir rencontrer Laurent Ruquier, ce qui doit lui permettre d'obtenir le numéro de Daniel Bravo, via sa soeur Christine.
Malgré les 2 bouteilles de Pastis qu'il a apporté pour amadouer le phénomène, Pavon n'obtiendra aucun renseignement. Mais il n'est pas homme
à se laisser abattre aussi facilement.
Daniel Bravo, un type qui fait flipper les adversaaires.
Ainsi, quand il propose de renouer les contacts avec un
attaquant espagnol qui évolue à Newcastle, Jean Louis Triaud se félicite de l'entrain que montre l'ex-entraineur à prouver ses compétences.
L'affaire n'aboutira point pour d'obscures raisons sémantiques, les choses du football sont trop difficiles à résumer en quelques lignes,
mais des oreilles indiscrètes nous rapportent la discussion suivante :
- Jean-Louis, et si on rerutait Luque?
- Lu qui?
- Non un
autre, mais il paraît qu'il tire vite aussi
Le joueur annonçant de toute façon sa préférence pour un retour en Espagne, le quiproquo n'a
pas finalement grande importance.
Toujours sur la brèche, Michel a bien compris qu'un joueur comme Gonzalo Higuain devait avoir un
talent indéniable pour devenir aussi rapidement la coqueluche des médias, et Bordeaux taperait un grand coup sur la table en recrutant ce jeune
attaquant. Ni une ni deux ni trois zéro, Pavon se met à jour sans tarder niveau vaccins, fait refaire son passeport, et part donc pour
l'Argentine 5 semaines après en avoir pris la décision, mais c'est pas grave. D'une part, ça lui a permis de réserver des billets en avance,
donc moins chers, et d'autre part, ça lui a laissé du temps pour tenter de refaire le coup des jumeaux Vujovic en essayant d'engager les
frères Bogdanoff, sans succés malheureusement. Le capitaine de l'équipe championne de France en 1999 a de plus envisagé d'engager 2 joueurs
polyvalents rompus aux joutes de la Ligue 1, Jeunechamp et Rool, mais Ricardo n'a pas semblé enthousiaste. A son arrivée à Buenos Aires,
Michel constate amèrement qu'un retard dans les transactions footballistiques peut énormément compliquer la réalisation d'un transfert,
puisque durant les 5 semaines d'attente de papiers offciiels, de grands clubs comme le Real Madrid se sont intéressés au jeune
Franco-Argentin. Le Directeur Sportif fera un petit tour du côté de Belgrano, il paraît que ce club est affilié aux Girondins.
Le
voyage retour de Michel comporte un arrêt en Afrique du Sud, pour se reposer un peu et profiter de l'été de l'hémisphère sud. Pourtant, il y
a remarqué un jeune joueur du nom de Blaise Mbele, attaquant congolais qui évolué aux Orlando Pirates. Alors qu'il pique-niquait dans un
square paisible aux alentours de Jo'bourg, Michel a vu Blaise jouer au badminton et a été époustouflé par son jeu de jambes, sa technique et
son aisance face aux filets. Il s'en est alors entiché et à son retour a décidé d'en parler à JLT qui a conclu que ce serait un bon
remplaçant pour Ramé. Ils n'ont pas mis Ricardo au courant, Pavon souhaitant d'abord terminer son diaporama powerpoint, il a pris de belles
photos durant ce séjour.
La suite des tribulations du jeune Directeur Sportif se passent au Werder, dans le pays de Goethe. Michel a
parcouru les journaux spécialisés dans les transferts, et a appris que le club Aquitain s'intéressait depuis l'arrivée de Ricardo au club à
un solide défenseur brésilien, Naldo, qui évolue en Allemagne. Après vérification, le coach lui confirme que cette histoire est un véritable
serpent de mer, mais qu'il serait utile de se renseigner, au cas où. Pavon décide donc de s'y rendre, après une liaison en Ecosse et le lac
du Loch Ness, sans toutefois y trouver le reptile à sa plus grande surprise, et atterrit finalement à Breme. Acceuilli chaleureusement par
Klaus Aloffs, qui le remercie pour le transfert de Johan Micoud, Michel est tout de suite en confiance et sent que cette fois ci, son voyage ne
sera pas infructueux. Cependant, il ne reviendra à Bordeaux qu'avec le scoop du retour de Zidane à la compétition outre-Rhin, et sera
incompréhensiblement la risée de ses contacts journalistes quand il tentera de faire éclater l'histoire. |