Girondins de Bordeaux, football et humour

NoVuvuzela.com : le Mondial 2010 par Chez les Girondins

Ramos à la playa

Pour préparer au mieux la coupe du monde, la décision d'affronter une équipe qui plie tout sur son passage depuis le dernier Euro alors que l'équipe de France n'est pas franchement en confiance n'apparaissait pas des plus judicieuses. Et ce qui devait arriver arriva. Les Bleus ont pris une leçon, la France a peur.

Culture : la chronique du Dr Menegazzo

Haillan's Arena
Écrit par Dr Menegazzo   
05-11-2008
Docteur es Sciences Prolifiques Menegazzo.


Mes chers amis,


Alors que je travaillais sur ma thèse de Doctorat en neurophilosophie (dont l'intitulé était "Comment un concept onirique à tendance kafkaïenne coexiste-t-il avec la vision sublogique que l'on fait de l’existence intrinsèque ?"), nous nous demandions, un camarade doctorant et moi-même, comment se comporter dans un monde où tous les individus auraient un Q.I. inférieur de 352 au nôtre. Après une longue réflexion, nous établîmes que le seul moyen de le savoir serait de devenir footballeur. J'ai donc suivi une formation de football en 15 jours, et je suis devenu joueur professionnel.
Après quelques années de pratique, il m'apparaît que non seulement les joueurs de foot ne sont rien d'autre que de précieuses ridicules, mais que les supporters ne sont bien souvent eux-même que des êtres à l'intellect limité. J'ai donc décidé de vous faire partager mes lumières sur divers évènements de l'actualité.


fernando, meneagasso, bordeaux, docteur
Ce qui a retenu mon attention en ce triste mois d’octobre est ce que l’on désigne communément comme le point d’orgue de l’année intellectuelle, l’Everest de la matière grise, à savoir l’attribution des prix Nobel.

Cette année mes amis, je suis un peu courroucé. Vous n’êtes pas sans le savoir, le Nobel de littérature a été attribué à Jean-Marie Gustave le Clézio. Je connais bien cet homme. Nous nous sommes rencontrés au Brésil, lors d’un café philo organisé par un ami commun. Le thème du débat était, je m’en souviens bien, « le Brésil et son épiphénomène croissant de désinvolture spontanée ». Nous avons beaucoup discuté lors de cette soirée et nous sommes restés en contact, multipliant les échanges épistolaires. Humainement, Jean-Marie est un chic type. Mais artistiquement…

Tout d’abord, je note que, sur le fond, son « œuvre » ne doit que peu de choses à lui-même. Sans vouloir l’accuser de quoi que ce soit, je note que les thèmes de chacun de ses romans depuis notre rencontre coïncident avec mes propres centres d’intérêt et sujets de réflexion. Le fait que la moelle de nos échanges se retrouve dans ses livres pourrait m’interpeller et me pousser à crier au plagiat, au vol, mais il n’en est rien. Si l’on ne peut empêcher le soleil de briller, on ne peut pas plus interdire aux tournesols de s’orienter vers sa lumière. La fascination de Le Clézio pour mes idées est donc une sorte d’héliotropisme intellectuel. Et c’est tout autant excusable que compréhensible.

En revanche, sur la forme, son travail est abominable. D’un point de vue littéraire, c’est le néant. Si j’osais la métaphore, je dirais que Le Clézio est au verbe et à l’écriture ce que Pablo Correa est au football : une négation vulgaire et boueuse. C’est bien simple, même les Post-It que je laisse à ma femme sur le réfrigérateur ont plus de style.

A ce propos, j’aimerais que, lorsque ma carrière de footballeur sera terminée, l’on publie mes œuvres (essentiellement des lettres au Président Triaud). J’avoue en toute modestie que ma dernière production était particulièrement brillante… « A l’orée du bois fleuri mais sombre qu’est la Ligue des Champions, il serait opportun de pourvoir le petit Poucet girondin, non pas de vulgaires cailloux qui le mèneraient à sa perte, mais plutôt d’une boussole en or massif qui permettrait au club, à défaut d’être le Prince de la forêt européenne, de s’en sortir sain, sauf et avec les honneurs ». Hélas, Monsieur Triaud n’a pas saisi la portée de mon message et nous a offert des bons d’achat chez Nature et Découvertes…

Mais je m’égare, et je vois que le temps passe. Chers amis lecteurs, je vous laisse, je viens de recevoir un mail d’un certain Barack O., qui souhaite que je corrige quelque discours.



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