Aujourd'hui, c'est au tour de Zebra3 de nous raconter les débuts de sa passion pour les Girondins de Bordeaux.
J'ai commencé à m'interesser au foot en 1989,
j'avais 10 ans. Le premier match que j'ai suivi réellement était
Marseille-Monaco en finale de la Coupe de France (4-2 pour Marseille avec un
triplé de Papin). Jétais pour Monaco, sans raison particulière,
donc j'étais déçu.
En fait mon interêt était dû au fait que mon père, sans d'ailleurs que je lui
demande, m'avait abonné à Onze mondial. Cest cette
année-là que j'ai aussi commencé (et terminé !) mon premier album Panini.
D'ailleurs j'ai une anecdote qui date de l'époque où j'étais en CM1 : on
avait le droit de sortir l'album du cartable pendant les récréations,
pour les échanges, mais pas de l'emmener avec nous à la cantine. Ce que
j'ai fait quand même... Donc la cantinière me l'a confisqué pendant le
repas. En sortant de la cantine je n'ai pas pensé à le reprendre, et
en fin de journée, quand j'y ai repensé, elle ne l'a plus trouvé. Je me
l'étais fait voler, alors que je venais de le finir. J'étais inconsolable pendant des jours !
Pendant plusieurs année mon moyen de m'informer des résultats c'était
donc Onze mondial et aussi Téléfoot, la seule émission de l'époque qui
passait des images des matches. Si j'ai supporté Bordeaux c'est tout simplement parce que c'était le club le plus proche, celui de la région !
Je me rappelle de la saison 1989/90 lors de laquelle Bordeaux était à la
lutte avec Marseille pour le titre, et des joutes verbales de Bez et
Tapie toute la semaine précédant le match ! Mes parents ayant l'habitude
de suivre les actualités régionales, j'avais suivi au jour le jour
leurs declarations qui me faisaient bien marrer ! Du coup j'avais regardé le match (à la maison
on avait Canal depuis sa création) et c'est réellement le premier match
télévisé où j'ai soutenu Bordeaux (victoire 3-0 avec un
doublé de Ferreri : j'ai toujours cette image de lui les bras écartés
faisant l'avion après son premier but !)
A l'issue de cette saison j'ai suivi la coupe du monde en Italie, il me
semble que je n'ai pas loupé un seul match ! Avec toujours l'album Panini que j'ai là encore terminé ! Il faut dire qu'en CM2, quand tous les
garçons de la classe l'ont ca facilite les choses.
Les deux saisons suivantes Bordeaux n'étant plus en haut de
l'affiche, ils étaient forcément moins diffusés, donc je me contentais
de Téléfoot et de certains reportages dans Onze (notamment un sur Arnor
Gudjohnsen, le père d'Eidur) pour suivre l'actu des Girondins. L'un des
seuls souvenirs de match télévisé que j'ai de cette période c'est
un As Roma/Bordeaux, 5-0 en coupe UEFA. Et 0-2 au retour avec Joseph-Antoine Bell exclu quasiment d'entrée. A l'époque à la Roma il
y avait Völler, Aldaïr, Berthold, Desideri...
L'année en D2, je l'ai suivie essentiellement par le biais des infos régionales,
même si Téléfoot diffusait les images des buts, avec le duel entre
Bordeaux et Strasbourg pour la montée.
C'est réellement lors de la saison suivante, en 1993, que j'ai
passé la vitesse supérieure en terme de "supportariat": cet été-là on a
déménagé et nos nouveaux voisins étaient un couple dont le mari était
abonné de longue date aux Girondins.
L'une des premières choses qu'il m'a dit quand il a su que je
m'intéressais au foot, c'est qu'il m'emmènerait dans la saison voir un
match au stade, ce qui fut fait lors d'un Bordeaux/Lyon, le 6 novembre
1993 (merci www.scapulaire.com !), victoire 2-0 de Bordeaux. Je me rappelle
d'Olmeta alors gardien de l'OL, faisant le pitre et dandinant du
derrière au rythme des chants du virage sud.
J'ouvrais des grands yeux, le seul grand stade dans lequel j'étais allé
jusqu'alors c'était le stadium de Toulouse pour un France/Chypre en
1988. Cette année-là j'ai donc commencé à acheter l'Equipe tous les samedi, et avec mon walkman qui faisait aussi radio, j'écoutais les multiplex, sur mon lit, avec l'Equipe ouvert à la page foot devant moi.
Alors évidemment ce qui est stressant à la radio c'est quand tu
entends un "BUUUUUT A BORDEAUX !" (ou alors au stade dans lequel Bordeaux se déplace)
pendant 5 secondes qui paraissent des heures y'a le stress qui monte,
avant que le gars n'annonce quelle équipe a marqué... et là, soit le
"OUAIS !" qui va bien, ou le "Oh putain de merde..." si le but est
encaissé.
L'un de mes souvenirs les plus marquants de cette période c'était un
Nantes/Bordeaux, score final 3-3 avec un dernier quart d'heure de
folie: Nantes menant 2-0 à 20 mn de la fin, en l'espace de quelques
minutes, Fofana (oui, oui !) et Zidane remettent Bordeaux à égalité,
puis Nantes reprend l'avantage à la 88e sur un péno de N'doram, avant
que Dugarry n'égalise sur une magnifique reprise de volée à la dernière
minute (longtemps en tête du top but de Téléfoot d'ailleurs). Un tel
match suivi à la radio ça frôle la crise de nerf !
Et après chaque multiplex je m'installais devant jour de foot pour voir les buts.
En même temps j'allais donc aussi régulièrement au stade, j'étais
bien sûr présent contre le Milan AC en 1996, ainsi que contre le Slavia
en demie et le Bayern en finale.
A partir de 1997 j'ai eu Kiosque et j'ai troqué les multiplex radio
contre les diffusions télé, je crois que j'ai pas du rater beaucoup de
match de Bordeaux depuis, si ce n'est l'année lors de laquelle TPS avait eu les
droits.
La soirée du titre de 1999 fut mémorable, je n'ai jamais autant
stressé de ma vie. Quelle explosion sur le but de Feindouno ! Je
suis sorti dans mon jardin en hurlant comme un malade, certains voisins
ont du me prendre pour un dingue, hurler comme ça à 22h !
Evidemment je me suis moi aussi procuré le t-shirt et l'ai porté
fièrement au lycée la semaine suivant le titre, trop content de mettre
en rage les quelques supporters de Marseille de la classe !
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