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| Écrit par Rédaction Chez Les Girondins | |
| 09-09-2007 | |
Histoire de s'occuper un peu durant cette trêve internationale, voici deux jolis posts d'amateurs éclairés de musique. Merci donc à Walleum et à Popscene pour leur chronique.
En fait je n'ai assisté à deux jours du festoche sur trois. Rock en Seine était relativement critiqué parmi mes connaissances -prix de places et des consos, public, etc- et pourtant au final j'ai pas mal apprécié ces deux jours passés au Domaine de St Cloud Gros points négatifs : - (Je l'ai senti dès le début) Un public amorphe. Le "Good Morning" lâché par Lou Barlow de Dinosaur Jr. en disait long. - Les 15412541461 stands de bouffe/ promo etc. On est pas à la Foire du Trône ici putain. - La bière ARChIDEGUEULASSE. Elle avait un arrière goût atroche de savon (verres en plastiques lavés ? pourtant elle avait ce goût dès vendredi). Imbuvable, un vrai cauchemar : du coup j'en ai pris que deux, un comble, et ai carburé au coca et à l'eau. Tristesse. Points positifs : - Site vaste, sympa et agréable, on peut se poser à plein d'endroits et suivre les concerts de groupes qu'on apprécie modérement assis et à distance raisonable. - Just Jack sympa pour bouger sa couenne. - Festival facile d'accès depuis Clichy La Garenne en prennant le train (20-25 minutes grand max). Les meilleurs concerts : - Björk, incontestablement. J'avais pris ma place pour y accompagner ma copine qui est fan et essayer de comprendre l'univers de l'Islandaise. Elle nous a offert un concert d'excellente facture, piochant dans ses divers albums et variant les styles. La fin du set a vu la fosse de la Grande Scène se transformer en plus grande discothèque du monde. - 2 Many Dj's, 45 minutes de danse non stop. - Dinosaur Jr, malgré les pb de son. Puis très bon set des Shins, ça m'a rassuré par rapport à leur concert de l'Elysée Montmartre. Des compos toujours aussi béton (han les choeurs et la voix de James Mercer ) et des musicos plein d'energie. Ce n'était pas l'euphorie, les Shins sont sans aucun doute l'un des tous meilleurs groupes pop de la scène mondiale. Arcade Fire en roue libre, un son manquant de peps, beaucoup trop dans les aigus. Bon, la robe de Régine était chouette. Le concert de l'Olympia reste inégalable. Voilà voilà. Popscene : ![]() And the talking lead to touching And the touching lead to sex And then there is no mystery left Après une attente interminable, qui verra le roady accorder moult fois chaque guitare (avec un record de 7 fois pour la basse) avec la vélocité d'un Micoud sous Tranxene et se faire poliment pousser dehors par les gars de la salle, le concert peut commencer. Presque par surprise les membres du groupe pénétrant sur scène sans autre forme de mise en scène. D'abord le bassiste, puis le batteur et enfin Jenny Lewis. Et la premier sloggi explosé dans les règles de l'art. Jenny Lewis j'en suis amoureux depuis à peu près 2 secondes après avoir découvert Rilo Kiley. Et elle est là, devant moi, à un mètre, plus belle et sexy que jamais. Ils attaquent la première chanson 'It's a hit" et je ne peux pas détacher les yeux de la belle qui se présente là telle une divinité pop avec cette voix et cette sexytude hallucinante. Jenny Lewis est la seule chanteuse dont la voix suffit à me mettre le frisson et les larmes aux yeux. Then you ask what's a palisade And if we're too late for happiness? Il me faudra 3 ou 4 chansons pour détacher mon regard et appréhender le show dans son ensemble. Et ça joue bien, presque trop bien mais bon Rilo Kiley à cette vilaine tendance à sonner un peu variet, on le sait et on s'en fout. Blake Sennett est parfait dans le rôle du nain psychotique vaguement homosexuel et, surprise, les deux fille de la première partie joueront tout le concert avec Rilo Kiley assurant (brillamment) choeurs et trompettes. Les morceaux s'enchaînent et je kiffe bien. Jenny à cette attitude sur scène qui consiste à très souvent chanter en regardant quelqu'un en particulier dans les yeux pendant 3 ou 4 secondes avec un petit sourire. Et à un moment c'est tombé sur moi. Moment pendant lequel un hirochima version concentré c'est déroulé dans mon sloggi. Rien que d'y repenser j'ai des frissons. Did my heart break enough? Did it break enough this time? Un petit break acoustique (Ripchord accompagné d'un duo Hukulélé/Mandoline et With Arms Oustretched, magnifique). La taille de la salle rend la chose intimiste et on sent que l'audience est sous le charme. Audience qui visiblement pour la plupart connaît par coeur le nouvel album sorti il y a 6 jours et assez étonnement semble l'apprécier (ce qui ne doit pas être le cas partout le groupe s'excusant presque de ne pas jouer que de vieilles chansons). Spectacular Views (so fucking beautiful) avant un rappel court mais de bonne facture. Et tout le monde quitte la salle l'air manifestement heureux, certainement le souvenir de Jenny disant merci avec ce petit sourire gêné capable de faire fondre une banquise. I'm only a woman of flesh and bone And I wept much, we all do. |
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