Lu sur le forum - 10 |
| Écrit par Rédaction Chez Les Girondins | ||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
| 04-07-2007 | ||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
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C'était mieux avant. Chronique entièrement consacrée à nos premiers émois footballistiques, qui ne nous rajeunit pas mais prouve que notre côté « psychopathe du ballon rond » ne date pas d'hier. Tous les messages de ci-dessous sont tirés du sujet Ooo what a shame on you. Bien sûr, Bordeaux étant mon équipe fétiche dès cette époque, les Girondins étaient difficiles à battre et les frères Vujovic, Ferreri, Giresse, Tigana et les autres régnaient en maîtres incontestés sur ma planète football. Les scores prenaient des proportions fleuves lors des confrontations avec les équipes ennemies (Marseille, Monaco...), et le Matra Racing était déjà une équipe de loosers . Parallèlement à cela, je peignais les joueurs, ajoutant numéros, couleurs de peau, voire même refonte totale de certains maillots (grande fierté d'avoir "recréé" le maillot de l'Ajax, à partir d'une équipe anonyme). Je poussais le vice (qui a dit "névrose" ?) jusqu'à rédiger de longs résumés de matchs et des commentaires sur les joueurs et leurs performances, assortis de classements en tout genres, ce qui me permettra en partie d'avoir des notes très correctes en rédactions, puis dissertations, pendant quelques années, au vu des heures d'entraînement auxquelles je me soumettais pendant mon temps libre (oui, je sais, les phrases trop longues sont mon péché mignon). Ces cahiers, où sont consigné ces écrits de jeunesse formant un monde parallèle, je les ai encore, et les garde précieusement, bien sûr, encore que les gens qui m'entourent me regarderaient bizarrement s'ils connaissaient leur contenu... Aller je termine sur un bon souvenir. En 5ème, la prof de français nous avait donné sujet libre en rédac, et j'avais choisi de faire le résumé de la finale Liverpool-AS Roma de la Coupe des Champions 1983. J'avais mis tout ce que je savais comme vocabulaire footballistique (plus la fiche technique du match), et récolté une très bonne note de la part de cette vieille fille qui ne jurait que par Bernard Clavel. Instants de gloire éphémère...
kasta : J'ai exactement fait la même chose à la différence près que je n'avais gardé du Subbuteo que les buts... Les gardiens étaient deux petites figurines en plâtre dont la taille étaient relativement proportionnelle à celle des cages et le reste des joueurs... mes doigts ! Index pied gauche, majeur pied droit, les phalanges supérieures représentaient les cuisses et bien sûr, les monts osseux en haut des doigts, la tête.... J'ai fait des championnats de France, des coupes de France, des coupes d'Europe, des coupes du monde, des championnats d'Europe, un championnat d'Angleterre (pour lequel je rédigeais les comptes rendus : pour avoir la feuille de match, je consultais le bottin pour y dénicher des noms à consonance rosbeef). Tout le match était dans ma tête, au fur à mesure des actions, parce qu'avec deux mains, tu ne peux visualiser les joueurs autrement... Leurs déplacements, la position de la défense, le jeu d'attaque placée, les contres etc... De grands moments ! Je poussais la crédibilité supposée de mon jeu jusqu'à légèrement favoriser l'équipe qui recevait, par un savant dosage dans l'occupation du terrain... Bordeaux n'a pas tout gagné, non. Une saison, c'est même Tours qui fut Champion. Des pages de cahiers aussi, évidemment, remplis amoureusement... Les matchs duraient 10 minutes... Si un but était marqué, disons, à la 4ème, Je multipliais par 9 pour avoir, en gros, le temps supposé.... Pour connaître l'affluence, je comptais le nombre de lettres de chaque équipe... Dans les gros stades, je multipliais par deux ce résultat. Quand j'y repense, je me dis que c'est le truc dans mon enfance qui m'a fait le plus kiffer. Ah oui, le transistor collé à l'oreille pour pas réveiller mon frère ça m'a causé quelques acouphènes dus essentiellement aux cris de Bernard Abadie (à Bordeaux), Jean Claude Jaens (l'envoyé spécial à Lille) et autres Eugène S. (à Marseille).
asprilla : Je mettais des petits bâtons en face des joueurs sur mon guide de la saison France Football et je gueulais après Yann Kulig quand il se rendait compte que c'était pas Guivarch qui avait marqué mais que son tir avait été dévié par Coco Michel. Le Dimanche matin, je m'attelais aux classements jusqu'au national avec la diff de but et tout. Jamais consommé autant de papier depuis. Je connaissais la quasi totalité des effectifs de D1 et D2, je ne comprenais pas pourquoi un grand joueur tel qu'Amara Traoré n'arrivait pas à quitter les forgerons de Gueugnon et j'adorais aussi Bernard Abadie quand il décrivait les envolées de Ba qui centrait pour Papin. C'est pas si vieux que ça en fait... Tristesse des samedis soirs de l'époque.
Le Président : Il m'est arrivé un jour d'aller chercher des vieilles fringues au fond du grenier pour transformer ce qui était transformable, c'est à dire tee-shirts, sous-pulls dont je découpais le col roulé pour avoir un col "chemisette", en maillot de foot... et tout ça avec juste une paire de ciseaux et quelques feutres. Je me souviens notamment d'un superbe maillot away des girondins à l'époque d'Opel, tout ça à base de sous-pull blanc, et d'un tee-shirt jaune qui une fois affublé du sponsor Auchan aurait fait saliver n'importe quel supporter lensois. Avant les matchs, je jouais au foot tout seul dans mon jardin en balançant le ballon contre le mur. En fait je faisais comme si le mur n'existait pas. Genre j'étais Ferreri, je balançais le ballon contre le mur et quand il me revenait j'étais Ben Mabrouk (parfois y avait un mec de l'Agence Tout Risque qui débarquait, mais ça c'est autre chose). Et j'enchaînais les phases de jeu comme ça. D'ailleurs ça me rappelle cet anniversaire où je m'étais pointé déguisé en Barracuda alors que c'était pas costumé. Pour moi, un anniversaire c'était toujours costumé. Je me souviens hyper bien de la scène. J'avais demandé à ma mère d'ouvrir la vitre de la Supercinq en grand quand on est entré dans le lotissement de mon pote Nicolas et je m'étais assis sur le rebord de la fenêtre en brandissant une mitraillette en plastique et en hurlant comme un goret le générique de la série. Vous auriez vu la tronche des petites filles en robe Jacadi ou Cyrillus...
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