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Cette semaine, nous vous proposons les
conseils oenologiques de m.
Message de m
publié dans le sujet Chez
Guismo (notre sujet consacré au Vin) :
Un vin Roumain à découvrir, amateur d'audaces et d'exotisme :
Feteasca neagra – Amphora 2001
(Zona de provenienta: Valea Calugareasca
Producator: ROVIT SA
Tipul vinului:
DOC, sec
Caracterizare: Un vin cu un miros neplacut, care probabil a fost tinut într-un vas prost).
Bon, comme je ne maîtrise
pas un pet la traduc' de la contre-étiquette ci-dessus :
Vin court en bouche bien qu'onctueux, épais même au gosier, robe violine
agréable à l'oeil (ah oui au fait c'est un vin rouge), cépages qui me sont absolument inconnus, dans le doute on se l'est servi à
température (14/15°) en apéro.
Boisé agréable, témoignant donc d'un séjour assez long en futaille, qui elle-même n'a rien à voir avec les
chênes de la Forêt de Tronçay dans l'Allier, considéré comme la Rolls-Royce du bois dont on fait les Grands Vins :
On découvre, on
découvre, mais à tâtonnement, une légère note de résineux, provient-elle du cépage ou du bois ? Un léger rappel de foin coupé humide, et encore
d'autres petites subtilités. Une indéniable richesse de bouquet.
(Rien à voir mais, au passage, énorme coup de gueule contre la
législation qui part en lambeau du point de vue de l'exigence, à prétexte d'harmonisation européenne on peut donc dorénavant charger
artificiellement son vin en arômes boisés pour le faire paraître "vin vieilli" : C'est là que j'aimerais voir les Associations de Défense du
Consommateur monter au créneau !)
Si c'est un jour à refaire, mais il y a peu de chances car ce flacon m'a été rapporté de son pays
d'origine et ne court pas nos rayonnages, je le tenterai plutôt sur une viande blanche, type poulet ou surtout lapin : ça doit être top.
Ceci étant dit, le produit s'est montré assez convaincant pour me donner envie de pousser un peu les investigations sur ces vignobles
Roumains dont j'ignore tout.
Sarget de Gruaud-Larose 2000 :
Un second vin de Gruaud-Larose, faut-il présenter
Gruaud-Larose ?
Oui ? C'est un Médoc, classé Deuxième Cru c'est-à-dire hors de portée de ma bourse !
Les autres Saint-Julien classés
Deuxièmes Crus ont des noms peut-être plus évocateurs pour le grand public :
Châteaux Mouton-Rothschild (oui, celui avec chaque nouvelle
étiquette de millésime confiée à un artiste prestigieux différent depuis les années '40), Léoville-Las Cases, Léoville Poyferré,
Léoville-Barton, Ducru-Beaucaillou.
On atteint au grandiose, au gratin huppé. Aux vins qui fréquentent les tables des grands de ce monde.
Luxe...
Gruaud-Larose est mon préféré des Deuxièmes Crus en Appelation Saint-Julien.
Mais comme un nectar sorti de cette petite
famille élitiste atterrit dans mon verre à peu près aussi souvent que les Girondins jouent un quart de finale de Coupe d'Europe (bon
j'exagère un tantinet), j'étofferai bien volontiers davantage mes repères !
Tout ça pour dire que même un second vin provoque en
général chez moi un grand recueillement, et que je manipule ces liquides avec des précautions infinies, et même un certain cérémonial.
Du pain, un pot-au-feu si possible pauvre en assaisonnements, pour ne pas perturber ou masquer, passer à table de très bonne heure
(avant midi) pour que les papilles soient encore à leur maximum. Décantez une heure, sortez les gros verres ballons de cristal et tout le
tralala. Servez à une température de 16°, 18° au grand maxi !
Très tannique ('pas une surprise, hein !), monstre d'attaque en bouche,
et encore puissant, très puissant en fin de bouche. Toute la quintessence du St-Julien au nez. Robe rubis parfaite. Que dire ?
Ah si ! Je
vais vite craquer à nouveau pour le "premier vin" de Gruaud-Larose. Cette piqûre de rappel était trop forte. On ne vit qu'une fois. Tant
qu'il y aura un terroir, une vigne, et des hommes sachant aboutir à cela j'ai foi dans le génie humain créateur: ça, c'est fait.
La
bouteille abordable du moment :
Château Bellegrave 2000
Une appellation Médoc toute simple pour ce vin produit à
Valeyrac (dans le Grand Nord, donc), et qui en remontre volontiers à des vins de meilleur standing.
Scrupuleusement tradi pour tout ce
qui est conduite de la vigne, travail du vigneron, collage, soutirage, vieillissement, mise en bouteille, etc... nous apprend la
contre-étiquette:
Et en effet rien à redire sur le résultat, si ce n'est chapeau et merci pour ce beau boulot.
Franc du collier,
tellement "déjà-vu" et "reviens-y" à la fois qu'on peut parfaitement le conseiller au béotien ou au nouvel amateur en quête de bases, de
repères. Voilà, un Médoc de référence, c'est par sorcier, ça doit être ça.
Tuilé, fruité (fruits rouges) au nez, du tannin. Très
plaisant, pour tous et sans réserve. Ce vin n'est pas compliqué et bon garçon, il se met au service d'à peu près tous les plats pour lesquels
vous aurez des urgences de vin rouge pour accompagner.
Se rencontre assez facilement en grande surface.
Et en
bonus, le point de vue de masta sur le dernier James
Bond (sujet UGC ça
l'amour):
James Bond, c'est comme le Beaujolais nouveau : tous les ans, on en fait tout un foin, les gens en
salivent à l'avance, et on se retrouve à disserter sur des détails à la con pour s'apercevoir qu'on vient d'ingurgiter de la merde, et la
même que celle de l'année dernière.
Même quand j'étais ado,
et coeur de cible de ce type de film, j'ai jamais accroché tellement c'était vain et creux. Ah ouais, y a des gadgets idiots, des bagnoles
qui explosent et des filles en bikini, oh la la, j'ai failli m'amuser dites-donc. Seul Moonraker et son méchant/gentil géant Requin sortait
un peu de l'ordinaire (la présence de Georges Beller y était pour beaucoup aussi...), le trip spatial, toussa...
Et tout le monde qui encense Sean Connery,
aussi expressif qu'une planche à pain, alors que Roger Moore est la classe ultime incarnée... Franchement, le Transporteur 1 et 2 valent tous
les James Bond. |