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Désormais, les
meilleurs messages du forum seront publiés sur le blog tous les week-end.
Pour cette première session, nous avons sélectionné trois
messages. Dans l'ordre chronologique, il s'agit de la 1000ème contribution à notre forum de Thouvenel qui nous raconte une soirée qu'on est pas
mécontent d'avoir loupée. Ensuite c'est l'inénarrable masta qui profite d'un pari perdu pour nous raconter à
sa manière le passé des clubs soviétiques en C1. Extraordinaire. Et pour finir, mr-bob milite avec des arguments imparables pour Camel
Meriem dans la course au Ballon de Plomb.
1000ème message de Thouvenel, publié dans le sujet éponyme :
Vendredi soir, un couple
d'amis m'invite en raccroc à diner chez eux, pour "un plateau d'argent". Comprenez : une jolie fille qui a branché son GPS depuis quelques
semaines et qui veut passer l'hiver au chaud.
Je sens le traquenard, mais je me motive. On y va, on prend une douche, on met une
chemise noire pour faire bad boy, et je prends la mini (rutilante, on sait jamais, je pourrai la ramener, pas la caisse, la fille).
J'arrive chez mes bobopotes, je suis en retard, normal, je vais pas arriver avant elle. Avec des fleurs pour la fille qui recoit
(toujours très positif pour l'image aupres des autres filles).
Là, à l'apéro, ca parle télé. Je me lance direct dans une diatribe
anti TF1 classique qui en général fait mon succès (limité), sur jean pierre pernaut et la consumérisation de l'info, david douillet et arthur
qui me font vomir, l'espace de cerveau disponible, toussa toussa. Le mec à gauche tire la gueule. Il bosse pour Mougeotte. Mon verre est vide,
je pars dans la cuisine me servir un whisky pour avoir un peu plus de contenance. Il en faudra.
Le diner se passe entre discussions de
femmes enceintes (3 sur 4), la fille (grande brune, comme j'aime) ne dit pas un mot. Elle n'en prononcera que 8 dans la soirée, dont certains
du genre 'c'est pas faux'. Camelote, s'il en est.
On est 3 à prendre du vin. Et je compte pour deux. Le mec de TF1 me demande si je
regarde un peu la chaine, et je lui réponds que oui, il m'arrivait de regarder le rebelle, mais c'est à peu près tout. Tristesse. Ils me
regardent tous comme si j'étais corky l'enfant pas pareil que les autres.
Je me dis qu'il faut vraiment que j'abrège, et que la
lapidation publique ca ne doit pas exister qu'en iran.
Je prends ma caisse, un peu embrumé et fermement décidé à ne pas me laisser
démonter par un début de soirée quelque peu abscons.
Direction Castel, un club de semi jeunes ou j'ai mes habitudes, j'y retrouve un
pote, divorcé récent et alcoolo dépressif. Une heure après, chivas +8, mon pote parle à toutes les filles qui passent, dans un langage proche
de celui que parlent les paysans d'ossétie du nord (ceux qui ne savent pas qui est poutine, ni ou en est l"indépendance).
Il faut
partir. Mais arrive une petite brune avec un béret qui a l'air de pas etre sereine. Elle arrive à la table a coté et écrit dans un carnet à
spirale, pendant une heure sans lever la tête. Mon pote engage la conversation. Elle comprend rien, et pourtant, elle présente une émission de
live sur une chaine à péage. Sublime. J'essaie de rattraper les déboires et reboires de mon pote qui n'arrive pas à prononcer le mot canal
plus en une traite. Je me dis que je pars de très loin, et en effet, la discussion durera 24 secondes de débit affligeant de ma part.
Il y a des soirs comme çà, ou tout ne va pas. Ou tout part en couilles, tout couaque.
Message de masta dans
le sujet Bérézinha :
Bon, déjà, il faut
savoir que la Coupe d'Europe des clubs champions, créée en 1955, et rebaptisée Ligue des champions en 1992, n'a jamais connue de finaliste
issu de l'ex-URSS, et encore moins de vainqueur. Sans parler du fait que cette statistique infaillible prouve sans contestation possible la
supériorité du capitalisme sur le socialisme, ça me permet de broder un peu autour d'un sujet somme toute assez pauvre, autant qu'un rayon de
supermarché en RDA . Bref. On dénombre beaucoup de clubs de l'Est dès la création de l'épreuve, mais il faut attendre assez longtemps avant
que les clubs de l'URSS daignent nous faire profiter de leurs qualités footballistiques hors du commun, la saison 1966/67, pour être précis.
Avant, le football était tout simplement interdit en URSS. Me demandez pas pourquoi, c'est comme ça, une question d'opium du peuple, sans
doute.
Le 1er club soviétique a avoir l'honneur de se frotter à l'élite occidentale n'a vraiment pas de bol. Le Torpedo Moscou, pour ne
pas le nommer, tient la dragée haute à l'Inter Milan de Facchetti et Mazzola (1-0 ; 0-0), mais se fait éliminer par le finaliste de l'épreuve
dès le 1er tour. On va dire que c'est le métier qui rentre (et ça fait mal). Dès l'année suivante, le Dinamo Kiev frappe un grand coup dans
la gueule de ces pourritures capitalistes en éliminant le tenant du titre, les Ecossais du Celtic Glasgow, mal remis d'une cuite à la vodka
frelatée dans un night club ukrainien la veille du match (1-2 ; 1-1). Mais le retour sur terre sera rapide (comme Gagarine ) : Kiev se fera
éliminer par Gornik Zabrze sur le même score, le temps de trouver le club sur la carte, et hop, à la trappe ! Pour la peine, on leur enverra un
mec sympa pour les remettre à leur place, :jaruzelski:, enfin bref.
En 1968-69, il a du se passer un truc, Kiev se retire de la compète
ainsi que son adversaire polonais de Chorzow (indigestion de saucisson espagnol, selon nos sources). Un problème politique, assurément,
vraisemblablement la fin de la 2ème guerre mondiale.
Le Dinamo Kiev fait le pitre tous les ans, incapable de passer 2 tours à la suite. Et
c'est le Spartak Moscou, des durs, des vrais, le club des syndicats caca, Krasucki kiki, qui prend le relais en 70-71. Immédiatement éliminé
par Bâle, qui leur met profond, selon la tradition locale. Merci les gars, mon exposé n'en sera que plus court : ctb, hihi.
L'année
suivante, c'est le CSKA Moscou qui représente les soviets : c'est le club de l'armée rouge , ça déconne moyen dans les rangs, mais ça pleure
sa mère Russie dès le 2ème tour, éliminé par le Standard de Liège .
En 72-73, enfin un peu de sport. Kiev, revenu sur le devant de la
scène, est sorti en quart par le Real, après avoir pris sa revanche sur les gros tarbas de Polonais de Zabrze (cette fois, ils se sont pas fait
baiser, ils avaient acheté une carte pour pas se perdre), perf honorable pour les gars d'Oleg Blokhine (voir le post de Grug pour plus de
détails, hein, moi je vais direct aux faits bruts de pomme). L'année suivante pas de représentant soviétique, c'était l'année des purges, ou
des procès, je sais plus, enfin bref, ils étaient tous bourrés comme à la baie des Cochons, pas de foot !
En 74-75, grosse sensation : le
Ararat Erevan (à ne pas confondre avec le rototo Donovan, qui picole comme un trou et eructe à la figure des chevreuilles en boite de nuit), va
jusqu'en quart en éliminant des clubs ridicules, avant de tomber contre les boches du Bayern qui gagneront la coupe. « Ah ça ! On peut
toujours compter sur les nazis pour vous poignarder dans le dos », dira l'entraineur golmon d'Erevan : « remember Stalingrad ! ». Il savent
pas perdre les Russes, c'est bien connu. L'année suivante, c'est Sainté qui sortira Kiev en quarts, no comment, la légende est en marche
vers les poteaux carrés de Glasgow. Mais vous n'avez pas tout lu. Dégoutés de passer pour les pitres de service, les Ukrainiens décident de
mettre les petits plats dans les grands niveau dopage, corruption et tricheries, et en route vers la finale 77. Ah non, désolé les mecs, vous
avez beau torcher le Bayern en quarts (1-0 ; 0-2), c'est le Borussia Machingladbach qui vous la mets dans le petit en demis ! En plus, se
faire éliminer par un club avec Russia dedans, c'est trop la teuhon, comme qui dirait. Cet événement va précipiter la chute du communisme
quelques années plus tard, mais personne ne s'en doute encore. Même pas moi, c'est vous dire.
Tiens, en 78-79, revoilà le Torpayday de
Moscou. Eliminés aux pénos dès le premier tour par Benfica après deux 0-0. Deux matchs d'anthologie : l'histoire retiendra que ce furent les
1ers matchs qu'Artur Jorge vît à la télé, lui inspirant son style inimitable. Passons.
79-80 voit l'apparition d'un petit nouveau : le
Dynamo Tbilissi (c'est en Géorgie) qui se permet de sortir Liverpool dès le premier tour . Hambourg n'en fait qu'une bouchée dès le tour
suivant. On peut toujours compter sur les nazis pour vous venger, ça c'est une bonne chose. Le Spartak revient l'année suivante, histoire de
se prendre la torche règlementaire contre le Real en quarts, comme à chaque fois. Saint Franco, priez pour nous.
81-82, c'est au tour de
Kiev de faire son come back, avant de tomber en quarts contre... Aston Villa. Non, pas le Real, c'est bien y en a 2 qui suivent . L'histoire
étant un éternel recommencement, Kiev revient en quarts en 82-83, mais c'est Hambourg qui leur barre le passage, ça commence à devenir chiant
ce truc de quarts, faut varier, les gars. A noter qu'en 8èmes, les Albanais sanguinaires et illétrés de Tirana préfèrent se retirer au lieu
d'affronter l'équipe du grand frères soviétique. Belle preuve de sportivité .
83-84 : les Biélorusses de Minsk (des Russes garagistes, si
vous préférez) se présentent pour la 1ère fois. Pas mal, puisqu'ils tombent seulement en quarts contre les Roumains du Dinamo Bucarest.
Suprème honte pour le mec du Kremlin, qui massacre 350 millions de Roumains pour la peine, et installe les Ceaucescu au pouvoir. On n'entendra
plus jamais parler du Dinamo Bucarest. Dniepropetrovsk (je l'écrirai qu'une fois, profitez-en) tombe en quarts l'année suivante contre
Bordeaux. Bez avait amené les putes, les diams et le champ dans le vestiaire des arbitres, c'est dans les vieux pots qu'on fait les
meilleures soupes . A noter qu'on entendra plus jamais parler des Girondins de Bordeaux non plus ensuite . C'est le Zenith de Saint
Petersbourg qui représente l'URSS l'année suivante (85-86, pour ceux qui se sont endormis). C'est tout . Ah non, le Steaua Bucarest gagne
aux pénos contre le Barça en finale et y avait Boloni dans l'équipe. Mais où ont-ils trouvé 11 Roumains pour faire une équipe ? Dans le métro,
je parie . Nul raciste, on est d'accord. En même temps, fallait pas me donner ce gage à la con .
Bon là, on attaque le lourd. 86-87 : le
Dinamo Kiev revient, et ils sont pas contents. Après avoir dispersé le Celtic en 8èmes, en demis, c'est la lose : Porto leur remet une
rincette, et leur barre la route de la finale, où s'illustrera Madjer. C'est vraiment pas de chance. Et c'est la fin d'une époque, car les
Rangers vont niquer de l'Ukrainien :passou: dès le 1er tour l'année suivante (l'Ecossais, non content d'être alcoolique, est également
rancunier). Retour du Spartak (88-89), qui se fait démonter par le Steaua Bucarest dès le 2ème tour. Je crois que les Roumains aussi, ils ont
un truc avec les Soviétiques. Pas autant que les Portugais, d'ailleurs qui prennent un malin plaisir à réduire Dnieprmachin en bouillie en...
quarts, forcément . Dernier exploit soviétique, le Spartak Moscou ira jusqu'en demis en 90-91, victime de l'O* de Tapie, sur lequel des
soupçons divers vont peser lors de cette campagne. La vengeance étant un plat qui se mange froid, c'est le Real qui fait les frais de Russes
en quarts. C'est le baroud d'honneur soviétique.
Ensuite c'est la chienlit, l'URSS implose, se transforme en CeI puis en pleins de
petits pays chiants à orthographier, obligeant à faire pleins de tours préliminaires dans la Ligue des Champions, comme quoi, on tape
facilement sur le G14, mais c'est surtout ces enfoirés de russkofs qui qui nous cassent les couilles avec leurs clubs improbables qui ne
passent jamais plus de 2 tours. Et là, on parle même plus de quarts de finales , euh c'est normal, vu que l'UEFA instaure un système de
poules, y a plus de quarts , et le Dinamo Kiev termine dernier de sa poule en 91-92, tout comme le CSKA Moscou l'année suivante . Le Spartak
finit 3ème en 92-93, c'est la fête. Mais pour corser l'affaire, l'UEFA crée 4 poules en LDC : le Spartak remet ça en 93-94 ! En 94-95, on
nage en pleine science-fiction : jugez plutôt. Le Partak et Kiev se qualifient tous les 2 et se retrouvent dans la même poule (celle du PSG et
du Bayern). Avantage Spartak, qui récolte 4 pts contre 2 au Dynamo tous deux sont éliminés C'est de là que vient l'expression le Klub des
Loosers, parait-il. Le PSG, lui, gagne ses 6 matchs ... quand je vous disais qu'on était en pleine science-fiction . En 95-96, je cite
Whiskypédia : « AaB Ålborg fut repêché après la suspension du Dynamo Kiev pour tentative de corruption lors du match de groupe contre
Panathinaïkos. L'arbitre s'est vu proposé 30 000 dollars et deux manteaux de fourrures par un officiel du Dynamo Kiev. Les Ukrainiens furent
suspendus des compétitions européennes pour trois ans mais cette suspension fut levée le 19 avril 1996 par l'UEFA, pour « donner une chance au
football ukrainien de se développer » . Sympa l'UEFA, et trop cons les Ukrainiens, qui sont bien les seuls à se faire pécho pour un manteau de
fourrure (à part les bébés phoques, évidemment, mais ça n'est pas le sujet). Le Spartak, profitant de la confusion, en profite pour finir 1er
de sa poule , avant de tomber en quarts contre Nantes. La saison suivante l'Alania Vladimachinsmicer ne passe même pas les tours
préliminaires, encore à cause des Rangers, qui ne rigolent pas et leur en passent 10 en 2 matchs. Wow.
En 97-98, alors que tout le monde
les croyait morts, les mecs du Dinamo Kiev reforment une équipe à partir de l'ADN de Blokhine muté avec celui de Lénine, passent tranquilles
les préliminaires :babi:, finissent 1ers de leur poule, avant de tomber en... quarts contre la Juve, tiens ça change, encore un signe de
glasnost, sans doute. Kiev remet ça l'année suivante, tombant en demis contre le Bayern de Lothar Matthaus, torchant le Real au passage en
quarts (ça ne s'invente pas). Ça leur évitera l'humiliation de perdre contre ManU en finale, c'est déjà ça de gagné.
Saison suivante,
please : 1999-2000, l'UEFA nous fait une formule réservée au Prix Nobel de mathématiques (qui n'existe pas, comme chacun sait), et multiplie
les tours, les poules, ça devient vraiment le bordel. Et Kiev surnage encore, avant de rater la qualif pour les traditionnels quarts d'un
cheveu, à cause du goal average particulier avec... le Real . Rideau. Apparition du Shakhtar Donetsk (et du légendaire Julius Aghahowa
:fmnerd:) en 2000-01, Kiev s'écroule, le Spartak s'arrête en 2ème tour des poules. Petite chambrée. Encore pire la saison suivante, Kiev et
Spartak s'arrêtent dès le 1er tour, la meilleure perf est pour le Lokomotiv Moscou , petit nouveau à ce niveau. Le Loko a le vent en poupe et
va même jusqu'au 2ème tour la saison suivante. On sais enfin où passe l'argent de la mafia russe. Dans la LDC nouvelle et dernière formule,
le Loko et son argent sale vont jusqu'en 8èmes de finale en 2003-04, éliminé par un autre paradis fiscal, l'AS Monaco et sa principauté en
carton. 2004-05, petite forme pour nos amis russes et apparentés : tout le monde se fait reverser en UEFA, ça console... 2005-06 est l'année
de la cata : aucun club russe en poule; Kiev se fait ridiculiser par le FC Thoune, ultime moquerie du destin.
Mon JS, je viens de
passer presque 3 heures sur cette connerie.
Message de mr-bob dans le sujet Le Ballond de Plomb :
en sport, un type a
un maillot floqué Meriem et même signé Meriem des girondins (blanc, puma, ceux de la saison 04/05).
Il est laid, petit et gros. C'est
un pongiste de métier (il en a fait en club et amène sa raquette en sport) il est poule 4/5 (pour info je lui ai mis quelquechose comme 11/6
11/7). Il suinte du derrière, a un petit duvet naissant, a une petite voix de nerd (il en est d'ailleurs un) et se balade toujours en short
(le même), il fait S et est le meilleur pote d'une espèce de giga loque qui fait plein d'effets super trop géniaux, qu'il loupe tout le
temps. Il est coiffé d'un superbe catogan, nous répond "attend je me repose un peu" quand on lui demande de faire le match qu'on doit faire
pour la poule, alors qu'il a fini son match depuis 10mn (disons qu'il fait 2 matchs quand on en fait 10). Et il sort avec une fille mi-singe
mi-alien toute blanche qui se refuse à mettre des soutifs (horreur du truc) et qui fait des maths sur le tableau de la salle de sport.
CQFD, tout ce qui touche à Meriem est lose. |