Je suis tombé sur cet article de lequipe.fr ce matin en sirotant mon café. J'ai d'abord buté sur quelques expressions qui m'ont fait bien rire. Ensuite j'ai vu une énorme erreur à la fin de l'article (j'explique à la fin de mon post). Donc m'est venu l'idée de se pencher un peu plus sur cet "article", de le décortiquer. Attention ça pique les yeux.
__________________________
PARIS SAURA-T-IL ARRÊTER L'OM ?
Par David MICHEL
Redevenu une machine à gagner, l'Olympique de Marseille devra confirmer
ses nouvelles ambitions dimanche au Vélodrome face à son meilleur
ennemi le Paris-SG (20h55). Avant le Clasico, Bordeaux et Monaco
doivent s'affronter à Louis-II (18h00).
L'Olympique
de Marseille est au coeur d'une actualité chaude et elle va devenir
brûlante dimanche avec l'arrivée de Paris-SG pour un nouveau clasico.
Sorti de l'enfer 1 et auteur d'une remontée plus que
spectaculaire, l'OM affole les stats et les paris en tous genres.
Depuis le double revers à Rennes (1-3) et Auxerre (0-1) il y a un mois,
l'OM s'est fait la belle en Championnat, écartant Valenciennes (3-1),
Caen (6-1) et Nice (2-0), et déboulonnant Monaco (3-1) en Coupe de
France et le Spartak (3-0) en UEFA jeudi. Avec 24 points engrangés en
onze journées (seul Lyon a fait mieux avec 28 pts) et cinq succès de
rang au Vélodrome, le club olympien a désormais la grosse cote pour une
place finale sur le podium. Hypers actifs, les Olympiens vont devoir
apprendre à gérer leurs priorités puisqu'ils courent plusieurs lièvres
à la fois : le Championnat, la Coupe de France et la Coupe de l'UEFA.
La méfiance est de mise car si l'OM regarde devant il ne doit pas
oublier que le classement est serré comme une huitre 2. Deux matches sans victoire peut 3 aussitôt
faire reculer les hommes de Gerets dans le ventre mou. Et Marseille n'a
jamais gagné en Championnat cette saison après une escapade en Coupe
d'Europe.
La résurrections de Cissé et Cheyrou, 4 les retours de Niang, Mbami et Taiwo (énorme contre Moscou), et les miracles de Mandanda ont quand même de quoi effrayer un PSG toujours à la recherche d'un fond de jeu convaincant sur la durée 5.
Car Paris, quand il veut, sait y faire. En janvier, avec un peu plus de
jambes, d'explosivité et de réalisme que d'habitude, les Parisiens ont
prouvé qu'ils savaient être flamboyants. Revenu sur terre après la
défaite à Lorient (0-1) et le nul insipide contre Le Mans (0-0), le PSG
a toujours quelques atouts en poche. Il reste à ce jour la meilleure
équipe à l'extérieur avec seulement deux revers et cinq buts encaissés.
Une solidité défensive que l'on peut élargir aux six derniers matches
puisque Landreau n'a encaissé qu'un seul but en 540 minutes. Paris sait
également qu'une victoire le propulserait à deux points de l'OM. Et le
Clasico ne serait pas ce qu'il est, bien qu'il soit devenu bien moins
sulfureux que par le passé, sans ses traditionnels phrases assassines 6.
Jeudi, Diouf a dégainé le premier. « Il y a très clairement à Paris une
bande de gens organisés se réclamant supporters et qui ne sont que des
brigands de stade. Et cela n'existe pas à Marseille.» Le Clasico était
vraiment lancé. Suite et fin ce soir (20h55).
MONACO solide sur le Rocher
Avant l'affiche de la journée, les projecteurs seront tournés vers le
stade Louis-II puisque Monaco accueille Bordeaux. En embuscade pour
l'Europe, Monaco est à la recherche de son souffle gagnant du mois de janvier 7,
qui l'avait poussé à gagner contre Lorient (1-0), Metz (4-1) et Sochaux
(1-0). La machine de Ricardo a tourné face à des seconds couteaux mais
s'est ensuite enrayée face au Mans (0-1), à Marseille en Coupe (1-3) et
contre Lille (0-0). Le plus souvent, c'est la manière qui déçoit. Et
quand ce n'est pas le cas, ce sont les attaquants qui ne convertissent
pas les occasions. Sauf au Vélodrome, la défense tient le coup et elle n'a par exemple plus encaissée 8
de buts sur le Rocher lors de ses quatre derniers matches. L'attaquant
bordelais, Fernando Cavenaghi, qui a marqué six buts en cinq matches,
est prévenu. Et Bordeaux aura-t-il digéré sa défaite mercredi à
Anderlecht à la dernière minute ? Il a en tout cas une occasion en or de se rapprocher à un point de Lyon... 9
__________________________
1 Superbe métaphore filée. David place la barre très haut pour le début de l'article.
Commandement n°1 : "L'emphase tu manieras."
2 Expression de fort belle facture. A réutiliser sans modération : "Oh, on est serré comme des huitres ce matin dans le métro !
Commandement n°2 : "Des expressions de derrière tes fagots tu utiliseras."
3 Cf. Programme 2007 du cycle 2 (5-7ans) "L'élève doit être capable de marquer l'accord sujet/verbe en situation simple".
Commandement n°3 :"De l'orthographe tu ne te soucieras."
4 Ne jamais hésiter à en faire des tonnes. (résurrection avec un s au passage).
Commandement n°1 : "L'emphase tu manieras."
5 Attention poncif et pléonasme.
Commandement n°4 : Par tes propos techniques, débordé tu seras."
6 Cf. Programme 2007 du cycle 2
(5-7ans) "L'élève doit être capable de marquer l'accord en genre et en
nombre dans le groupe nominal simple".
Commandement n°3 : "De l'orthographe tu ne te soucieras."
7 Comme le dit si bien Eric
Bedouet à Jemmali ou à Jurietti toujours récalcitrants en ce qui
concerne les exercices physiques : "Après un bon échauffement, le
souffle gagnant est en toi !"
Commandement n°2 : "Des expressions de derrière tes fagots tu utiliseras."
8 Aie le participe passé. Vrai que là on est en plein cycle 3.
Commandement n°3 :"De l'orthographe tu ne te soucieras."
9 Le meilleur était censé être
pour la fin mais ce pitre a édité son article. Je m'explique : quand je
l'ai lu il y avait un petit paragraphe sur l'importance comptable du
match, aux vues des défaites de Nancy et de Lyon. Jusque là t'es dans
le vrai david, mais là de conclure : "Attention à ne pas rater le wagon
du titre (toujours ces belles métaphores, quel talent, enfin moi
j'aurais plus parler de locomotive, vu qu'un wagon, quand on y
réfléchit bien, c'est quand même rarement en première position, enfin
je dis ça, je dis rien), 4 points cela reste du domaine du faisable, 7
points le seraient beaucoup moins". (citation à peu près fidèle). De là
est sans doute née l'expression "un match à 6 points", je ne vois pas
d'autres explications.
Sans doute emporté par sa verve, et galvanisé par les enjeux en
cours, David s'est donc quelque peu embrouillé dans ses calculs. Vrai
qu'une défaite à -3 points ça achèverait Rolland Courbis.
Le pire dans tout ça c'est de remplacer cet audacieux paragraphe, par une si triste conclusion.
|