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Suite de notre série "Comment je suis devenu supporter des Girondins". Après Donovan et Ziegler, nous mettons aujourd'hui à l'honneur le récit du dénommé Cousin-Willy (libre à vous de tenter de percer l'origine de ce sémillant pseudonyme).
Palois de naissance, depuis un peu plus de 24 ans. Avant de me mettre aux Girondins, il m'a déjà fallu me mettre au foot...
Un peu "costaud" dès l'âge de 7 ans (merci à la nounou qui nous offrait
des tartines de margarine-nutella! Wouarf, j'en ai la gerbe là!), mes
parents devaient me trouver une activité physique hors EPS scolaire.
Donc, le foot dans le club du coin, le FC Lons. Finalement, six mois
d'entraînements et de matchs, devenus un calvaire à cause d'un sale
gosse qui m'appelait "poulette" à cause d'un portage d'affreux T-shirt
à l'effigie du coq Péno.
Première vraie confrontation télévisuelle avec le ballon rond,
étonnament aujourd'hui, avec une immense ferveur personnelle: la C1 de
l'O* en 1993.
Après ça, le foot serait différent pour moi: chaque jour à l'école, puis les matchs de C1 dès que possible.
Et puis, le jour de l'arbre de Noël du boulot de mon père (un
dimanche de 1995), celui-ci nous abandonne avant la remise des cadeaux
(l'horreur!) pour aller voir avec mon oncle un match... en vrai,
sous-entendu, pas à la télé! Un certain Bordeaux -Monaco (match
apparemment nul à chier), dont il me ramènera le Saint-Graal: une
écharpe à l'effigie des Girondins, rouge-bordeaux.
Le déclic! L'année suivante, un match inoubliable se joue à
Lescure, Richard Witschge que je vénère alors oriente magnifiquement le
jeu vers Lizarazu qui centre pour le premier but d'une extraordinaire
soirée!
J'entends encore Platini, aux commentaires, dire que le certain Kachkar
(ou dans le genre) n'arbitrera plus beaucoup de matchs de ce niveau
tellement il aura été pitoyable.
Les Girondins deviennent alors mon "équipe préférée", ce qui, pour
un ado de 13 ans, ne veut pas dire grand chose. Je suis les résultats,
sans vraiment les suivre, les saisons suivantes n'étant pas grandes
sources de succès historiques.
La passion ne me quittera plus à partir d'une soirée d'aout, ou mes
préférés battent le PSG (match qui ne restera dans les annales que
grâce à la cacahuète d'Okocha) 3 buts à 1. La première victoire d'une
longue série, rarement aussi haletante niveau suspense, avec en point
d'orgue la victoire face au concurrent fada et le match énorme de
Micoud, Laslandes et Wiltord. A partir de ce match, on savait que l'on
serait champion de France.
Depuis ce titre, il n'y pas une saison où je n'économise pas pour
acheter un maillot, ayant depuis une collection un peu "encombrante"...
Les dernières années se regardent sans les yeux d'un gosse mais
avec une certaine raison, une maturité permettant des analyses
taquetiques, des coups de gueules envers la direction.
Bref, le regard change, la passion demeure.
Cousin-Willy
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