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Pour Julien Faubert, la vie, c'est comme une boîte de chocolat, à chaque fois qu'il l'ouvre, on ne sait pas ce qu'il va en sortir...
Il nait au Havre, ce qui en fait l'une des personnes les plus importantes ayant vu le jour dans cette châtoyante bourgade, juste après Laurent Ruquier, mais avant René Coty, Arthur Honegger ou Raymond Queneau. Il perd définitivement ses cheveux à l'âge de 6 ans, pour causes inconnues.
A l'adolescence, le petit Julien découvre le clip de feu Silmarils "Cours vite". Le visionnage intensif du clip, agrémenté d'une certaine Draghixa, provoquera en lui ses premiers émois sexuels, YARGLAAA!!! et gravera le titre du morceau comme crédo de sa future carrière. D'autres joueurs de football restent eux aussi marqués des morceaux cultes : "I believe I can fly" pour Fabrice Fiorèse, "Fight for your right to party" pour Pascal Feindouno, "Je marche seul" pour Vikash Dhorasoo...
Il intègre le centre de formation de l'AS Cannes à 15 ans, découvre le soleil et une température supèrieure à 15° les deux tiers de l'année, et se voit obligé de financer ses études en tournant dans des navets intersidéraux comme Fast and Furious, xXx, Pitch Black. Il est sauvé de cette vie sans avenir par Michel Pavon, bénéficiant de la perte du statut pro du club fournisseur officiel des Girondins.
Il intègre rapidement l'équipe première, par sa polyvalence, et la faiblesse du groupe cette saison là.
Certes, son bagage technique se limite aux simples crochets intèrieurs/extèrieurs, ainsi qu'à l'enchainement accélération, ralentissage, re-accélération. Certes, ses centres ne trouvent pas toujours preneur au troisième poteau (non Julien, le ramasseur de balle n'était pas Gabriel Obertan échappé côté gauche). Certes, il n'a pas encore acquis de remarquable outils tels que la feinte de frappe, la feinte de corps, la feinte de centre, la feinte de chute. Mais il faudrait être maintenant de bien mauvaise foi pour ne pas reconnaître qu'il est en celà un digne représentant du joueur athlétique moderne, comme Bernard Mendy donc, mais en mieux.
C'est ainsi qu'il est devenu un titulaire indiscutable, pas uniquement par faute de concurrence, sur le couloir droit bordelais, et vient d'être selectionné avec l'équipe de France, par le monsieur aux gros sourcils. Il inscrit même le but de la victoire pour sa première cape, comme ses prédecesseurs Zidane, contre la République tchèque en 1994, et plus récemment Ibrahim Ba, en 1997 contre le Portugal. Ce but lui permet de gagner un pari avec sa femme, qui doit se jeter habillée dans leur piscine personnelle (ce que la petite histoire ne dit pas, c'est qu'au cas où il n'ait pas marqué, il aurait du mettre une perruque de Slash, ou à défaut de Larusso, pour faire croire à l'arrivée de Juan Pablo Sorin au Haillan).
A 23 ans, Faubert doit maintenant étoffer son jeu, quand d'autres devaient muscler le leur, mais ça, c'est déjà fait pour Julien. Ca sera peut-être le plus dur, mais c'est un joueur qui surprend depuis ses débuts à Bordeaux.
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