Gloire, l'ami Lilian a réussi a passer la canicule de Juillet et vient juste d'avoir 35 ans ! Pour
celà, il a bien suivi les conseils des gentils médecins : il a bu beaucoup d'eau, avec juste ce qu'il faut de ricard pour la rendre
comestible.
Au delà de ça, c'est quand même un bon gars Laslandes, à notre époque où le supporter lambda
s'insurge contre le manque d'amour du maillot, les joueurs mercenaires qui déclare un jour "je veux jouer avec de grands joueurs autour de
moi !" puis le lendemain : "je suis très heureux dans mon club" ( toute ressemblance avec des faits existants ou ayant existé est
purement fortuite), voilà que le Pauillacais a rempilé dans le club de son coeur pour une saison de plus. Bien sur, son temps de jeu risque de
se réduire tel des cahuètes lors d'un apéro, mais on peut être sur qu'il ne rechignera jamais à exécuter ses fameuses ailes de pigeon sur
chaque remise en jeu qui lui est destinée. Savoir si ces déviations trouvent preneur, c'est une autre histoire, et puis c'est pas bien grave
hein.
Yiyian est donc encore et toujours dans le club de son coeur (non cher ami lecteur, ne condamne pas Fabrice F, plusieurs amours
sont possibles dans une seule vie ), mais son parcours reste atypique. Repéré par le gros monsieur de l'Yonne avec un bonnet (ce n'est pas
Emile Louis) lorsqu'il jouait à Saint Seurin, il rejoint Auxerre, où son principal fait d'arme ne sera pas le doublé championnat/coupe de
France en 1996 (oh putain, 10 ans ! ça nous rajeunit pas ça ma bonne dame), mais ce superbe retourné refusé contre Dortmund en 1997.
Il rejoint Bordeaux au mercato d'été 1997 pour y rester 4 ans, constituant notamment une paire d'attaque hors norme avec Sylvain Wiltord,
marquant une quinzaine de buts par année. C'est alors l'apogée du 4-4-2 baupien, la France est championne du monde, les femmes se dénudent
dans la rue, les footballeurs font des pubs pour Danone, Paco Rabanne annonce la fin du monde... On retiendra de ces 4 années parmi tant de
choses le quart de finale retour cauchemardesque de la coupe UEFA 1999 contre Parme, qui sera effacé (les merveilles de la mémoire) par un
titre de champion de France conquis dans les derniers instants du match à Paris. De même, tout le monde a encore en tête la fourberie incarnée
par David Beckham lors de la 2° phase de la Ligue des Champions, contre Manchester United, en mars 2000.
Il quitte les bords de la
Garonne pour rejoindre un grand club européen : Sunderland. Quand son agent lui a dit que c'était une équipe du tonnerre, Lilian aurait du se
méfier, et se souvenir des cours d'Anglais de la 6°4 avec Madame Smith, du collège Jules Enface. Bref, une année de galère entre le club
anglais et Cologne, qui lui a fait définitivement perdre ses chances en équipe de France, et le condamne à rejoindre ensuite Bastia, puis Nice,
où il retrouve la joie du jeu construit à coup de longues balles en avant.
Lors de l'été 2004, il décide de revenir à Bordeaux,
moyennant un salaire menu, ce qui tombe bien vu que le club girondin l'alignera avec un autre attaquant à gros revenu. Le président des
girondins est donc tout heureux de ce transfert à moindre frais, pas vraiment glamour, comme dirait l'autre, mais cet été là, faut pas
l'ennuyer à Jean Louis, sinon il prend son scooter débridé kit polini 500 et fait n'importe quoi. "Mais que diable est-il allé faire dans
cette galère ?" se demande Triaud en consultant le parcours du joueur depuis son départ de Bordeaux. "Cherche pas" lui répond Michel
Pavon, coach cette saison là (on ne rigole pas ! ) "on va faire une bonne saison avec le recrutement qu'on a fait, t'vas voir
!"
Laslandes entame donc sa 7° saison sous le maillot girondin, il vient juste de se faire dépasser, surement définitivement, par
Pauleta pour le titre de meilleur buteur en activité en Ligue 1. Il rejoindra peut-être Libourne à la fin de la saison, le grand blond
retrouvera alors ses boucles pour les boucler, et ça, c'est beau. |