Les grands Mystères de la Science : JMA, pourquoi
est-il si méchant ? |
|
Écrit par Rédaction Chez Les Girondins
|
|
28-03-2007 |
La personnalité peu avenante du président Lyonnais est souvent mise en lumière. Nos reporters se sont donc posé
la question : « Comment un homme connaissant une si grande réussite professionnelle peut-il ne pas être sympathique et d’un fair-play sans
tâche ? ». Le résultat de leur enquête est édifiant.
Il se trouve devant un dilemme : ruiner une ville ou pénaliser toute une
équipe et les espoirs d'un peuple en perdant toute crédibilité face au corps arbitral.
Revenons un instant sur cet
événement qui aura marqué à tout jamais l'histoire de la relation arbitre - président de club. 4 mars 2005, Caen. Le match Caen - OL
s'apprête à débuter. Les Lyonnais ne possèdent que 8 points d'avance sur son dauphin et le suspense est à son comble : de ce match au sommet
dépendra certainement le futur de l'Olympique Lyonnais.
Les conditions météorologiques du jour ne favorisent pas un terrain qui n'avait
pas besoin de ça. Cependant, le show mustant goer on l'arbitre décide que le match aura bien lieu sous le fallacieux prétexte que les matchs
de football se déroulant sur support naturel non abrité il peut arriver que oui, le terrain ne soit pas comparable à une table de billard.
C'était sans compter sur la vigilance de chaque instant de l'inflexible dirigeant Lyonnais qui, faisant fi d'un public vociférant et de
la pression d'un diffuseur télé avide de rembourser un investissement colossal dont une grande partie lui revient, décide qu'il n'en sera
rien. Connaissant les difficultés financières que traverse alors la mairie de Caen il serait pour lui inconvenant d'abîmer un peu plus la
pelouse du stade d’Ornano. Il se doit d'aller en référer à l'arbitre. Cependant il pourrait être accusé de jouer de son poste à la LFP pour
influencer les décisions arbitrales se qu'il s'est toujours refusé de faire et de laisser croire. Aussi il se trouve devant un dilemme :
ruiner une ville ou pénaliser toute une équipe et les espoirs d'un peuple en perdant toute crédibilité face au corps arbitral.
"Si je chope le gars qui m'a inscrit Jurietti
dans le dos, va y avoir du licenciement chez OL flocages."
C'est là que lui vient l'idée : il n'imposera rien mais fera tout ce
qui est en son pouvoir pour faire prendre conscience à l'homme en noir de la gravité de la situation. Ce message ne pouvant passer par
l'intermédiaire d'un des membres du club, il choisit donc la personne la plus neutre et objective qui soit de part sa profession : un
huissier de justice.
L'interprétation regrettable qui sera faite des intentions de JM Aulas ce soir là ne saurait nous intéresser et ce
n'est pas avec cette anecdote que nous démontrerons le caractère prétendument antipathique du président.
Les journalistes
en mal de scoop s’emparent de l’affaire, mettant Mr Aulas dans une position des plus inconfortable.
Un autre exemple doit
être pris en considération. Celui de la gestion du marché des transferts. Le président Lyonnais fait souvent preuve sur ce point d’une naïveté
qui lui a joué bien des tours.
Prenons le cas Piquionne. Le bon président, fidèle des principes inculqués à coup de matraque sur les
barricades de mai 68, pense qu’il est plus humain de traiter ce transfert sur un principe d’autogestion. Il contacte donc l’attaquant qui
n’était pas encore international afin de laisser celui-ci décider de son futur, évitant la froideur pragmatique des contacts avec agents et
clubs. Ne voulant pas perturber celui qu’il espère être le futur Sonny Anderson il décide lui faire savoir son intérêt d’une manière qu’il
espère être courtoise et humaniste, par voix de presse. Ceci dans l’unique but de ne pas mettre une pression inutile sur cet attaquant dont il
sait le mental friable.
"Quand on
s'approche, en fait, il est pas plus haut que ça leur Marc Planus !"
Mais les journalistes en mal de scoop s’emparent de
l’affaire, sortant les divers propos de leur contexte entraînant une rupture entre le joueur et son club et mettant Mr Aulas dans une position
des plus inconfortable. Il essaiera tant bien que mal de s'extirper de cette situation mais, peu préparé à traiter avec le mensonge et la
mauvaise foi, il laissera le piège médiatique se refermer sur sa victime.
Ironie de sort, le joueur signera à Monaco, club de nantis
jouissant d’avantages fiscaux totalement inégalitaires et maintes fois décrié par notre Robin des Bois lyonnais.
Les seules
choses que ses camarades partageront avec lui sont les pierres qui lui seront lancées sur le chemin de l’école.
Pour
mieux comprendre les mystères de son caractère nos enquêteurs sont remontés dans le passé du « Napoléon du Football ». 1955 à l’école communale
de l'Arbresle, Jean-Michel est un enfant solitaire. L’éducation stricte associée à une exigence de résultat scolaire imposée par des parents
professeurs s’ajoute à un physique compliqué. Bref, Jean-Michel est petit, maigre et premier de la classe. Une combinaison difficile à vivre.
Mais en bons enseignants ses parents ont associé à cette éducation stricte de fortes valeurs d’humanisme et de générosité. Le petit Jean Michel
passera son enfance seul mais avec un désir brûlant d’ouverture et de partage. Les seules choses que ses camarades partageront cependant avec
lui sont les pierres qui lui seront lancées sur le chemin de l’école.
Toujours prompt à aider son prochain le jeune Aulas, se présentera
chaque année au élections de délégués de classe pour chaque année n’obtenir qu’une voix sous les rires moqueurs de la classe entière. Il n’en
aura cure et traversera sa scolarité en fondant notamment en 1967 le CeGID (Club d’Echec, jeu de Go, Informatique et Don de soi) toujours dans
l’optique de créer artificiellement une communauté de laquelle il ne sera pas rejeté. Ce club sera dissolu en 1968 car jouer aux échecs seul,
ça va un moment.
"Gérard, dis aux
gars que si on gagne pas samedi ils rentrent tous à Lyon avec OL-stop."
Mais tout ceci n’aura pas été vain car ces années de
souffrance et de travail acharné lui auront apporté des compétences et un caractère qui lui permettront de réussir dans le milieux des affaires
jusqu’aux succès que l’on connaît, tant avec sa société qu’avec son club de football. Mais, resté fidèle à ses principes, il sait que le
bonheur d’être à la tête d’un club remportant autant de succès ne peut être vécu seul, comme il l’a fait toute sa vie. Il va donc utiliser tout
son pouvoir, tirer toutes les ficelles pour faire fléchir l’égoïste pouvoir politique en place et pouvoir partager avec tous la réussite de sa
vie, en introduisant son club en bourse.
La seule plénitude dans le regard du président le soir de l’introduction permet de témoigner de la
beauté d’un homme qui a su atteindre le sommet sans compromettre ses idéaux de partage. Ceux qui voient en cette action l’ombre du capitalisme
le plus vil se rappelleront simplement de cette déclaration faite au soir de la victoire de la gauche aux élections régionales de 2004
"J'espère qu'il (Jean-François Lamour alors ministre des sport de droite) changera d'avis sur la Bourse. On peut aussi imaginer qu'il ne
restera pas insensible aux résultats des urnes de dimanche dernier et qu'il comprendra qu'il y a également des mécontents chez les présidents
de clubs." Prouvant, s’il en était besoin une tendance politique fermement, ancrée à gauche.
"Encore un peu de café, m'sieur Rumenigge
?"
Il semblerait donc après analyse de ces quelques éléments concrets que le mauvais caractère du président du quintuple
champion de France soit une légende urbaine. |
|
|