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8 journées de championnat se sont d'ores et déjà déroulées, et l'heure est au premier bilan, alors que le premier
quart du championnat est bien entamé maintenant. Au niveau comptable, le constat est mitigé pour Bordeaux, et les premiers verdicts sur les
joueurs sont rendus, Micoud déçoit les attentes placées lors de son arrivée, Wendel étonne, Dalmat confirme son potentiel technique et son
manque de rythme,... mais un autre joueur girondin fait l'actualité : Vladimir Smicer. Revenant - le mot n'est pas de trop tant il a été vite
enterré - de blessure, le milieu tchèque devient le centre d'attention de beaucoup, et pourrait apporter un réel plus à une équipe en manque
de réussite, de technique, de buts, de points. Pourquoi donc la carrière de ce talentueux joueur a été tant marquée par de nombreuses blessures
?
Pour le commun des mortels qui suivent le foot, la découverte de Vladimir Smicer remonte à la saison 1995/96,
alors que Bordeaux vient de marquer l'histoire du sport français en sortant le Milan AC en quart de finale de la coupe UEFA, les Girondins
sont confrontés au Slavia Prague en demi finale. Cette équipe, emmenée par Poborsky, Kristofik, Suchoparek et donc Smicer, s'incline à 2
reprises 1-0. Le même été se dispute l'Euro 96 en Angleterre, et la jeune équipe tchèque arrivera en finale de la compétition, sortant au
passage la France et le pays hôte et ses meilleurs joueurs quittent donc leur club d'origine vers des championnat plus hupés. Vladimir est
donc engagé par le FC Lens, il y a plus glamour comme direction. Il crut même un long moment se trouver en Allemagne, en voyant les coupes de
ses coéquipiers Vairelles, Déhu, Sikora et Wallemme. Pourtant, le club nordiste gagne en 1998 son unique titre de champion de France avec cette
équipe, c'était l'époque où Lyon ne dominait pas outrageusement la compétition, Jean Michel Aulas ne faisait pas encore tant de bruit dans
les médias, Zidane courait.
Vladimir rejoint les Reds en 1999, sous l'impulsion de Gérard Houiller, nommé Manager à Liverpool un an
plus tôt. Ce dernier engage beaucoup de joueur venant de France, El-Hadji Diouf, Bruno Cheyrou,...(c'est logique, un manager qui débarque dans
un nouveau championnat vas recruter des joueurs qu'il connait bien, Benitez fera de même avec des Espagnols, Ricardo avec des Brésiliens,...).
C'est à partir de ce moment là que Smicer commencera à être victime de blessures à répétitions. En effet, Liverpool rencontre en demi-finale
de la coupe UEFA le FC Barcelone, et le milieu tchèque aura le malheur de croiser la route d'un jeune footballeur espagnol, ramasseur de balle
pour l'occasion lors du match en Catalogne. Ce jeune garçon est porteur d'une maladie très rare qu'il transmet malencontreusement au futur
joueur de Bordeaux, le syndrôme de l'homme en sucre (lat : Albertus Rierus). Ses saisons ne seront dès lors qu'une suite de lésions
musculaires diverses et variées, de ligaments douloureux ou de mini fractures, empechant son talent de s'exprimer totalement.
Pourtant, ses performances lors de l'Euro 2004 au Portugal, ou au cours de la fantastique finale de la Ligue des Champions 2005
remportées par les Reds, durant laquelle Vladimir relança brillament le match d'une frappe des 25 mètres, finissent de convaincre les
dirigeants bordelais de l'engager lors du mercato 2005. Les mauvaises langues disent qu'il a été surtout engagé parce qu'il était en fin de
contrat, mais c'est pas le genre du club aquitain, ça se saurait. Smicer arrive donc au Haillan, et dès les premiers entrainements, il
apparaît comme l'antéfaubert, technique mais lent. Ses problèmes physiques semblent alors résolus, tout va pour le mieux dans le meilleur des
mondes jusqu'au début d'année 2006. Vladimir commence à se plaindre de la cuisse, du genou, d'un peu partout à la fois. Son absence est
d'abord prévue pour 4 semaines, puis 2 mois, sa participation au Mondial 2006 est remise en cause, puis annulée. Cette triste pèriode voit fin
durant l'été 2006, lorsque la pelouse du Parc Lescure est enfin changée. L'analyse minutieuse de l'ancien terrain de jeu révèle une présence
accrue de poussières, d'émanations gazeuses provenant de la décomposition de cartilages et d'ossements d'un joueur espagnol, technique et
lent, qui foulait le gazon aquitain 1 année plus tôt.
Heureusement donc, le changement de terrain de jeu est maintenant effectif, et le
joueur tchèque est sur la voie d'une véritable guérison. Il recommence à participer aux entrainements collectifs, et envisage de rejouer avec
l'équipe première des Girondins. Vladimir, en orbite autour d'un attaquant, ou en milieu offensif plus classique, offre une solution
supplémentaire pour Ricardo. Sa présence augure de meilleurs résultats, et Smicer pourra ainsi démontrer tout son talent, pour finir dignement
sa carrière. C'est tout le mal qu'on lui souhaite. |