Tout un chacun n'a pu que constater l'absence de résultats de l'équipe nationale d'Argentine ces dernières années, malgré un statut de quasi-favori dans chaque compétitions internationales auxquelles les joueurs albiceleste participent. La dernière finale de la Copa America en est le dernier exemple, l'équipe s'étant faite explosée 3-0 par son concurrent de toujours, le Brésil. A chaque fois, les joueurs argentins perdent leurs moyens et déçoivent immanquablement leurs nombreux supporters. Alonso, l'équivalent bordelais d'un Lionel Messi, pourrait être d'un grand secours pour sa sélection nationale, et nous nous sommes interrogé sur ce qui est un véritable grand mystère de la science : Pourquoi Alejandro ne parvient pas à intégrer son équipe nationale ?

L'explication sociologique
C'est un fait malheureusement répandu dans nos sociétés, les gens de petite taille sont très mal vus, et pas seulement de loin. La gent féminine préférera systématiquement un mâle reproducteur grand et fort, même benêt, plutôt qu'un homme petit, vif et intelligent. Il est bien plus facile pour un individu de grande taille d'accéder à un poste à responsabilités, d'avoir de l'autorité, de s'asseoir sur un tabouret de bar. Il en est bien sûr de même pour le football de haut niveau, et Alejandro a dû lutter sans arrêt pour se faire une place dans les effectifs professionnels (et sur les photos officielles), malgré de remarquables qualités de percussion. Véritable parangon d'opiniâtreté, Alonso a vu son combat quotidien être reconnu lors de son recrutement par le club bordelais lors de l'été 2005, où il a démontré ses nombreuses qualités depuis lors. Il est ainsi devenu le porte-parole de nombreuses associations luttant pour la reconnaissance et l'intégration des gens de petite taille, comme « Les nains de garde » ou « ni lilipute ni soumis ».

- « hey ! Juan Pablo !
- Oui ?
- Tu peux arrêter de me marcher dessus s'te plaît ?
- Ah pardon »
L'argument psychologique
Le regard que portaient les gens qui l'entouraient l'a certainement traumatisé dans sa petite enfance. Il se rappelle encore les durs moments de shopping avec ses parents, dans les rues de Buenos Aires, quand, jeune adolescent boutonneux, il devait chercher des vêtements taille 8 ans. Difficile de draguer quand on porte des vêtements Pequeño Barco, avec une Tortue Ninja ou Spiderman dans le dos. De même, les moqueries incessantes de ses camarades de classe n'ont cessé de le poursuivre, Alejandro se faisait même bizuter par des enfants bien moins âgés que lui.
Tout ceci pourrait paraître insignifiant, mais l'extrême petitesse d'Alonso a été proportionnellement inverse à l'importance de son traumatisme, si bien qu'à l'orée de l'âge adulte, Alejandro le petit n'eut que 2 solutions d'avenir. Soit se réfugier dans son moi intérieur, avec ses amis imaginaires, loin des brimades et moqueries, tel un Pérea des familles, soit appliquer la loi du talion, oeil pour oeil, dent pour dent, tel Jemmali l'éternel.
Vous l'aurez bien compris, l'Hispano-Argentin est vite devenu une terreur pour ses camarades, répondant coup pour coup, frappant là où on ne l'attendait pas (dans les chevilles), prouvant au monde son importance avec une fougue et une énergie sans égales. A la limite de l'agressivité, le milieu droit a, selon le psychologue du club bordelais, développé toutes les manifestations du syndrome de Napoléon, et il court après sa perte. Vu qu'il est très rapide, il devrait la rattraper bientôt, toujours selon ce prétendu spécialiste. Nous, plus humbles scientifiques, préférons voir en Alejandro un bel exemple de combativité.

Alejandro à l'entraînement.
L'argument tactique
Alfio Basile devrait regarder de plus prés le CV d'Alejandro. Il pourrait y déceler un élément important à l'heure où de nombreux cadres (Ayala, Veron) ont lâchement décidé de délaisser leurs obligations envers leur mère patrie. Ainsi, le sélectionneur pourra voir la fidélité du petit joueur, mais surtout ses très bonnes dispositions au rôle de joker. Ricardo avait su l'utiliser judicieusement de cette façon lors de sa première saison à la tête de l'équipe girondine, et le vif milieu offensif avait pu apporter sa vitesse lors de ses entrées en jeu, marquant d'importantissimes buts décisifs cette année là. Bien sûr, il serait frauduleux de notre part d'affirmer qu'Alonso a les épaules pour soutenir le rôle d'un titulaire, mais il aurait parfaitement sa place en tant que dynamiteur de défenses usées par le travail d'un Messi ou d'un Tevez. Certains pourraient penser que ce rôle conviendrait mieux à un Saviola, mais ce dernier n'accepterait sûrement pas cette tâche subalterne, tandis que la carrière d'Alejandro prouve combien il est fait pour ce rôle.
Ainsi, avant d'être un joueur de foot, il a longtemps doublé Passe-Partout pour Fort Boyard, lors des scènes de course à travers l'ancienne prison. De même, il remplaçait au pied levé les jockeys pris d'indispositions fâcheuses avec les courses de chevaux, évitant ainsi au PMU de perdre énormément d'argent. Les amateurs de films de série B auront aussi sûrement remarqué la présence du petit brun pendant les scènes de cascade du Seigneur des Anneaux, suppléant Elijah Wood dans le rôle de Frodon Sacquet.
Nous estimons que ces 3 arguments chocs sont suffisant pour convaincre Alfio Basile de sélectionner Alejandro. Si certains mauvais esprits osent avancer des raisons d'ordre technique, selon lesquelles Alonso serait un joueur mono-tâche, dénué d'intelligence de jeu, incapable d'effectuer autre chose que des crochets, nous leur rappellerons sans hésiter de réviser leurs classiques, et de revisionner les vidéos de Garrincha, ce fantastique ailier gauche, en avance sur son temps, qui ne réalisait pourtant que le même dribble extérieur. Oui, nous l'affirmons, Alejandro en est le digne successeur, son pendant côté droit. Allez, cours, petit, ne t'arrête pas ! |