
« Gourcuff ? Il est intransférable. »
Le 23 Août dernier, l'Olympique Lyonnais et les Girondins de Bordeaux annonçaient avoir trouvé un accord pour le transfert de Yoann Gourcuff. Revenons sur la manière dont se sont déroulées les négociations. Attention, document exclusif.
Lundi 23 Août 2010. Château du Haillan. Jean-Louis Triaud convoque dans son bureau Michel Pavon et Jean Tigana.
Jean-Louis Triaud : « Messieurs, dans cinq minutes je dois recevoir un coup de fil pour finaliser la négociation avec Aulas concernant Yoann. Jean, vous allez m’aider pour qu’on essaie de récolter un maximum de pognon, au moins vingt millions. Vous Michel, ben… vous vous tairez. »
Michel Pavon : « Je ne savais pas qu’ils avaient besoin d’un tout-droit à l’OL… »
Jean Tigana : « Michel, on parle de Gourcuff là, pas de Gouffran. »
MP : « Je me disais bien aussi que refaire une Faubert, surtout à Monsieur Aulas… »
Le téléphone sonne. Le président décroche.
JLT : « Bonjour Jean-Michel. Comment allez-vous ? Alors vous la remplissez assez vite votre infirmerie en ce moment ha ha ha… »
Jean-Michel Aulas : « Bonjour Jean-Louis. Oui on la remplit vite mais pas aussi vite que vous avez accumulé les défaites l’année dernière ha ha ha… »
JLT : « Bon passons. Alors comme cela on veut notre petit Yoann ? Va falloir y mettre le prix vous savez, voire même rajouter un ou deux joueurs au deal. »
MP : « Je veux bien Essien et Juninho moi. »
JT : « Michel, laisse tomber ton album Panini 2003 s’il te plait. »
JMA : « Je vous propose vingt Millions d’euros plus Clerc gratos. »
MP : « Président, on a déjà Liquido pour l’entrée des joueurs au stade. On n’a pas besoin d’avoir l’autre chevelu pour chanter "Mélissa, métisse"… »
JLT : « Michel, nous pouvons nous tutoyer ? »
MP : « Ben oui »
JLT : « Alors TA GUEULE ! »
JMA : « Jean-Louis, Mets ta main sur la combiné car je l’ai pris pour moi. »
JLT : « Désolé. Sérieusement, là tu veux m’enfumer. Je ne le lâcherai pas à moins de 26.5 Millions, soit le montant de sa clause libératoire. »
JMA : « OK. Cofidis me permet de te payer cette somme étalée sur plusieurs années avec des mensualités de 10 euros. Cela te va ? »
MP : « Cofidis ? Il veut l’acheter pour le prêter à un club grec ? »
JLT : « Jean-Michel, il faut en plus me reprendre un stock de t-shirts d’une bande de conards. Il y a "Gourcuff, good stuff" marqué dessus. Cela devrait le faire auprès des gonettes, non ? »
JMA : « OK, et Clovis va adorer cela. Tu lui en mets un de coté. »
JLT : « Désolé, on n’a pas en triple XL. Donc je récapitule tu nous prends Gourcuff à 26,5 millions d’euros, plus tous les t-shirts à 100 euros pièce… »
JT : « Et dites lui qu’il n’aligne pas Gourcuff en Septembre contre nous. »
JLT : « Tu as entendu Jean-Michel ? »
JMA : « Ah ça non ! »
JLT : « Jean-Michel, je t’ai dit que javais fait prendre une licence à Jurietti au cas où… »
JMA : « Ok, il ne jouera pas en Septembre contre vous. »
JLT : « Très bien. Nous t’envoyons le drôle dès demain par avion. Tu le récupèreras à l’aéroport avec son petit plastique orange fluo autour du cou. Son accompagnateur sera briefé. »
JMA : « Hé, c’est Gourcuff que j’ai acheté, pas Ducasse. »
JLT : « Je plaisante. Allez Bye. »
JLT : « Voilà une affaire rondement menée. Un café, Jeannot ? »
JT : « Oui mais sans sucre, sans café et sans tasse. »
JLT : « Prends la touillette directement alors. Passons maintenant au prochain dossier… »

