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Le tableau d'honneur des Girondins 2013-2014

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Voilà, une saison de plus en moins... Conclu au stade Louis II par un quatorzième match nul, l'exercice 2013-2014 des Girondins de Bordeaux, qui les aura vu échouer à une anonyme septième place, ne restera pas dans les mémoires. Ce qui n'est pas une raison pour laisser filer tout ce petit monde en vacances sans son tableau d'honneur.



La plus belle action collective : Maxime Poundjé et Hadi Sacko


Fin août, après un début d'exercice compliqué, le club décroche face à Bastia sa première victoire à domicile. En fin de match, alors que Mickaël Landreau, monté sur un corner, a déserté ses buts, les deux jeunes Bordelais trouvent le moyen de ne pas marquer dans un but vide... par méconnaissance de la règle du hors-jeu, comme ils l'avoueront après coup. Un grand moment de solitude à revoir en vidéo (à partir de 5'45).
La réaction des deux protagoniste.



Le moment d'émotion qui nous a transformé en midinette : les larmes de Carlos Henrique


Le jour de ses 31 ans, Carlos Henrique, tout récemment désigné capitaine, se présente en conférence de presse. La voix étranglée par les sanglots, il annonce qu'il quittera le club à la fin de la saison pour retourner au Brésil, un an avant la fin de son contrat, pour raisons personnelles.

Avec neuf saisons passées au club, et la totalité des titres nationaux dans son armoire à trophées, Carlos peut s'en aller la tête haute. Au-delà du footballeur, il laissera l'image d'un homme attachant, avec un engagement de tout les instants sur le terrain qui lui a permis de se faire une place à part dans le cœur des supporters bordelais (ah, cette mitraillette mimée face à la tribune lyonnaise au Stade de France...).

Dans un monde du football professionnel où "l'amour du maillot" n'est plus qu'une illusion, voir un joueur pleurer parce qu'il doit quitter son club a de quoi émouvoir un peu le cœur transi du fan qui sommeille en chacun de nous.

 

 


La médaille "club des explorateurs" : récompense collégiale pour la campagne européenne


Prestations indigestes sur le terrain, déclarations inappropriées en coulisse : la campagne européenne Bordelaise 2013-2014, c'était Alesia et Waterloo réunis.

Francis Gillot dégaine le premier, en déclarant : « On ne peut pas jouer la Coupe d'Europe cette année », histoire de poser le décor. Et cela sans émouvoir plus que de raison le président Jean-Louis Triaud. Devant cet enthousiasme général, la suite était presque prévisible : la défaite inaugurale à Francfort avec une équipe fortement remaniée n'était que le prélude à une lente agonie, qui s'est terminée en deux temps. D'abord une défaite à domicile devant dix mille spectateurs allemands, pour ce qui restera tristement comme le dernier match européen de l'histoire du parc Lescure. Puis un naufrage sous le déluge de Tel-Aviv, après un penalty stupide provoqué par un Mathieu Chalmé pas franchement lucide.
Seuls moments rafraichissants de cette épopée : la victoire à l'arrachée face à Nicosie qui fait sautiller Nicolas de Tavernost en tribune, et le dernier match qui offre à Théo Pellenard et Sessi D'Almeida leurs premières minutes chez les professionels. Gagner une coupe de France juste pour ça, c'est peu...



La note de 10 façon Ecole des fans : les jeunes montés de CFA


Ils sont six. Six joueurs de l'équipe de CFA a avoir effectué cette année leurs débuts chez les pros :
- Younes Kaabouni (5 matchs, 1 titularisation, 108 minutes jouées)
- Théo Pellenard (4 matchs, 3 titularisations, 285 minutes jouées)
- Sessi D'Almeida (1 match, 1 titularisation, 75 minutes jouées)
- Enzo Crivelli (3 matchs, aucune titularisation, 56 minutes jouées)
- Azbe Jug (1 match, 1 titularisation, 90 minutes jouées)
- Thomas Touré (2 matchs, aucune titularisation, 22 minutes jouées)

Certes, ils n'ont pas été exempts de tout reproche, et leurs apparitions ont quelques fois été ponctuées de couacs et autres fausses notes (Enzo Crivelli qui entre en coupe de France avant d'être remplacé car trop impulsif sur le terrain, par exemple). Mais ils possèdent tous un potentiel intéressant pour la saison prochaine. Un motif de satisfaction, donc.



Les meilleurs buteurs du club mais qui jouent ailleurs : Emiliano Sala et Gaëtan Laborde


Aller voir ailleurs aura bien été une option gagnante pour les deux attaquants prêtés respectivement à Niort (Ligue 2) et au Red Star (National).

Pour l'Argentin, c'est une confirmation : il avait inscrit 18 buts en National la saison dernière, cette fois-ci il en aura marqué 17 en Ligue 2, permettant à son club de lutter pour la montée jusqu'à la fin. Une belle promesse, donc pour le joueur de 23 ans, qui aura son mot à dire à la reprise.
Pour le buteur décisif lors de la victoire en Gambardella la saison passée, c'est une révélation : déjà solide dans sa tête à tout juste 20 ans, il a prouvé qu'il pouvait débloquer des situations compliquées en étant souvent décisif dans les dernières minutes pour le club de Saint-Ouen. 14 buts, dont ce retourné contre Orléans, pour le plaisir.

 

 


Le diplôme "Pascal le Grand Frère" : Maxime Poundjé


A grands coups de pieds - et de cartons rouges - le remplaçant désigné de Benoit Trémoulinas a progressivement abandonné une place de titulaire qui lui était pourtant promise, permettant ainsi l'éclosion de Théo Pellenard au sein de l'effectif professionnel. Le latéral titulaire de la CFA le remercie : il a su saisir sa chance, au point d'être sélectionné avec l'Equipe de France U20 pour le tournoi de Toulon. Maxime Poundjé lui, est revenu en fin de saison, mais pour évoluer plus haut dans son couloir.



L’agrément "couteau suisse du joueur polyvalent" : Julien Faubert


Le Vin Diesel de l'effectif s'est promené partout : latéral droit, latéral gauche, ailier droit, milieu... Et tout ça sans jamais râler. Pour son utilisation régulière à des postes improbables, il mérite complètement cette distinction, même si Gregory Sertic (défenseur central, milieu défensif, relayeur, milieu offensif) aurait pu contester le titre.



La convocation au casting de "The Walking Dead" : Abdou Traoré


Un revenant. Alors qu'il enchaînait les blessures et les maladies depuis deux ans, tout le monde ou presque l'avait oublié ou le pensait perdu pour le football. Que nenni. Le Malien a su profiter des absences au milieu de terrain pour se faire une place. Personne n'aurait parié sur lui au début de la saison, jolie revanche.



La convocation au casting de "Dead Dead" : David Bellion, Mathieu Chalmé, Jérémie Bréchet


Oui, bon... Eux, ils sont bien perdus, désolé.



La coupe "Véronique et Davina" : Guillaume Hoarau


Janvier 2014, Ludovic Obraniak quitte le club, Cheick Diabaté et Jussiê sont blessés pour une période indéterminée. Guillaume Hoarau, de retour de son exil en Chine, signe pour 6 mois et doit enfiler le costume de sauveur. Las. Arrivé hors de forme, il n'aura inscrit que trois buts durant les 17 matchs qu'il a disputé. Mais il sera probablement reconnaissant d'avoir pu se remettre sur pied au sein des Girondins de Bordeaux, son Club Med Gym à lui.



Le Ballon d'Amour : Cheick Diabaté


Il a réjoui tout le monde durant la saison. Avec ses buts, en préservant notamment l'invincibilité à domicile face à Marseille d'un coup de casque déterminé. Mais pas seulement. Cheick Diabaté ne se contente pas du terrain pour ravir les spectateurs. Et puis, il a surtout un vrai sens de la punchline : en début de saison, il déclare sereinement « Cheick Diabaté ne connaît pas la pression. C'est un message pour tout le monde. Cheick est là ! »



Cheick est frais, vraiment sincère, sans arrière-pensées :



Quand Julien Cazarre se moque de lui dans une de ses chansons parodiques, Cheick Diabaté sourit : dans So Foot, il déclare : « Si ce gars-là me connait, cela veut dire que je ne suis plus n’importe qui. Il ne va pas clasher quelqu’un qui ne sert à rien. Cheick a pris une dimension sans le savoir. Je suis Cheick Diabaté, qui aime le foot et prend du plaisir. »



Et même lorsqu'il était pris en grippe par le public, Cheick ne s'en est jamais offusqué : « Les gens qui m’ont sifflé, vous allez voir, ils vont m’applaudir. »

Alors oui, Cheick Diabaté énerve parfois lorsqu'il rate un contrôle ou une frappe. Mais il est grand. Et pas seulement physiquement.



Le certificat "comme un poisson dans l'eau" : Marc Planus et Cédric Carrasso


Pas complètement écarté, mais plus vraiment titulaire, Marc Planus a connu le banc de touche plutôt souvent cette saison. Sa science du placement commençant légèrement à disparaître, son manque d'explosivité devient pénalisant. Le recrutement de Guillaume Hoarau et son affectation à l'animation de la section aquagym n'y auront malheureusement rien changé...

Pour le gardien bordelais, le problème est un peu différent : au cœur de l'hiver, trainant une vieille blessure, Cédric Carrasso ne pouvait pas s'entraîner correctement. Baisse de forme physique qu'il a lui-même reconnue. Mettant à profit sa période d'indisponibilité, il a pu se remettre pleinement au travail. Revenu affûté, il a de nouveau été décisif, notamment en stoppant de nouveaux penaltys, réalisant un score de 4 arrêts sur 5 au final sur cet exercice.

Un succès, un échec : finalement, recruter Guillaume Hoarau n'était peut-être pas une mauvaise idée...


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