Mondial 2010 sans vuvuzela
V-Project
Le slogan le plus classe
 
Fernando met les gaz
Effectif
Écrit par Tot0gne   
21-05-2009
Depuis son retour de suspension (le 11 avril dernier à Auxerre), Fernando n’a pas manqué la moindre minute de jeu disputée par les Girondins. Très frais en cette fin de saison grâce à son repos forcé, il se montre sous son meilleur jour, que ce soit pour les supporters ou les recruteurs. Si l’on devait juger ce retour sur le plan statistique, le bilan de Brésilien ne pèserait pas lourd comparé à l’omniprésence du nouveau demi-Dieu Gourcuff à la finition. Mais ici on aime le foot, donc l’essentiel est ailleurs. Explications.

 
Fernando se la joue Aigle des Açores
Avant ma suspension, Gourcuff me laissait ça de place sur le terrain.
 

De retour dans le onze de départ « grâce » à la blessure aux ischios-jambiers de Jussiê, Fernando a d’abord obligé Laurent Blanc à adapter son schéma de jeu. (Enfin) conscient que le Brésilien ne s’adapterait jamais au poste de relayeur droit dans son milieu en losange, le coach bordelais a pris le risque de laisser à Chalmé le rôle d’animer tout le couloir. Coup de chance, le contexte a fait que l’un des deux attaquants titulaires (Gouffran) avait lui aussi quelques habitudes sur ce côté et pouvait prêter main forte au latéral en cas de nécessité. Dès lors, Fernando pouvait enfin retrouver un poste résolument axial. Il restait alors à lui trouver sa place entre les deux internationaux, Diarra et Gourcuff.


Déjà associés en Ligue des Champions, Diarra et Fernando n’ont pas eu vraiment besoin de temps d’adaptation pour retrouver leurs habitudes en phase défensive. Leur gabarit et leur simple présence dans l’entrejeu suffisent à dominer la plupart des autres milieux de terrain de Ligue 1. Là où cette fin de saison apporte une nouveauté, c’est dans la répartition des rôles entre les deux hommes. Si Laurent Blanc avait décidé de jouer petit bras (et autres) en Ligue des Champions, pas question de reproduire le même schéma face à Grenoble ou Sochaux, surtout lorsque ces équipes viennent jouer à Chaban. Dès lors, imposer un pressing important pour récupérer le ballon très haut était une nécessité. Grâce à la présence nouvelle de Fernando en couverture aux alentours du rond central, Alou Diarra n’hésite plus à s’ajouter au pressing de Chamakh et Gourcuff pour aller chercher le porteur de balle jusque dans ses 30 mètres. Si Diarra vous fait penser à Yaya Touré dans sa manière de presser ces dernières semaines, n’allez pas chercher la raison plus loin.

 
Fernando Menegazzo et Porcinet 


« Bon, le ballon récupéré, c’est un bon début mais après qu’est-ce qu’il en fait Fernando ? C’est pas son pauvre but sur le dernier mois qui en fait un héros. Pour un mec qui voulait la jouer comme Lampard, il pèse pas lourd à côté de Gourcuff.» Ces pauvres paroles entendues, abordons maintenant le rôle offensif du Brésilien. Jusqu’alors, Laurent Blanc n’avait pas trouvé la recette adéquate pour l’associer avec un numéro 10 (Micoud ou Gourcuff). Si Gourcuff est autant décisif sur ces dernières semaines, c’est en grande partie parce qu’il peut se consacrer pleinement à faire la différence dans les 30 derniers mètres. Pourquoi ? Parce qu’il y a désormais un joueur capable de créer les décalages à 40 mètres des buts adverses. Grâce à son jeu long, Fernando est le joueur préposé aux renversements de jeu. Combien de fois l’a t-on vu trouvé Chalmé ou Trémoulinas en position de débordement depuis son retour ? S’il a encore des difficultés dans les petits espaces et ces habituelles pertes de balle exaspérantes, le Brésilien a ajouté cet atout énorme à l’attaque girondine. Ce n’est pas pour rien si les latéraux sont de plus en plus décisifs.


Un temps écarté, Fernando est plus que jamais de retour parmi les cadres de la formation bordelaise. Toutes proportions gardées, il occupe le rôle à Bordeaux qu’aurait pu/dû jouer Xabi Alonso dans le Liverpool de Benitez : un numéro 8 dont la mission est de décharger d’une grande partie du travail de construction la star de l’équipe, ici Gourcuff et Gerrard à Liverpool, qui n’aurait plus qu’à récolter la gloire en finissant le travail. Comme quoi, sans ses équipiers, Gourcuff ne serait certainement pas là où il est aujourd’hui.



Votez pour cet article :
Wikio !Facebook!Del.icio.us!Technorati!
 

Ajouter un Commentaire


Code de sécurité
Rafraîchir