Du mouillage de maillot |
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| Écrit par Rédaction Chez Les Girondins | |
| 20-10-2006 | |
Comment ne pas se tromper lorsqu'un recruteur souhaite donc apporter la réussite à son équipe avec un joueur d'un tel calibre. Car il faut se méfier de la vulgaire copie. Lorsque Patrick Vieira, ce fourbe, pénètre sur la pelouse le torse humide, il ne s'agit pas pour autant de véritable et noble sueur, mais d'un artifice censé faciliter la respiration, et donc améliorer les performances sur le terrain. On voit le résultat, et la carrière médiocre de ce milieu défensif de pacotille. La solution pour ne pas se tromper réside sans doute dans l'embauche de spécialistes de l'odorat, capables de distinguer une virile odeur de transpiration. Cela peut sembler saugrenu, mais n'a-t'on pas fait appel à des spécialistes du décryptage labial pour comprendre quelles douces paroles avait proféré l'ignoble Materazzi à notre Zizou national ? L'autre confusion à ne pas commettre, c'est celle de croire qu'un joueur qui mouille le maillot est un joueur qui avale les kilomètres au cours d'une rencontre (-passez votre chemin, messieurs Mavuba, Smertin, Makélélé-). Pour se voir affublé du fameux titre, le footballeur doit d'une part multiplier les courses inutiles, qui ravissent le spectateur, se sentant du coup plus proche du niveau de ces milliardaires, quand il joue le dimanche matin en District. D'autre part, le placement hasardeux d'un vrai professionnel de la sudation excessive l'entraîne à commettre des fautes d'une finesse inégalée, mais qui ont toujours le mérite de bloquer l'attaque adverse, même si c'est dans la surface de réparation. Enfin, ce fameux joueur est un footballeur qui doit sa professionnalisation spécifiquement à son engagement sans faille, qui lui fera aborder chaque instant du match avec toute l'énergie qu'il se doit d'employer. Qu'importe qu'une rencontre soit amicale, qu'un sursis pèse sur ses épaules, un Franck Jurietti n'en a cure, et personne n'osera remettre son engagement en question, montrant la voie à ses coéquipiers trop tendres, tel Henrique. Là où ça se corse (il n'y a ici aucune référence à la virevoltante équipe bastiaise), c'est que le joueur, s'il veut toujours conserver son mouillage de maillot efficace, ne doit jamais se doter d'une technique individuelle supérieure à la moyenne qui lui permettrait de devenir une de ces inaccessibles stars du ballon rond. Ainsi, un but devient pour eux un véritable exploit, quand certains font trembler plus de 20 fois les filets par saison, et sont victimes d'overdose qui ne leur fait plus fêter leur réalisations (Oui Monsieur Henry, vous devriez retrouver les vertus de la rareté pour exprimer votre joie sur le terrain). Présidents de club et directeurs sportif ne peuvent plus se cacher derrière de fausses excuses, des blessures à répétition, d'intégration de recrues qui prend plus de temps que prévu. La solution au manque de résultat de leur équipe est évidente, curieusement économique de surcroît. On ne compte plus le nombre de joueurs à la technique reprochable qui attendent d'être recrutés par des clubs ambitieux de s'installer durablement en Ligue 1, surtout au milieu, entre la 8° et la 13° place, là où c'est bien confortable. Ce genre de place, qui garantit de ne jamais devoir se déplacer au delà des frontières françaises, permet d'éviter de périlleux voyages vers des clubs exotiques d'Espagne, d'Italie ou pire encore, d'Angleterre. Moralité, un joueur qui mouille le maillot, c'est bien! Toto kiki |
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