Dans la peau de Jean-Louis Triaud |
| Effectif | |
| Écrit par Rédaction Chez Les Girondins | |
| 21-01-2008 | |
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Personnage emblém..., euh, important des Girondins de Bordeaux
de ces dernières années, le sujet de ce modeste article est au club
depuis plus de 10 ans. Il y a tout connu. Les joies, les peines, les
échecs et les succès. Pourtant, son rôle majeur n'apparaît pas au plus
grand nombre, l'attention des médias se focalisant plus souvent sur les
entraineurs, les joueurs en manque de reconnaissance, voire les
reconnaissances des manques de joueurs...
Bien évidemment, nous
comptons aujourd'hui nous attacher à présenter Jean-Louis Triaud,
président du club au scapulaire depuis 1996, seulement coupé par un
intermède glamour vite ramené à des habitudes plus feutrées. Après des
heures de travail d'archivage sur les divers documents recueillis sur
notre sujet d'étude (nous avons engagé Ted Lavie et Mathieu Valverde
pour ce travail, ils s'ennuyaient), nous sommes heureux de vous
présenter les résultats de notre enquête, à travers 5 questions
auxquelles nous apportons des réponses. Bienvenue dans la peau de celui
qui vient d'être élu par le journal L'Equipe 4ème meilleur président de
L1, comme un hommage à sa collaboration avec Elie Baup, Jean Louis
Triaud (ce n'est pas sale).
Pourquoi cet attrait pour la discrétion ?
L'exposition du football a connu ces dernières
années une courbe ascendante qui semble sans fin. Droits TV, articles
de presse, émissions de radios... La moindre information concernant le
football, nouvel opium du peuple, est l'objet d'une attention
indispensable pour certains, voir démesurée pour d'autres.
Evidemment, le président des Girondins fait partie de la deuxième catégorie, mais sa réflexion n'est pas basée sur un relativisme exacerbé du style : « Oui, vous savez, tout cela n'est que du football après tout » . Au contraire, Jean-Louis cultive depuis son adolescence un goût pour la discrétion, l'ombre, le côté obscur de l'information. Pourquoi depuis l'adolescence, nous demanderez-vous ? La réponse est simple. Comme tous les jeunes de son âge, le petit Jean-Louis a été traumatisé par Star Wars, la trilogie de George Lucas. Ainsi, il s'est depuis attaché à reconstituer l'univers space opera dans sa vie quotidienne. C'est surtout quand Nicolas de Tavernost (que Jean-Louis considère comme son empereur) lui a confié les rênes du club bordelais que les vieux démons de Triaud sont réapparus. Recrutement de Philippe Lucas, qu'il croit être le fils du réalisateur commercial, consommation excessive de cigarettes afin de reproduire la respiration poussive de Darth Vador. Persuadé de pouvoir augmenter son influence en travaillant dans l'ombre, Jean-Louis est allé jusqu'à se faire volontairement exclure du conseil des clubs de Ligue1. Il minimise toujours la teneur de ses déclarations, et n'apporte que très peu d'échos à l'actualité agitée du monde footballistique. Sa volonté de discrétion est telle, qu'après avoir passé des années à essayer de recruter celui qu'il pensait pouvoir être son fils spirituel (Luque), il a embauché un entraîneur très prometteur niveau minimisation du contenu des déclarations. A contrario, il est arrivé à vendre Julien Faubert, latéral droit moderne dans toute sa splendeur (et ses limites), pour 9 millions d'euros. La preuve qu'il n'est pas le seul dirigeant à avoir des problèmes avec les chiffres.
Nerf de la guerre, l'argent, toujours l'argent,
dicte sa loi au monde, et plus encore dans le football moderne.
Pourtant, Jean-Louis, malgré sa position de président d'un club
prestigieux, n'aime pas en parler. Il n'est pas ici question de
discrétion, de gêne ou d'avarice. Non, la vérité est toute simple, mais
confondante pour un homme confronté à des transferts financiers d'ordre
vertigineux. Triaud ne sait pas compter.
Cette lacune, rédhibitoire pour accéder à cette fonction, Jean-Louis a su la cacher tout au long de sa vie. On comprend dès lors mieux les transferts étonnants opérés par les Girondins de Bordeaux depuis sa prise de fonction. Nous pensons bien sur à Christian, acheté dans les 80 millions de francs, revendu pour quelques cacahuètes.
![]() "Pfiou, qu'est-ce qu'ils m'ennuient ces journalistes… Je me ferais bien un poivre au steak, pour changer tiens."
Le président Triaud n'aime pas réellement le
principe hiérarchique qui voudrait qu'un dirigeant décide de tout. Il
prône l'ouverture (c'est très couru apparemment), et préfère s'entourer
de gens compétents, polyvalents, à qui il laisse une marge de décision
intéressante. Sa philosophie d'entreprise lui permet de savoir à quels
moments intervenir, et lui laisse une distance avec le quotidien,
condition sine qua non pour pouvoir prendre les bonnes directives sans
être pris dans la maëlstrom de la passion, de la soudaineté. Modeste,
il apprécie les collaborateurs compétents et volontaires. Bref, il n'en
glande pas une.
On l'a vu, Jean-Louis n'est pas le roi de la
communication. Il tend constamment à éviter les querelles stériles qui
agitent le microcosme journalistique et commercial autour de la L1. Il
l'a toujours dit, il préfère le rugby. D'ailleurs, quand il vient voir
des matchs au Stade Chaban Delmas, il passe son temps à critiquer
mentalement le spectacle proposé (surtout sous les ères Pavon-Ricardo),
et invective ses voisins sur le manque d'ambiance. Surtout, au rugby,
comme il dit, « y a pas de tatas ». Jean-Louis est toujours
énervé devant ces danseuses en short qui se tordent de douleur au
moindre petit contact avec les coudes d'Henrique, ou suite à un tacle
au niveau de la carotide tout ce qu'il y a de plus correct de Frank
Jurietti. Mais vu qu'en présidentielles c'est sympa, qu'il paye pas et
qu'il y a du beau monde, il se garde bien de confier ses secrètes
pensées et campe dans son comportement de tribun. Du coup, avec ce
réseau de connaissances, il investit modestement le monde politique
puisqu'il est entré sur la liste d'Alain Juppé aux municipalex (certes
à la dernière place, mais les classements c'est trés aléatoire vous
savez).
Dès son arrivée, en 1996, Jean-Louis a vu
plusieurs de ses rêves d'enfance gâchés. Il faut savoir qu'avant d'être
un personnage public, au coeur du sport « roi », Triaud aurait voulu
être un artiiiiiste ! Mais, tel Christian Peruchini, sa carrière est
mort-née. Si la piscine du Haillan a été bouchée sous son règne, c'est
pour oublier son essai « mon pull marine et blanc au fond de la piscine », honteusement plagié par un malotru plus expert en marketing.
De la même façon, il dessinait dans son enfance l'histoire des Paddocks qui shompaient, shompaient. Là encore, son idée géniale fut exploitée et transformée en Shadocks qui pompaient, pompaient... Nous ne citerons pas ses autres revers douloureux, mais ces expériences ont transformé Jean-Louis Triaud en homme froid et ultra-libéral. Après avoir mis du temps à trouver ses marques dans le monde du ballon rond et avoir patiemment observé les développements du merchandising en Asie, type Manchester United, ou les produits dérivés type OL Coiffure, le président du club au scapulaire veut aller plus loin et devancer ses concurrents. Il a établi les premiers liens pour délocaliser le club sur un marché en devenir, l'Australie. Des experts locaux ont pensé à changer le nom du club, qui deviendrait « Melbourne Victory » (faut avouer que ça pète grave). D'ailleurs, Ted Lavie a été prié de déménager à Plymouth (en Nouvelle-Zélande), sûrement pour se rapprocher de ce projet ambitieux.
![]() Faut avouer que ça pète !
Voici donc la fin de cet article, qui nous
l'espérons, aura permis à nos fidèles lecteurs de mieux appréhender le
personnage Triaud, qui, s'il s'évertue toujours à paraître le plus
discret possible, n'en est pas moins important dans la vie des
Girondins.
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