Un Bordeaux de gala terrasse Mondragon. |
|
Écrit par Rédaction Chez Les Girondins
|
|
24-11-2006 |
On se demande parfois si les déclarations d’avant-match des joueurs ne sont pas uniquement
faites pour répondre vite fait aux journalistes en quête de brèves pour leurs rédactions, quitte à leur dire n’importe
quoi.
En effet, peu avant le match entre les mauvais élèves du groupe C, Ulrich Ramé, vaillant capitaine, déclarait qu’ « il
ne fallait pas se jeter dans la bataille » alors que Rigobert Song, ancien fer de Lens chantant désormais pour la chorale du champion en titre
turc, voyait déjà se dessiner un « match de guerriers ». Bien entendu, c’est exactement l’inverse qui se produisit sur la pelouse humide de
Chaban-Delmas. Si besoin en était, nous rappelons que l'enjeu de la partie était d’une part de sauver l’honneur du club avec une première
victoire et un premier but et d’autre part d’attraper une place pour la Coupe UEFA.
Les Marines et Blancs, dans leur fameux 4-4-2
losange, attaquèrent le match pied au plancher alors que les turcs paraissaient complètement subir le match et bien loin des ambitions
belliqueuses précédemment évoquées.
Après un immanquable face à face pourtant raté par notre bon Darche, c’est fort logiquement que le très
remuant Alonso ouvrit le score à la 22ème minute sur une frappe du gauche, légèrement détournée, qui trompa Leur Dragon, gardien d’un temple
stambouliote étrangement bien ouvert aux assauts adverses.
Les Girondins carburaient à grands coups de courses d’Alonso et de Faubert.
Heureusement d’ailleurs que l’envie et la vitesse étaient là car la technique avait apparemment délaissé cette joute pour l’UEFA au profit
d’autres pistes aux étoiles dont les équipes étaient, elles, toujours en lice pour la Ligue des Champions.
A
l'image de ses coéquipiers, Mondragon a manqué de gaz.
Bref, le spectacle était surprenant pour les habitués des travées
girondines mais bel et bien présent tant la motivation girondine et la solidarité transpiraient sur le terrain à l’image des infatigables
Mavuba, Alonso et Wendel, bien rassurés par l’efficacité confirmée d’une charnière centrale Planus/Enakarhire. La fin de la première mi-temps
fut un peu plus équilibrée mais on ne sentait pas nos protégés véritablement en danger, sauf peut être sur une jolie frappe de Turan rasant le
poteau gauche de Ramé à la 39ème minute. L’opposition entre le jeu rapide et direct des Bordelais et celui plus technique et tout en passes
courtes des turcs tournait largement à l’avantage des locaux.
La deuxième mi-temps commença par un changement important: Obertan
remplaçait Darcheville et prenait le côté gauche alors que Wendel venait épauler Mavuba à la récupération. Alors que l’on pouvait penser à une
option plus défensive, les premières minutes partirent sur un rythme encore plus élevé. Faubert, bien relayé par Alonso se lança dans un raid à
faire pâlir le GIGN sur son aile et adressa un centre sur le défenseur central turc qui laissa respectueusement passer le ballon pour Lilian.
Or, le récent but à Paris de l'inoxydable grand blond avait sans doute réveillé chez lui ses qualités d’antan. Bref malgré, un contrôle un peu
long, il claqua une jolie demi-volée et permit à Bordeaux de mener 2-0 à la 47ème minute.
Ceux qui cherchaient encore des bières dans le
frigo les ont sans doute regrettées car, 3 minutes plus tard, Wendel sur coup franc délivrait une parfaite offrande à Faubert qui trompait de
la tête et pour la troisième fois de la soirée un Dragon décidemment sans feu ni flammes. Le public n’en revenait pas, quelle fête… mais aussi
quel dommage de ne pas avoir joué comme ça lors des rencontres précédentes…
Obertan amusait la galerie en étalant toute sa classe et en
provoquant sans cesse la défense de Galatasaray, délivrant notamment un caviar de passe à Lilian qui faillit s’offrir un doublé. Les Turcs
étaient passablement écœurés et énervés au point de voir l’exclusion logique de Turan pour un coup de tête plus bête que méchant à l’encontre
de Jurietti à la 56ème minute. Ducasse remplaça alors Wendel et Bordeaux put enfin souffler un peu et lever le pied après une heure de folie.
"ah oué, j'ai bien un poil dans la main."
Etonnamment les dix turcs semblèrent se rebeller un peu plus et
réduisirent le score par une jolie frappe d’Inamoto, suite à une passe terroriste de Jurietti sur Ducasse à la 71ème minute. Micoud sortit
alors au profit de Dalmat, visiblement atteint et agacé par les sifflets d’une partie du public qui constituèrent le seul point noir de la
soirée. Certes le supposé meneur de jeu avait été transparent mais il ne méritait pas un tel traitement alors que la performance collective
avait été de qualité.
Dalmat et Obertan offrirent de jolis gestes au public dans le dernier quart d’heure mais le score en resta là.
Bordeaux est qualifié pour les 16èmes de finale de la coupe de l’UEFA, ce n’est pas si mal après tout. |
|
|