|
 
Ah… Tampere… Riante petite bourgade perdue dans la campagne finlandaise qui… ah ben non, c’est une ville de 200 000 habitants... Ok, bon, on reprend.
C’est un environnement presque exotique qui attend les Girondins en fin d’après-midi, puisque le 1er tour de la coupe UEFA les voit s’opposer au vainqueur du championnat finlandais 2006, le club de Tampere United. Autant le dire tout de suite, même les nerds de Football Manager sont bien incapables de reconnaître un seul joueur de cette équipe peu médiatisée, mais qui compte tout de même 8 internationaux (ou ex internationaux) dans ses rangs. A noter que les Finlandais, après avoir éliminé le Levski Sofia de Cédric Bardon (!), ont été éliminés sèchement par l’ennemi héréditaire norvégien de Rosenborg au tour précédent de qualification pour les poules de Ligue des Champions (0-2 et 0-3), mais que l’équipe a une petite expérience européenne, puisqu’elle joue l’intertoto sans discontinuer depuis 2003. Méfiance, donc, surtout quand on connaît la tendance naturelle du club bordelais à se faire éliminer dans des conditions rocambolesques dans cette compétition : il s’agira avant tout d’assurer un résultat positif avant de voir venir au retour, tout en évitant la casse en prévision du choc contre Paris dimanche.

« Je suis Tampere »
Mais Tampere, et ça on le sait moins, c’est aussi la capitale européenne du jeu de mot pourri, comme ont pu le constater tout ceux qui se sont essayé récemment avec une certaine délectation à cette activité. Pour comparer avec nous autres, Tampere est un peu l’équivalent de Montcuq dans la France giscardienne, village popularisé par le sémillant Daniel Prévost, bien avant qu’il ne prenne sa carte à l’UMP. Tampere est d’ailleurs la capitale du 3ème age actif, et la ville organise le désormais célèbre congrès des personnes agées, en hommage à Marcel Gotlib : le « Tampere Vert Pépère ». Il se murmure en outre qu’Arthur, le comique troupier dont la vie quotidienne avec Estelle Halliday fait hurler de rire des hordes de ménagères de moins de 12 ans, va racheter les droits d’image de Tampere, afin de publier la suite des « Ta mère… » à la sauce finlandaise. C’est vrai que « Tampere à poil devant le Prisu d’Helsinki », ça fait tout de suite bidonner le pékin de base finnois et Dieu sait s’il a peu l’occasion de se bidonner, le pékin de base finnois, occupé qu’il est à chasser le renne et à le dépecer avec ses dents pour le revendre sur le marché de la place du village. Bref, Tampere va devenir à la mode et vous serez bien contents dans quelques mois quand vous direz en plein repas de famille, dans votre désormais classique imitation de Jacquouille la fripouille : « Tampere ? Okaaaaaaayyyyy ». |