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Le coup mis deux fois qui font trois.
Dans la torpeur d'un stade Jules Deschaseaux plein
comme un œuf avec ses 4607 spectateurs venus assister à une de ces
surprises que nous réserve la somptueuse et pas lucrative coupe de
France, Queuvillais et Bordelais se sont affrontés sur un terrain digne
d’une bonne parcelle de plantation de maïs sans OGM pour le compte des
1/32èmes de finale.

Photo réalisée sans trucage.
Laurent Blanc alignait un groupe de
titulaires, avec des vrais titulaires malgré les absences de Fernando
et Wendel entre autres, ce qui change de la coupe UEFA. L’entraîneur
girondin vainqueur deux fois de la coupe de France en tant que joueur
prend cette compétition très au sérieux, d’où la titularisation de
Florian Marange.
Le match commence sous une pluie battante, la technique reconnue en
Ligue 1 des Girondins en pâtit largement face à une formation amateur
pleine d’entrain et de solidarité formant le fameux bloc équipe à dix
derrière. Bordeaux a tout de même la maîtrise du ballon, le fait
tourner en attendant à la fois que l’équipe adverse sorte un peu et que
Gabriel Obertan ait un éclair de génie. Il fallut attendre la 13ème
minute et une passe lumineuse de Micoud pour Bellion qui marchait sur
le ballon sans pouvoir le reprendre. S’ensuit cette occasion nette avec
un échange entre Bellion et Obertan (24ème) mais ce dernier, d’un
judicieux piqué par-dessus le gardien Le Talleur, trouva la barre
transversale. Entretemps, quelques tentatives de contre-attaque assez
maladroites des Quevillais aux 11ème et 39ème sur des frappes de Ouahbi
laissaient Ramé assez serein.

L'épreuve de bowling, encore une bonne idée de Michel Higalgo pour rendre spectaculaire un match chiant.
Au retour des vestiaires et certainement
après une volée de touillettes, les Girondins se lançaient à nouveau à
l’attaque. Sur un pas et une passe, Micoud trouva Obertan dans la
surface qui dribbla son vis-à-vis sans chercher le penalty au contact,
centra en retrait pour Micoud qui effectua une demie-volée et ouvrit le
score. Le plus dur était soit disant fait. Quelques minutes après,
Obertan manqua son duel face à Le Talleur. Le break était manqué. C'est
alors que les Quevillais se rebiffèrent, Garos plaçant un coup franc
que Ramé jugea bien sur la barre, quel coup d’œil ! S’ensuivit un coup
franc que ce même Garos frappa, Ramé toujours aussi sûr et à son aise
sortit... voilà ! Cafouillage dans la surface, reprise de
on-ne-sait-pas-trop-qui et Quevilly égalisa. Lolo sortit de sa bouche
la touillette et respira fort : « On ne va pas encore se faire éliminer en 1/32ème par une équipe de CFA bordel ! ».
L’idée lui prit de faire rentrer Fernando Cavenaghi. Sur l'un de ses
premiers ballons à 35 mètres il avança, Trémoulinas se déportant côté
gauche et créant une fausse piste, Cavenaghi frappa des 20 mètres.
Imparable ! Quevilly se jeta alors à l’attaque, Bordeaux souffrant
légèrement jusqu’à cette très mauvais relance de Le Talleur (il
faudrait retrouver la taupe et la pendre haut et court) pour que Micoud
nous gratifie d’un geste technique tout en toucher pour enfin clore
cette partie somme toute assez indigeste.

Florian Marange aura profité du voyage pour gagner un nouveau battle de tektonik.
Les Boys :
Ramé : Quelques arrêts, une belle envolée pour sortir
un ballon de sa lucarne sur un coup franc et une belle envolée trouée
pour prendre un but, on commence à avoir l’habitude; Accroche toi
Ulrich, l’euro 2008 c’est en juin.
Planus : Sobre comme depuis le début de saison, un peu délaissé par ses latéraux et les milieux défensifs.
Henrique : Ah ben ça fait du bien de le voir à ce
niveau ! Quelques interventions tranchantes, bien placé, vif et rude
sur l’homme, très complémentaire de Planus.
Bonne CAN, Soul’ !
Chalmé : Plutôt discret, parfois pris dans son couloir par Ouahbi puis Nardol, beaucoup de déchet offensif.
Marange : Plutôt bien. Il n'avait personne en face de
lui à moins de 30 ou 40 mètres, il a géré son match, un peu plus
d’apport offensif aurait fait du bien.

Jouer à quatre pattes pour chambrer Micoud, il est beau l'esprit de la coupe !
Diarra : Encore en
vacances, reprise en douceur, esseulé au milieu de terrain où les
Quevillais étaient 5. Il s’est souvent fait passer de manière assez
surprenante en un contre un. Aller Alou, la vraie reprise c’est contre
Auxerre !
Micoud : Auteur d’un doublé, pris au marquage par deux
milieux Quevillais il s’en est bien sorti, nous a montré qu’il était
encore un super footballeur à 34 ans. Vista, technique, sens du
placement et déplacements (certes pas trop rapides), il a mis les
Girondins à l’abri d’une nouvelle déconvenue.
Trémoulinas : Très transparent, peu influent, malgré quelques bonnes incursions et surtout quelques bons centres trop rares. A revoir !
Obertan : Voilà un joueur déconcertant ! 90 mn, deux
actions de génie dont une qui amène le but de Micoud, mais est ce
suffisant ou est il suffisant ? Beaucoup de gestes pour rien, de
ballons perdus, de mauvais choix. Lolo, fais gaffe au gamin !
Chamakh : Fidèle à lui-même, à son engagement et son
jeu de tête. Bien serré par la défense centrale de Quevilly, il n’a pu
vraiment se mettre en évidence. Peut être la tête déjà au Ghana ? Bon
vent Marouane, et bonne CAN !

Merde, j'ai l'impression que Jussiê a encore disparu.
Bellion : A croire que
la présence de Chamakh le perturbe. Depuis la mi-novembre, il ne marque
plus, ne se procure que peu d’occasions, est parfois obligé de
s’excentrer à cause de la présence d’un deuxième attaquant. Il n’est
plus que l’ombre de lui-même, très peu influent dans le jeu et devant
les buts. Avec le départ de Chamakh et une nouvelle paire offensive,
peut être retrouvera-t-il ses marques.
Cavenaghi : On est assez fan du joueur et il nous a
encore prouvé lors de ce match qu’on avait raison. Un attaquant, un
vrai, qui à 20 mètres prend ses responsabilités et qui fait mouche.
Jussiê : Il a fait le compte, fallait jouer à onze.
Ducasse : Rentré pour ne pas prendre l’eau au milieu du terrain et surtout ne pas en prendre un deuxième, il a fait le boulot.
Voilà, Bordeaux n’est pas sorti en 1/32ème de finale de cette coupe de
France contre une équipe de CFA. Ca laisse pour une fois augurer d’un
bon début d’année, même si il n’y a pas beaucoup d’enseignements à
retirer de ce match hormis la qualification pour les 1/16ème.
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