PSG - Bordeaux : l'analyse |
| Coupes | |
| Écrit par Rédaction Chez Les Girondins | |
| 07-02-2009 | |
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Le Paris-Saint-Germain attendait impatiemment l'occasion de prendre sa revanche après l'humiliation subie au stade Chaban-Delmas en janvier (4-0). Pas de bol, Bordeaux avait envie de faire un petit tour au Stade de France fin avril. C'est donc devant son public que les revanchards de Paul Le Guen ont à nouveau été douchés, malgré beaucoup de combativité.
Sooley, what else ?
Feuille de match :
Remplacements
PSG : Luyindula 63' (Hoarau) - Pancrate 64' (Kezman) - Giuly 75' (Chantôme) Bordeaux : Jussiê 45' (Bellion) - Traoré 76' (Gouffran) - Wendel 85' (Gourcuff) Buts Bellion (17') - Diawara (87') - Wendel (90'+1) Avertissements PSG : Sessegnon (52') - Rothen (84') Bordeaux : Fernando (42') - Diawara (71')
Résumé et analyse :
Nous nous intéresserons ici aux moments clés de la partie. Pour chaque mi-temps, et pour appuyer l'analyse, nous nous sommes penchés sur les stats de quelques joueurs importants des Girondins de Bordeaux. * 1ère période
16' : Une phase de construction en position haute. Placente conserve le
ballon et passe par Gourcuff qui va chercher à droite Fernando.
Celui-ci réalise une superbe feinte, clouant trois parisiens et
laissant libre Jurietti, à qui il transmet la balle. Le latéral droit a
tout le temps de contrôler et de délivrer un centre brossé parfait,
entre deux défenseurs parisiens, sur lequel Bellion smashe une tête
imparable.
28' : Kezman, lancé en profondeur, passe intelligemment entre Placente et Diawara. Il tire mais Valverde s'interpose. Il y a eu deux centres du côté de Placente, les deux réalisés par le latéral droit parisien Ceara. Gravelaine en fait des tonnes au micro. Dans le même temps, Jurietti a pu effectuer quatre centres dont celui amenant le but bordelais. Aucune remarque sur Armand et encore moins sur Rothen, lequel a autant envie de défendre que nous de payer notre place à Marcel Picot.
Une première periode où Bordeaux a eu chaud, marquant sur son
unique occasion. La maîtrise technique est bordelaise mais les
girondins laissent trop d'espace au milieu, ce dont les parisiens
profitent pour percuter. Cela amène plusieurs situations de buts
parisiennes, notamment sur corner.
* 2ème période
Tout d'abord reprenons notre petit décompte des centres parisiens. Nous
en dénombrons cinq du côté de la paire Placente-Jussiê dont deux
dangereux, et trois côté Jurietti-Fernando, pour un seul destabilisant
réellement la défense girondine.
Sylvain Armand vient de confondre Sammy Traoré et Carlos Henrique.
Sur cette deuxième période, Bordeaux a joué plus bas, plus ou moins
volontairement. On voit Blanc demander a ses hommes de remonter lorsque
Chamakh parvient à garder un peu la balle, mais la présence de Planus
explique peut-être la prudence de l'arrière-garde. D'autant que Paris
joue très désordonné, n'ayant pas les capacités de créer du jeu avec un
Rothen fantômatique, un Clément inutile dans le jeu avec ballon et un
Chantôme au sommet de sa forme. Autant balancer des parpaings... Ah
ouais et le Sessegnon soi-disant super bon là, c'est lequel ?
On assiste donc à une magnifique démonstration de hourrah football. Hélas le déchet technique et la précipitation dans les relances bordelaises (Diawara aura perdu 12 ballons sur 26, presque 1 sur 2, et si l'on ajoute Gourcuff et Jussiê, les trois lascars totalisent 32 ballons perdus en seconde période. Un gâchis) ne permettra que trop rarement d'imprégner un peu de calme dans le rythme du match. Heureusement cette contre-attaque et ce double geste de classe des deux brésiliens vont aggraver le score dans un match que Bordeaux aura mieux maîtrisé en seconde période, écoeurant les attaquants parisiens par leur présence dans les duels : 16 gagnés par Placente par exemple, très malin et très présent dans le domaine aérien mais beaucoup trop timide et en manque de confiance dans le jeu avec ballon ; 24 duels gagnés par la paire Diawara/Planus, seulement prise à défaut par la déviation de Hoarau pour Kezman, et sur la frappe de Sessegnon. Bref un Bordeaux qui a su faire le dos rond et se montrer efficace dans un match où nos deux meilleurs joueurs (Chamakh et Gourcuff) ont réalisé un match plutôt quelconque compte-tenu de leurs capacités.
L'action qui n'a aucun sens :
Un sombrero Sylvain je te jure !
Vive le sport sur France Télévisions :
Xavier Gravelaine qui nous fait une belle Jean-Michel Larqué avec Diego Placente dans le rôle de la tête de turc.
Le magnifique plan du réalisateur sur un supporter sexagénaire
bordelais, béret estampillé "sud-ouest" vissé sur le crâne, qui exprime
sa joie seul au milieu d'une tribune médusée après le but de Bellion.
Le journalisme total de Daniel Lauclair : "Tiens David Bellion a l'air de souffrir le martyr, je vais aller l'interviewer". Le site qui compatit : "85e Gourcuff est remplacé par Wendel. Le plus dur commence pour lui, l'interview de Daniel Lauclair" Live de www.20minutes.fr
La question à laquelle on n'aura jamais de réponse :
Quand les journalistes sportifs réaliseront-ils qu'une main dans la surface doit nécessairement être volontaire pour être sanctionnée d'un penalty ? La remarque à la con : Entre un narcoleptique (Gravelaine), un stagiaire (Lévêque) et un sadique qui veut interviewer un joueur qui sort sur blessure (Lauclair), on n'a pas réussi à savoir lequel des trois commentateurs de France 2 était le pire. L'entraîneur qui avait tout prévu : On était tous conscient mercredi qu'une équipe allait se qualifier pour la finale de la Coupe de la Ligue et jouer au Stade de France. (Laurent Blanc) Le joueur qui essuie les critiques à serbe : Alors qu'il aurait pu à l'aise inscrire un triplé lors de ce PSG-Bordeaux, alors qu'il a eu la balle d'égalisation au bout du pied seul à 6m du but de Mathieu Valverde, Mateja Kezman peut s'en vouloir de s'être pris les pieds dans le ballon sur un contrôle malheureux. Paul Le Guen a eu la clairvoyance d'esprit d'envoyer son joueur à l'abattoir en le sortant tout de suite après ce vilain raté. Conspué par le public du Parc des Princes, il jette de rage son beau maillot du Paris-Saint-Germain avant de filer directement au vestiaire. Sacrilège dans un monde du football friand de symboliques à base de respect du maillot, de ses couleurs, de son club, de son public, enfin bref un monde rempli de passion où paradoxalement aucun écart n'est toléré. Malgré des excuses publiques immédiates, il n'en faut pas plus pour que le transfuge de Fenerbahce devienne définitivement une tête de turc accablée par ses supporters, son entraîneur, son président, les médias, la ménagère de moins de 50 ans... Kezman, comme son nom l'indique, est un homme avant tout et on ne peut que déplorer ce genre de sacrifice sur la place publique. Ce qui ne va pas nous empêcher de nous moquer gentiment à travers une petite vignette humoristique hein, nous aussi il faut qu'on fasse le job. ![]() Et ton maillot aussi, tu vas marcher dessus et oublier de shooter dedans ???
Le palmarès des lecteurs Benoît Trémoulinas remporte haut la main le titre d'homme du match pour la rencontre Bordeaux-Lille. La montée en puissance du jeune latéral bordelais se voit donc confirmée par l'oeil acéré de nos lecteurs. Le fossoyeur est, une fois n'est pas coutume, notre goleador argentin Fernando Cavenaghi qui paye son cruel manque de réussite.
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