Sala : "Bon OK les gars, l'important c'est de ne pas prendre de but..."
Maurice Belay : "Ah ouais mais là on est mené 2-1 donc ce serait bien d'en planter au moins un..."
Bellion : "Ah bon ? Ah merde !"Eliminés de la Coupe de France à Lyon, les Bordelais qui ont tenu tête aux joueurs de Rémi Garde durant 90 minutes n'ont pas démérité. Pour la plupart.
Cédric Carrasso : A cru un instant avoir retrouvé la gourmette de Mickaël Madar, ce qui n'est pas un mince exploit. Lâchement abandonné par sa défense à plusieurs reprises, il a une nouvelle fois sorti un match de très grande classe.
Mariano : Timoré, il s'est visiblement adapté à la philosophie française comme le prouvent ses nombreuses passes en retrait. Placé très bas, il ne fut que rarement trouvé en mouvement par ses coéquipiers. Ses bons centres dans la surface ne trouvent toujours pas preneur, faute d'automatismes avec ses attaquants .
Carlos Henrique : Son agressivité était visiblement modérée par la température glaciale. Dommage, c'est ce que l'on attend de lui. Pas de véritables erreurs malgré cela.
Marc Planus : Auteur de tacles in extremis, comme a son habitude, il a comme le reste de la défense centrale fait un match plutôt solide. Ses relances longues oscillent entre débilité et approximation technique.
Michaël Ciani : Holy shit, il semblerait que le gars Ciani ait retrouvé de la justesse dans ses interventions ! Même lorsqu'il s'est agi de s'aligner avec Henrique pour mettre Lisandro Lopez hors-jeu, il a fait le boulot.
Benoît Trémoulinas : Est-ce le froid ou la trouille qui l'a paralysé ? Playmobil surfer a besoin d'une bonne injection de molécule de pitbull (non, pas la version toute faisandée colombienne) pour retrouver de l'agressivité dans sa défense. Hein ? Comment ça ? Dans sa carrière, il a toujours laissé cinq mètres entre lui et l'attaquant adverse ?
Gregory Sertic : Placé très bas, en sentinelle (pour Blanc, on ne parle pas encore bien le Gillot), il a essayé de combler les nombreuses brêches et l'a fait plutôt bien, même si les déplacement de Yoann Gourcuff lui ont posé beaucoup de problèmes. Un peu de passivité sur les nombreuses frappes lointaines des joueurs lyonnais. Mais il a fait preuve d'une teignosité appréciable. Et puis il n'est pas très chalant, et ça c'est la classe. La prononciation de son nom a occupé les commentateurs, et ça, c'est la dèche (ou la deck, si on le prononce à la française).
Jaroslav Plasil : S'il s'est un peu plus montré que d'habitude, notamment en première période, il faut bien reconnaître qu'il semble au bout du rouleau, le Jaro. Et ce n'est pas sa sortie à la 80ème minute contre Toulouse qui pouvait lui permettre d'en tenir 120 contre Lyon.
Ludovic Obraniak : A essayé de fluidifier le jeu en jouant très rapidement sur les attaquants axiaux et en accélérant les contres en première période. Rouge comme une écrevisse au bout de quelques minutes, il est comme son capitaine intéressant par sa technique mais peu apte a relever le défi physique qu'impose le poste de milieu axial dans le système proposé.
Jussiê : Incroyable de sang-froid sur son but, un peu à l'image de celui marqué contre Toulouse, il n'a pas réussi à peser beaucoup plus sur la première période et il passera la deuxième à fermer le couloir gauche sinistré par la performance de Benoît Tremoulinas.
Yoan Gouffran : Un gars sympa, puisqu'il a tenu à rassurer Hugo Lloris sur ses compétences de gardien en lui faisant une toute gentille passe du gauche. Il faut dire que le gardien lyonnais était tout chafouin d'avoir encaissé un but de Jussiê. A fini le match épuisé, au point de rester immobile à 40 mètres des buts adverses. C'est dommage, c'est à ce moment que ses coéquipiers l'ont le plus cherché et trouvé. Pris en délit de fuite par la police, coupable d'une bavure pour le coup, mais la police des polices a jugé que ce n'était pas très grave, tous des pourris.
David Bellion : Un appel croisé dans le dos de Gouffran totalement inutile, une présence dans la surface énigmatique, bel apport.
Nicolas Maurice-Belay : A retrouvé son poste habituel dans un couloir désespérément vide depuis le début de la rencontre, mais n'a pas eut le temps d'influer sur le résultat.
Emiliano Sala : A pressé en quelques minutes plus que toute l'équipe en deuxième période tout en ratant tout ce qu'il était possible de rater quand il avait le ballon.

