Le doux parfum de la Champions League |
|
Écrit par Rédaction Chez Les Girondins
|
|
12-09-2006 |
|
On y
est. Finis les classicos PSG-O* à la mords-moi-le-noeud, finies les jérémiades sur les tirages de maillots et autres joyeusetés qui
rythment le quotidien un peu sordide de la L1. Cette fois, on passe aux choses sérieuses. On (re-)joue dans la cour des grands. Plus de 6 ans
après les dernières sorties bordelaises dans cette compétition, enfin, on y retourne, l'estomac serré, mais le coeur rempli d'espoir de bien
figurer dans la plus prestigieuse des compétitions européennes, celle qui rapporte le gros pognon et fait gémir la palette de Philippe Doucet.
Et ça s'annonce dur comme ma... euh non, enfin, dur tout court quoi, autant le dire. Un groupe équilibré, pas le plus facile à pronostiquer,
car aucune équipe sur les quatre ne semble au top en ce début de saison. Bordeaux alterne le bon et le moins bon voire le franchement mauvais,
Liverpool semble peiner à concrétiser son bon départ et s'est fait humilier dans le derby de la Mersey par Everton (3-0), le PSV a perdu
beaucoup de joueurs à l'intersaison et Galatasaray fait du surplace dans le championnat turc.
Galatasaray, tiens, parlons en, puisque
les Girondins vont rencontrer cette équipe ce soir, dans un match qui sent la poudre. 3 défenseurs en moins, Hakan Sukur le vétéran dans les
tribunes, Gerets l'entraineur stambouliote connait quelques problèmes pour composer son équipe, d'autant que la recrue japonaise Inamoto est
à court de compétition. Pas très fair play de se réjouir, mais on ne va pas pleurer non plus, car les Girondins ne se présentent pas forcément
dans des dispositions plus réjouissantes, jugez plutôt : Mavuba suspendu pour un rouge pris contre Valence il y a 3 ans (!), Fernando toujours
le bras en écharpe, Smicer prépare sa rentrée pour 2007... le milieu de terrain aura encore une allure expérimentale ce soir au stade Atatürk à
Istanbul.
On connait la faculté des clubs turcs à imprimer un rythme de folie pour déstabiliser l'adversaire, et un résultat obtenu la-bas
passera sans doute par une solidité mentale à toute épreuve dans les 20 premières minutes, sans trop reculer. Ensuite... il faudra jouer les
coups à fond pour essayer d'en planter un en contre, faire un holp up et se barrer en courant avant de finir dans une prison turque à la
Midnight Express. Mais trêve de considérations technico-tactiques qui risqueraient de vous embrouiller le cerveau, c'est le moment de
se réveiller, la saison commence enfin, les heures vont s'égrener lentement jusqu'à ce soir, la tension va monter, vos Sloggis vont se tendre
d'une manière indécente jusqu'à ce que l'hymne de la Champions League retentisse à l'apparition des équipes sur le terrain...
TATIIIIIIIIIIIIIIIINNNNNNN !!!
On y est, et c'est beau. |
|
|