Bordeaux - Lille : après match |
| Coupes | |
| Écrit par Girondinman | |
| 21-03-2008 | |
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Soirée exceptionnelle mercredi dernier, avec ce match de Coupe de France suivi en tribune présidentielle par nos deux envoyés spéciaux.
Arrivés au stade, on fait péter les invits comme les 4000 autres spectateurs qui étaient en présidentielle/face/loge et on a une petite pensée pour ceux qui ont payé (à peine plus nombreux). Premier enseignement de la soirée, les sièges bleus sont à chier. Il y a un dossier avec un espèce d'angle complètement insupportable pour quelqu'un qui fait plus de 1m 20. Rapidement les remplaçants qui effectuent un petit toro sont repérés. Vision d'horreur, Marange n'y est pas. Jurietti y est. Un coup d'oeil aux autres joueurs éparpillés sur le terrain confirme la bonne surprise de la soirée, Jemmali arrière droit, Marange arrière gauche, on va voir des buts (la suite ne suivra pas, bien évidemment). Le reste est attendu et prévu, Micoud, Alonso, Dieu Argentin, Mar1, Dieu Brésilien, tout y est.
Côté lillois on repère Mavuba (ou Makoun en fait, de loin on n'a pas su sur le coup), le régional de l'étape est bel et bien présent. Plus près de nous, nous sommes persuadés d'assister à l'échauffement de Patrick Kluivert, ce qui nous remplit de joie étant donné le passé sloggistique de l'ex-buteur batave. Que nenni, le speaker nous collera un raffut en nous annonçant qu'il s'agit en fait de Cris Makiese, qui sera titularisé en pointe par Puel. Le gars est aussi connu sur les terrains de L1 que Guy Carlier dans un restaurant végétarien, et pour cause (et là, une sacrée suite suivra, ou pas).
Toujours rayon échauffement, une fois le toro fini les remplaçants enverront quelques ogives vers les buts gardés par Valverde. Et qui en a mis le plus au fond ? Je vous le donne dans le mille, ce fut Pierre Ducasse qui enchaîna les lucarnes pendant que Bellion enchaîna les frappes à ras de terre manquées qui frôlèrent le poteau. A noter que sur l'ensemble des frappes, le mec au 3ème rang du Virage Sud, place 114, a capté plus de balles que Valverde. Pendant ce temps là, Obertan s'en fout, et tente de dribbler 4 brins de pelouse consécutivement avec un certain succès.
Normalement, c'est à ce moment-là que ceux qui n'ont pas vu le match se disent : « mais pourquoi est-ce qu'ils nous font un résumé de l'échauffement ces cons-là ? ». Ceux qui ont vu le match ont la réponse : parce qu'on s'est fait chier.
Quelques 'necdotes en vrac : Jemmali a arrêté de courir à la 23ème minute, Marange, arrière gauche gaucher fait ses conduites de balle du pied droit (il conduit une Lada, c'est pour l'accélérateur), Micoud a enfin trouvé la parade à ceux qui le critiquent pour ne pas sauter sur les ballons aériens : il saute avant, et fait sa tête au moment de retomber, comme ça ni vu ni connu. Je vous parlerais bien de l'animation offensive, mais dans le merveilleux monde de Claude Puel version 2007-2008 « Michel Pavon m'a tout appris, je lis le 0-0 pour les nuls tous les soirs », on s'en fout de l'animation. L'essentiel c'est les 3 points. Manque de bol, on est en coupe, donc l'essentiel ça sera la grinta, la gnac, et avant tout la magie de la coupe de France (© Delperier). Un petit mot sur l'attaque lilloise, composée du fantasque et virevoltant Pierre Alain Frau, du massif Makiese, et du feu follet Fauvergue. Extraordinaire. Fauvergue a pris un beau coup de boost au trophée du faisan d'or 2008. Makiese, s'il était petit et vert comme la pelouse on ne l'aurait pas vu. Frau nous a fait une spéciale dédicace Meriem ascendant Jussié, dans son meilleur rôle de Ghostbuster. Rien qu'un Kevin Mirallas, un Marama Vahirua ou autre David Gigliotti aurait pu nous coller un hat-trick ce soir. Merci Cloclo.
Kevin Mirallas tiens, en parlant de lui, on l'a croisé à la mi-temps en train de s'acheter un sandwich au poulet. En bons fans de sa coiffure, on a fait pareil. Il faut savoir se sacrifier pour arriver à ce genre de conclusion : n'achetez pas de sandwich au poulet au stade. Bref, on s'en fout, et la seconde période reprend, sans Alejandro Alonso, le seul qui était capable de faire un truc surprenant (rater une passe, rater un contrôle, tenter un drible, le réussir). C'est beau un stade qui ronfle. Lolo s'en rend bien compte entre deux touillettes, et sort Micoud pour placer Chamakh numéro 10 dans sa team. Les nostalgiques du match retour face à Anderlecht, immédiatement pris d'émotion, versent une larme. Bon, en fait cela sera le début d'un beau foutoir devant, entre les appels, les décrochages, c'est pire qu'un standard France Télécom.
Mais il y a de l'envie dans ce match, de l'engagement, et nous, on aime pas que le foot, on aime ça aussi (pas trop souvent quand même), et quand on aime, ben on compte pas. « Garçon vous me remettez une p'tite demie heure ? ». Comme souvent dernièrement, un coup de pied arrêté nous a sauvé. C'est après le second but qu'intervient le moment le plus passionnant de la rencontre, le débat à propos de la 1ere réalisation girondine suite à une touche : « La touche est-elle considérée comme un coup de pied arrêté ? ». Débat qui tiendra jusqu'à la fin du match, jusqu'au coup de sifflet de l'arbitre qui nous délivrera du froid hivernal de Chaban.
Y a pas à dire, la coupe de France c'est magique. |
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