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Bordeaux-Kiev (1-0) - La révélation Poundjé

BBDUgXaCcAIrEr3Impeccables de solidarité, de combativité et d'abnégation, les Girondins ont livré la partie idéale pour décrocher la qualification, au point de dégoûter les attaquants du Dynamo Kiev. Titularisé au poste d'arrière gauche, le jeune Maxime Poundjé a particulièrement brillé.


Cédric Carrasso :
Une sénérité qui rassure toute une équipe. S'il n'encaissait pas de buts, il qualifiait son équipe. Mission parfaitement accomplie.

Maxime Poundjé : Hier soir, Maxime Poundjé avait une bitch. Et elle s'appelait Andriy Yarmolenko. Le défenseur de 20 ans a compensé son inexpérience en faisant preuve d'un engagement sans faille et d'une très grande explosivité, que ce soit sur le plan offensif ou défensif. Ses incursions sur le côté gauche, transperçant la défense adverse, sonnent comme de très belles promesses pour l'avenir dans un club qui s'est fait une tradition de posséder un latéral gauche à vocation offensive. Sa défense, toute en puissance et en réactivité paraît elle nouvelle. Par deux fois, il s'est trouvé totalement dépassé par son adversaire direct qui, d'un geste technique mettait le jeune bordelais à terre. Qu'à cela ne tienne, Maxime Poundjé était déjà debout et revenu défendre au moment où l'attaquant pensait pouvoir exploiter la faille. Une envie et des capacités athlétiques qui accouchent d'une explosivité. Sur la durée, il faudra compenser ce premier paramètre par du travail, mais Maxime Poundjé a fait de belles promesses hier soir. D'ailleurs, Francis Gillot ne s'y est pas trompé : là où il avait pour habitude de sortir l'arrière-gauche pour replacer Benoît Trémoulinas à son poste de prédilection, il a préféré sortir le Réunionnais.

 

 

 


Florian Marange : Le Médocain a galéré face aux assauts répétés des Ukrainiens. Souvent battu, il a pu compter sur ses partenaires pour rattraper ses manquements.

Marc Planus : Le #27 des Girondins a sorti son plus gros match de la saison. Si la comparaison avec son compère de la défense centrale est flatteuse, il a sorti un très, très grosse performance. Intraitable dans les duels, toujours bien placé, il a parfaitement contenu les coups de boutoirs infligés par les joueurs d'Oleg Blokhine. Costaud.

Julien Faubert : Comme au match aller, Julien Faubert a attendu 60 à 70 minutes avant de trouver son rythme. Sa bonne fin de partie ne fait tout de même pas oublier ses errements initiaux, notamment lorsqu'il a décidé d'arrêter sa course, laissant son adversaire prendre la balle et effectuer un centre très dangereux.

André Biyogo Poko : Il a annoncé la couleur dès sa première intervention, le jeu du milieu de terrain devait être très physique, finalement très coupe-d'européen. Sur tous les fronts, infatigable, prenant même le risque de cumuler les cartons jaunes (et on sait qu'on se limite à deux dans ce sport), André Biyogo Poko a rempli l'intégralité de ses tâches défensives.

Gregory Sertic : Un match tout dans la besogne. Au four et au moulin, Greg Sertic a passé son temps a colmater les brèches, géner les transmissions adverses et prêter main-forte à sa défense. Précieux.

Benoît Trémoulinas : Peu à l'aise lorsqu'il est aligné au milieu de terrain, le Réunionnais s'est attaché à contenir le côté droit adverse, présenté comme le point fort des Ukrainiens. Une tactique payante. Incertain avant la rencontre, il a cédé sa place à Nicolas Maurice-Belay qui fini le boulot en fin de match.

Henri Saivet : Très impliqué en défense, il a souvent permis à l'équipe de dégager le ballon dans les situations de danger. Un vrai match de besogneux pour le talentueux Henri Saivet, ce qui lui a coûté l'énergie qu'il peut habituellement mettre en attaque.

 

 

 


Ludovic Obraniak : Son pressing fou sur la défense centrale ukrainienne a pourri la construction adverse. Cramé, il a laissé sa place à Jaroslav Plasil qui a poursuivi son entreprise de destruction.

Cheick Diabaté : « Diabaté, quand tu le vois courir, tu te dis qu'il va finir dans une barquette de lasagnes », signalait un de nos formidables forumeurs durant la rencontre. Le facteur X des Girondins a su tenir le ballon, seul sur le front de l'attaque et presser le défenseur central laissé peinard par LudObraniak. Une performance, quand on sait qu'il n'est pas vraiment un joueur de tête et encore moins un joueur de profondeur mais qu'il devait se débrouiller seul avec le ballon au milieu de six Ukrainiens. Un ballon qui lui arrivait soit en l'air, soit dans la profondeur... Cerise sur le gâteau, il marque le but de la victoire qui, sans changer grand chose au résultat, a dû peser lourd dans les jambes des joueurs de Kiev à mesure que la fin du match approchait.

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